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Elections municipales dans notre région : garder Arles à gauche

Posté par jacques LAUPIES le 16 mars 2020

Tarascon, comme nous l’avons souligné hier, sera soumise à  un affrontement des droites dont on ne connait pas encore les données précises (duel probable) ! Par contre Arles devrait donner lieu à un affrontement  triangulaire entre gauche d’une part avec Nicolas Koukas et droites  avec Cyril Juglaret et le parachuté Patrick De Carolis (camouflé en sans étiquette) les uns et les autres pouvant recevoir des soutiens. Nicolas Koukas étant en bonne position s’il réussit à rassembler  et conforter une gauche présente par ailleurs dans d’autres listes.

 

Le report de l’élection nous permettra d’analyser plus finement ce deuxième tour qui doit permettre à Arles de rester à gauche…

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Elections municipales dans notre région : garder Arles à gauche dans POLITIQUE

 
Lundi, 16 Mars, 2020

MUNICIPALES : UN PREMIER TOUR TRÈS POSITIF POUR LES COMMUNISTES

Les maires PCF de Montreuil, Gennevilliers, Dieppe, Martigues, Vierzon, Montataire, Saint-Amand-les-Eaux et Tarnos ont, notamment, été réélus dès hier.

 

L’issue du scrutin a été bonne pour les candidats du PCF. Nicolas Langlois a été réélu maire de Dieppe dès le premier tour (61,41 %), et Joachim Moyse s’impose (78,94 %) à Saint-Étienne-du-Rouvray. Toujours en Seine-Maritime, le PCF l’emporte à Gonfreville-l’Orcher et au Tréport (73 %). Au Havre, le député Jean-Paul Lecoq (35,87 %) se qualifie pour un second tour qui s’annonce serré face au premier ministre, Édouard Philippe (43,59 %). « Les premiers retours sont très positifs. Ils confortent pour l’instant les maires communistes. Ces résultats montrent à quel point les populations comptent sur ces élus pour les défendre, y compris dans un contexte bouleversé par l’épidémie de coronavirus », mesure Pierre Lacaze, chargé des élections au PCF.

Gaby Charroux a été élu, lui aussi, dès le premier tour à Martigues (60,93 %). Dans les Bouches-du-Rhône, Laurent Belsola s’impose à Port-de-Bouc (53,58 %), et les communistes sont largement réélus au Rove et à Ensuès-la-Redonne. « Il faudra par contre un second tour à Arles, où Patrick de Carolis (26,41 %) est devant la liste PCF (21,16 %) », pointe Pierre Lacaze. Tout comme à Aubagne, où le PCF (24,11 %) arrive en tête de la gauche dans une ville perdue en 2014. Ou encore à Gardanne, où la liste PCF fait la course en tête avec 23,78 % des suffrages malgré les divisions locales.

Le communiste Nicolas Sansu est élu au premier tour à Vierzon (Cher) avec 50,18 %, tout comme Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes) avec 68,64 %, Jean-Pierre Bosino à Montataire (Oise) avec 55,32 %, Christophe Faverjon à Unieux (Loire) avec 60,7 %. Dans la banlieue rouge de Grenoble, David Queiros passe au premier tour à Saint-Martin-d’Hères (53,64 %) mais Renzo Sulli (30,36 %) ira au second tour à Échirolles contre le RN conduit par Alexis Jolly (19,82 %). « Le PCF résiste bien au RN dans le Nord et le Pas-de-Calais », apprécie Pierre Lacaze, avec la réélection dès le premier tour de Jean-Jacques Candelier (72,75 %) à Bruille-lez-Marchiennes et un succès à Lewarde pour Denis Michalak (70,17 %). Toujours dans le Nord, Alain Bocquet est élu à Saint-Amand-les-Eaux (50,96 %). Dans le Pas-de-Calais, le PCF l’emporte à Avion. Et aussi à Méricourt avec Bernard Baude (68 %), dans une ville que l’extrême droite ciblait officiellement. Valérie Cuvillier s’impose au Rouvroy (73,15 %). Dans le Loiret, les communistes sont réélus à Saran (65,13 %) et Chalette-sur-Loing (54,36 %), et la maire Michèle Picard (28,37 %) se qualifie pour le second tour à Vénissieux (Rhône).

En Île-de-France, enfin, les quatre villes communistes des Hauts-de-Seine le restent, avec des victoires pour Patrice Leclerc à Gennevilliers (58,40 %), Patrick Jarry à Nanterre (51,91 %), Jacqueline Belhomme à Malakoff (64,16 %), et Marie-Hélène Amiable à Bagneux (60,74 %). Dans le Val-de-Marne, seul département à direction communiste, le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, obtient 48,65 % devant la coalition EELV-PS-FI à 22,10 % et Jean-Claude Kennedy 46 % à Vitry-sur-Seine (51 %). Et Patrick Douet (77,27 %) s’impose à Bonneuil-sur-Marne. En revanche, la droite (39,76 %) arrive en tête à Champigny-sur-Marne.

Dans les deux villes PCF de plus 100 000 habitants, situées en Seine-Saint-Denis, les communistes l’emportent dès le premier tour à Montreuil (51,34 %), quand le second sera déterminant à Saint-Denis où le maire sortant Laurent Russier (24 %) est derrière le PS (35,31 %) et devant la FI (18,04 %). La droite est, par contre, en tête à Aubervilliers, avec 25,69 %. À Bagnolet, la liste PS (30,78 %) est devant la liste PCF-FI (22,17 %). À Stains, le maire PCF Azzedine Taïbi a été élu au premier tour (57,88 %). Les communistes peuvent nourrir des espoirs de reconquête à Bobigny (37,65 %), Saint-Ouen (la liste conduite par Denis Vemclefs emporte 18,78 % des suffrages exprimés, derrière la droite, 25,65 %, et les socialistes, 24,34 %), Romainville (26,11 % pour la liste conduite par Vincent Pruvost) et Noisy-le-Sec, où Olivier Sarrabeyrouse sort en tête du scrutin (32,85 %). Ils s’imposent à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où la maire sortante, Charlotte Blandiot-Faride est réélue (59,07 %).

Aurélien Soucheyre
 dans POLITIQUE
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A Tarascon le Maire sortant placé en tête au premier tour profite d’une division des autres droites.

Posté par jacques LAUPIES le 15 mars 2020

 

 

DSC_0802-photo 19 février à 2h20

A Tarascon le Maire sortant placé en tête  au premier tour profite d’une division des autres droites. Abstentions votes blancs ou nuls totalisent 52 % des suffrages. Comme ils savent le faire les réformistes de droite ont minimisé l’extrémisme de droite du RN pour le faire porter par la principale opposante, au Maire sortant, dont les soutiens viennent de la même famille politique. Le parachuté du RN se trouve donc crédité de 20 % des suffrages exprimés !

Le Maire sortant Lucien Limousin qui, de son côté, a pu bénéficier d’appuis souterrains du centre gauche et d’une partie la gauche réformiste,  se trouve donc en danger car la candidate Valérie LAUPIES a deux options : composer avec le RN largement distancé ou miser sur un ralliement de l’ensemble droite – extrême et droite conservatrice  (c’est un pléonasme) sans concession.

Une situation qui ne modifie en rien notre position de nous tenir à l’écart de cette élection  laquelle – duel ou triangulaire – ne porte en rien les intérêts d’une population marquée par des années de politique libérale et social libérale et que tente de récupérer les droites ici en présence !

Encore un mot : la tenue du deuxième tour risque d’être reportée. Pour les communistes l’avis des scientifiques est nécessaire et ce sont ces derniers qui doivent, DANS L’INTERET DE LA POPULATION, être entendus

Résultats du 1er tour des municipales 2020

  • Taux de participation : 47,57%
  • Votes nuls : 2,42%
  • Votes blancs : 2,06%
Lucien LIMOUSIN (Div. D.)
ENSEMBLE, PROTEGEONS, DEFENDONS, VALORISONS TARASCON 44,67% (1 781 voix)

Valérie LAUPIES (Ext. D.)
LE BON SENS POUR TARASCON 35,77% (1 426 voix)

Jean-Guillaume REMISE (RN)
RASSEMBLEMENT POUR TARASCON 19,56% (780 voix)

 

 

 

 

 

Nicolas Langlois (au centre), maire de Dieppe, à la rencontre des habitants durant la campagne. Jérôme Lallier

Nicolas Langlois (au centre), maire de Dieppe, à la rencontre des habitants durant la campagne. Jérôme Lallier
Lundi, 16 Mars, 2020

PCF. LES COMMUNISTES MOBILISÉS AU PREMIER TOUR

Les maires de Dieppe (Seine-Maritime) et de Tarnos (Landes) réélus dès hier. Au Havre, Jean-Paul Lecoq est parti pour imposer un 2nd tour à Édouard Philippe.

 

Au moment où nous écrivions ces lignes, les maires PCF sortants semblaient bien placés en Seine-Maritime, notamment à Saint-Étienne-du-Rouvray. Nicolas Langlois a même été réélu au premier tour à Dieppe. Tout comme Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes). Les résultats semblaient positifs dans les quatre villes rouges des Hauts-de-Seine, à savoir Bagneux, Gennevilliers, Malakoff et Nanterre. Les communistes pouvaient aussi espérer des reconquêtes, notamment en Seine-Saint-Denis à Saint-Ouen, Bobigny, Le Blanc-Mesnil, Bagnolet et même Romainville et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Dans l’Isère, les résultats s’annonçaient serrés dans la banlieue rouge de Grenoble, surtout à Fontaine, mais moins à Saint-Martin-d’Hères et Échirolles.

Les scores non définitifs étaient aussi favorables à Vénissieux (Rhône), Montataire (Oise), Saint-Amand-les-Eaux (Nord), Grigny (Essonne) et dans le Bassin mosellan à Algrange, Serémange-Erzange et Talange. Idem à Martigues, alors que dans les Bouches-du-Rhône la commune de Gardanne est menacée par les divisions. À Arles, le PCF était donné à 20 % à 19 heures, derrière Patrick de Carolis à 24 %. Dans le Val-de-Marne, seul département à direction communiste, les relevés étaient encourageants dans plusieurs communes, dont Champigny-sur-Marne et Villejuif, perdue en 2014. D’autres villes sont menacées, dont Ivry-sur-Seine, où EELV, PS et FI se sont unis contre le maire PCF sortant. Les communistes font également partie de nombreuses listes de rassemblement à gauche sans en avoir la tête. Ils peuvent espérer l’emporter avec leurs partenaires à Strasbourg, Rouen et Besançon, notamment.

Reste enfin Le Havre (170 000 habitants), où le député communiste Jean-Paul Lecoq était en passe de contraindre le premier ministre Édouard Philippe à un second tour. Juste à côté, le PCF est sûr de s’imposer à Gonfreville-l’Orcher. Tout comme à Avion (Pas-de-Calais). Deux villes où une seule liste était en lice.

Avec 651 maires PCF en France, près de 2 870 705 citoyens de notre pays vivent dans une ville gérée par les communistes, sans oublier ceux défendus par un total de 7 000 élus locaux qui participent parfois à des majorités variées. Depuis cent ans, ces édiles portent des mesures phares du communisme municipal, qui ont depuis été reprises dans tous le pays : centres de santé municipaux, soutien massif au logement social, accès garanti au sport et à la culture pour tous, développement des colonies de vacances, défense acharnée des services publics… « Les questions gérées à l’échelle municipale concernent le quotidien des citoyens. Nous œuvrons à bâtir des politiques de justice sociale et écologique qui sont le contrepoids des réformes que le gouvernement mène contre les plus modestes », mesure Ian Brossat, président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr).

Depuis quelque temps, les maires PCF favorisent également le passage au bio dans les cantines, à des tarifs très accessibles, et sont très nombreux, cette année, à se mobiliser pour que les transports en commun deviennent gratuits. Cette question a été particulièrement portée lors de la campagne des municipales de 2020. En tout, le PCF présente cette année 362 candidats communistes ou apparentés en tête de liste. C’est le cas dans les deux communes de plus de 100 000 habitants qu’il dirige : Saint-Denis et Montreuil, avec davantage d’inquiétudes au second tour pour la première. C’est aussi le cas dans les 20 communes de plus de 30 000 habitants, les 30 communes de plus de 20 000 habitants et les 60 communes de plus de 10 000 habitants dirigées par des communistes dans le pays.

Aurélien Soucheyre
A Tarascon le Maire sortant placé en tête  au premier tour profite d'une division des autres droites. dans POLITIQUE
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D’évidence une bonne part de la population ne mesure pas trop les risques de contamination du virus ! On se fait la bise, on se serre la main, parfois même on en rigole ! Certes 91 morts et quelques milliers de contaminés cela parait bien peu pour une population de 60 millions d’habitant vu sous cet angle ! Il en va autrement quand se pose la question des soins avec la capacité d’accueil en réanimation et soins intensifs. A plus forte raison quand on a à faire face à des besoins de traitement courants souvent étalés dans le temps plus qu’il ne faudrait. Il faut également penser à tous ceux qui parfois dans des conditions difficiles doivent prodiguer les soins ? Alors de grâce prenons l’affaire au sérieux et respectoons les règles élémentaires que nous recommandent non seulement les politiques mais surtout les scientifiques et le corps médical…

Posté par jacques LAUPIES le 15 mars 2020

 

 

AFP

AFP
Samedi, 14 Mars, 2020

CORONAVIRUS : UNE FRANCE AU STADE 3

24 heures seulement après l’allocution présidentielle, le gouvernement se voit contraint de durcir le dispositif contre l’épidémie de coronavirus. Fermeture dès minuit samedi et « jusqu’à nouvel ordre » de tous les « lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays ».

 

Restaurants, bars, discothèques, cinémas sont appelés à fermer leurs portes. Les commerces sont aussi touchés, à l’exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac ou encore stations-essence, a précisé le premier ministre. Une situation comparable à celle que connaît l’Italie depuis cinq jours, face à l’avancée de l’épidémie. La soudaineté de la communication gouvernementale, donnant aux commerces concernés quelques heures pour s’y confirmer, tandis qu’Emmanuel Macron 24 heures plus tôt avait principalement annoncé la fermeture, lundi, de tous les établissements scolaires ainsi que les crèches, témoigne d’une prise de conscience désormais au plus haut niveau, teintée d’improvisation. Fin janvier, celle qui était ministre de la Santé encore,  Agnès Buzyn, se faisait rassurante quand à la possibilité de l’introduction de l’épidémie en France. Désormais, l’exécutif se cale sur les mesures drastiques déjà prises en Italie ou en Espagne.

En revanche, le premier tour des élections municipales se déroulera dimanche « comme prévu », à condition de « respecter strictement les consignes de distanciation et de priorisation des personnes âgées et fragiles », a ajouté Edouard Philippe, en demandant « calme » et « civisme » aux Français. Appelant les Français à « plus de discipline » face à la pandémie de coronavirus, le gouvernement exhorte les Français à limiter « leurs déplacements et en particulier à éviter les déplacements inter-urbains », même si « les transports urbains continueront de fonctionner ». « Ce que nous devons faire en ce moment, c’est tout simplement d’éviter au maximum de se rassembler, limiter les réunions amicales et familiales, n’utiliser les transports en commun que pour aller au travail et seulement si la présence physique au travail est indispensable, ne sortir de chez soi que pour faire ses courses essentielles, faire un peu d’exercice ou voter », a-t-il égrené.

Edouard Philippe a notamment déploré avoir « vu trop de gens dans les cafés, les restaurants ». « Cela me réjouirait en temps normal, mais pour quelques semaines ce n’est pas ce que nous devons faire », a-t-il renchéri, notant que « les premières mesures prises de limitation des rassemblements étaient imparfaitement appliquées ».

Samedi, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a annoncé que 830 nouveaux cas de patients infectés par le nouveau coronavirus avaient été détectés en France, pour un total de 4.500 depuis le début de l’épidémie qui a fait pour l’heure 91 morts dans le pays.

Dans ce contexte, la France est passée samedi au « stade 3″ de l’épidémie, signifiant que le virus circule désormais sur tout le territoire. En respectant les règles, « vous vous aidez vous-mêmes et vous les aidez en évitant qu’ils ne soient submergés par l’accueil des soins sévères », a insisté le premier ministre

D'évidence une bonne part de la population ne mesure pas trop les risques de contamination du virus ! On se fait la bise, on se serre la main, parfois même on en rigole ! Certes 91 morts et quelques milliers de contaminés cela parait bien peu pour une population de 60 millions d'habitant vu sous cet angle ! Il en va autrement quand se pose la question des soins avec la capacité d'accueil en réanimation et soins intensifs. A plus forte raison quand on a à faire face à des besoins de traitement courants souvent étalés dans le temps plus qu'il ne faudrait. Il faut également penser à tous ceux qui parfois dans des conditions difficiles doivent prodiguer les soins ? Alors de grâce prenons l'affaire au sérieux et respectoons les règles élémentaires que nous recommandent non seulement les politiques mais surtout les scientifiques et le corps médical... dans POLITIQUE
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Les actes suivront-ils les mots ? Comme je l’indiquais hier : nous verrons bien ! En tout cas il y a urgence…

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2020

 

 

 

Les actes suivront-ils les mots ? Comme je l'indiquais hier : nous verrons bien ! En tout cas il y a urgence... dans POLITIQUE
Vendredi, 13 Mars, 2020

DES « DÉCISIONS DE RUPTURE » ? CHICHE ! PAR PATRICK LE HYARIC

 
Le ton était grave et solennel. Au diapason d’une situation sanitaire inédite qui menace de se transformer en catastrophe. Le président n’a lésiné sur aucun argument pour incarner l’unité nationale qu’il a pourtant tant abîmé durant ses trois années de mandat. Celle-ci est pourtant souhaitable, indispensable même pour affronter l’épidémie et la juguler par des actions coordonnées. Nos institutions, quoi qu’on en pense, prêtent aux Président ce rôle de clef de voûte qu’il lui revient donc d’incarner. 
 
 
 
Les mesures annoncées pour contenir la propagation du virus sont d’une ampleur inédite et, de l’avis de très nombreux médecins et scientifiques, justifiées. La fermeture des établissements scolaires va astreindre plus de 12 millions d’enfants à domicile. Sans compter les enfants accueillis dans des structures collectives dédiés à la petite enfance que les grands parents, que l’on sait particulièrement vulnérables au virus, ne pourront prendre en charge. Et il n’est pas impossible, dans les jours et semaines qui viennent, qu’une situation à l’italienne nous soit imposée, avec confinement maximal et arrêt de l’activité, des transports et des commerces. Un chamboulement immense de la vie quotidienne se profile donc, avec des conséquences en cascade sur la vie économique, familiale, sociale. 
Le virus est un phénomène global qui n’épargne aucun segment du monde social. Cette situation d’apesanteur va inévitablement redéfinir bon nombre d’idées reçues et de comportements. Les discussions vont déjà bon train à tous les étages de la société pour s’organiser, s’entre-aider, sans qu’une parole présidentielle ne nous y engage. L’astreinte à domicile et la rupture instituée dans la vie quotidienne vont inciter les citoyens à vivre différemment, à discuter et chercher à comprendre les tenants et aboutissants d’un moment extraordinaire, à comprendre les ressorts d’une débâcle économique terrifiante pour tant de travailleurs.  C’est à l’instinct de survie et d’entraide, qui n’est autre qu’une forme d’intelligence collective (non, l’Homme n’est pas qu’un loup pour l’Homme !), que s’en remettent pour l’heure, lucidement et sereinement, des millions d’êtres humains, en France et dans le monde. 
Nous avons pour notre part des atouts considérables pour faire face au phénomène et faire vivre la solidarité. A commencer par une structure sociale assise sur des services publics, et plus largement, un secteur public que M. Macron s’évertue, avec ses prédécesseurs, à vouloir détruire pour satisfaire aux oukases du Dieu Marché. 
Il est cocasse que le Président lance, des trémolos dans la voix, des hommages à notre service public de la santé quand son gouvernement s’est évertué à détruire l’hôpital public et la médicine ambulatoire, transcrivant dans son fonctionnement les pires tares de management néolibéral. Ainsi an va-t-il de cette absurdité proférée par Mme Buzin comme ligne directrice pour l’hôpital, du « bed managment » : horrible anglicisme digne de la « Start-up Nation » pour désigner un rationnement des lits d’hôpitaux reposant sur le principe absurde du « zéro lit libre » qui consiste à appliquer au secteur public de la santé les flux tendus à l’extrême des marchés de capitaux, de matières premières et de marchandises – le fameux zéro stock lui aussi mis en accusation. Tout cela dans l’objectif d’une réduction de la dépense publique exigée par les institutions du capital et leurs relais politiques. La crainte d’un débordement des structures d’accueil épuisées par les saignées successives dans l’hôpital public a donc poussé le gouvernement à définir une stratégie pour lisser l’épidémie dans le temps. Il semble que celle-ci soit de nature à permettre aux professionnels de santé de faire valoir plus sereinement leur engagement indéfectible au service de malades. 
M. Macron aurait-il soudainement découvert la vertu des services publics ? Ceux dont M. Sarkozy saluait avec la même vigueur le rôle d’amortisseur en 2009, en pleine tempête financière, pour mieux les saigner une fois la foudre passée ? 
Nous aurons retenu et prenons à sa juste mesure les paroles prononcées hier soir. « Quoi qu’il en coûte » a insisté le Prédisent à trois reprises dans son allocation pour évoquer les mesures à prendre, lui qui évoquait il n’y a pas si longtemps l’argent public en terme de « pognon de dingue », insistant sur le fait que la satisfaction des besoins humains ne pouvaient être « open bar ». Comment juger de l’authenticité de ces paroles si ce n’est pas par actes, rapides et forts, de nature à changer le système fou qui nous mène à de telles impasses ? 
 
« Des décisions de rupture »
Le président a clôt son intervention sur des mots forts : « Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture. Je les assumerai ». Santé, production, Europe : la rupture serait donc globale, à l’image de la crise à l’œuvre. Nous ne pouvons que souscrire à cette ambition. Les partis d’opposition de gauche, le parti communiste, les syndicats n’ont pas manqué de proposition de rupture avec un système à la merci du moindre craquement d’allumette. Jusqu’ici dans l’indifférence si ce n’est le mépris du pouvoir. Seront-ils désormais entendus avec le sérieux et la sagesse que le moment réclame ? 
Il faut tout d’abord prendre des mesures drastiques pour assurer la protection des travailleurs face à la tempête économique qui vient. D’autant que les travailleurs, contrairement à 2008, se trouvent dans un état d’insécurité accru du fait des mesures prises par M  Macron lui-même, au poste de ministre de l’économie lors du précédent quinquennat et à la présidence de la République, de Loi travail aux ordonnances de destruction du code du travail. Rappelons que ces textes législatifs ont été imposés pour lier les salariés aux objectifs du capital mondialisé, réduisant à peau de chagrin les barrières qui les immunisaient des aléas du marché. Il en va de même d’une contre-réforme des retraites qui consiste à lier le niveau des pensions aux performances individuelles sur le marché de l’emploi et aux performances boursières sur les marchés de capitaux. La crise actuelle ne fait que renforcer l’exigence d’un retrait. 
Dans l’immédiat le président doit surseoir à la mise à sac de l’assurance chômage dont l‘objectif est de contraindre les privés d d’emploi à se plier aux injonctions du marché de l’emploi. Cette insécurité totale institue un risque inconsidéré pour des centaines de milliers de salariés qui plongeront dans une précarité redoublée dès les prochaines semaines. Le gouvernement a su surseoir à la privatisation d’Aéroports de Paris devant la débâcle boursière, prouvant en creux la solidité de la propriété publique. Va-t-il surseoir à la réduction des droits des chômeurs devant l’avalanche économique ?  Voilà un exemple qui permettra de juger de l’authenticité des ruptures annoncées. 
Il faut ensuite débloquer les sommes nécessaires pour soutenir l’activité des petites et moyennes entreprises frappées de plein fouet par le ralentissement spectaculaire et soudain de l’économie. Les banques qui bénéficient d’une politique généreuse de la Banque centrale européenne doivent faciliter l’accès au crédit dans des conditions tout aussi avantageuses. Quant au gouvernement, il a toute latitude pour réorienter son crédit d’impôt vers les structures les plus fragiles, à toutes les échelles de la vie économique, et produire des actes de relance budgétaire puissants. Ces mesures d’urgence doivent s’accompagner d’une « rupture » radicale dans l’organisation du crédit. Un secteur bancaire public doit impérativement voir le jour pour cesser ces courses au rendement financier qui motivent aujourd’hui l’action des plus grandes banques pour contrebalancer les effets des taux bas et négatifs peu rémunérateurs. Depuis la crise de 2008, l’économie mondiale chemine sur un fil étroit à la manière du funambule et menace de tomber à la renverse à échéance régulière et rapprochées. Toutes les mesures soit disant volontaristes n’ont été que poudre aux yeux. Elles n’ont eu pour seul effet que d’accroitre la dépendance de l’économie réelle à la finance. Il faut que cela cesse. Et ce ne sont pas des mesurettes qui le permettront. 
Ceci doit être le prélude à une toute autre organisation de la mondialisation qui ne repose plus sur des chaines de valeurs instituées par une division mondiale du travail exacerbée et quelque peu néocoloniale : les bras là bas, les cerveaux ici… La Chine ne s’y trompe d’ailleurs pas qui, si elle sait profiter à son compte des bêtises proférées et mises en œuvre par nos capitalistes, promeut avec astuce une forme de mondialisation internationaliste reposant sur la coopération. Relocaliser la production, travailler à un à redressement industriel partagé par zone géographique pour resserrer les chaines de valeur, tout en menant des projets de coopération internationaux, voilà qui devrait être une absolue priorité
L’Europe enfin – son épicentre du moins, la zone euro – peut éclater sous les coups de boutoir d’un ralentissement non maitrisé de l’activité dans des pays comme l’Italie aujourd’hui, les autres demain. Le projet défini par les traités de Maastricht et de Lisbonne s’écroule chaque jour d’avantage devant l’égoïsme de nations institué par une concurrence érigée en dogme. La Banque centrale européenne ne joue plus qu’un rôle d’assureur en dernier ressort d’un système bancaire devenu fou. C’est un tout autre projet, reposant sur la souveraineté populaire et la coopération, qui frappe à la porte. Il est temps que les peuples s’en emparent avant qu’il ne s’écroule et avec lui l’ensemble d’un système économique interdépendant.  
Le virus aura surtout mis une lumière sur un secteur de la santé en crise permanente, mis sous la coupe des politiques d’austérité. Non seulement il convient d’annuler les 30 milliards de dettes du secteur hospitalier, indument contractées, mais aussi et surtout d’engager urgemment un plan de relance à hauteur de 4 milliards, comme le réclame le collectif inter-hôpitaux, juste retour du gel des crédits sur la dernière décennie. 
Les témoignages abondent enfin des conséquences catastrophiques des crédits amputés à la recherche fondamentale ces dernières décennies, notamment au CNRS. Celui-ci s’était lancé au début des années 2000, après l’épidémie de SRAS dans un programme de recherche sur les Coronavirus. Une fois l’épidémie passée, le programme fut arrêté et les équipes dirigées autoritairement vers d’autres sujets de recherches, faute de moyens leur disait-on. 
Le pays de Pasteur s’enorgueillirait de mener en coopération avec d’autre pays, des programmes de recherche sur le temps long, financés à hauteur des besoins. On remarquera au passage que les montagnes de milliards engloutis par les GAFA au nom de la recherche, notamment en intelligence artificielle n’ont pas permis à ces derniers de manifester quelque secours que ce soit dans la séquence. Ainsi n’a-t-on aucune modélisation sérieuse de l’épidémie par ces mastodontes qui se font pourtant un plaisir d‘avaler les données, particulièrement médicales, du monde capitaliste. C’est tout le système de la recherche et son financement qui est revoir, autour d’un pole public élargi et sanctifié.  
Si le président entend réellement prendre des décisions de ruptures, nous sommes disposés à les mettre, avec d’autres, en débat. Le temps presse. Et l’Histoire nous observe. 
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En écoutant Macron j’ai un temps cru qu’il allait complètement infléchir sa politique de santé et prenait en compte la nécessité de perfectionner un système que le monde entier nous envie ! Je me suis dit un temps cet homme confronté aux réalités que met en évidence une épidémie va enfin remettre sur pied les hôpitaux et prendre en compte les insuffisances d’effectifs, les salaires trop bas, et la désertification médicale. Me suis – je trompé ? Les jours, mois et années à venir me le diront…

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2020

 

 

AFP

AFP
Jeudi, 12 Mars, 2020

COVID-19 : EMMANUEL MACRON INFLÉCHIT LA LIGNE DU GOUVERNEMENT

Face à la « plus grave crise sanitaire depuis un siècle » dans le pays, le chef de l‘État n’annonce pas formellement un « stade 3 », mais les mesures énoncées, comme la fermeture des crèches et de tous les établissements solaires, y ressemblent fort. Les élections municipales se tiendront normalement.

 

L’allocution fut en direct, comme pour se donner, jusqu’au dernier moment, le maximum de latitude – le bruit a couru d’un report des élections municipales. Le chef de l’État, prenant solennellement la parole jeudi soir, n’a pas formellement annoncé le passage du pays à un « stade 3 », mais les mesures annoncées y ressemblent pour beaucoup. Crèches et établissements scolaires fermés à partir de lundi, une mesure déjà mise en place chez plusieurs voisins européens, et jusqu’au 6 avril. Au passage, un cinglant démenti au ministre de l’Éducation qui, le matin même, assurait que la fermeture totale des écoles n’avait « jamais été envisagée ».

« L’urgence est de freiner l’épidémie, de protéger les services d’urgences et de réanimation » : Emmanuel Macron a appelé, sans rendre les mesures contraignantes, à ce que chacun « reste autant que possible au domicile », demandant aux entreprises de « permettre et intensifier » le travail à distance. Les transports publics sont également maintenus. Pas de scénario à l’italienne donc, mais pas non plus les mesures plus drastiques prises ailleurs en Europe, comme la fermeture de musées aux Pays-Bas, et l’abaissement du nombre maximal de personnes lors de rassemblements – il vient d’être abaissé à 100 personnes au Danemark, mais demeure à 1000 personnes en France.

Assurant que le gouvernement n’est pas pris au dépourvu, « durant plusieurs semaines nous avons préparé, agi », le président juge que la stratégie française a permis de retarder les cas sévères et la propagation du virus. Rendant au passage un hommage aux « héros en blouse blanche ».

Trêve hivernale prolongée, fermeture de frontières évoquée

Le chef de l’État choisit une réponse graduée sans s’interdire d’autres mesures à l’avenir, car « nous ne sommes qu’au début » d’une épidémie qui « partout en Europe s’accélère, s’intensifie ». Sans reconnaître un quelconque retard à l’allumage.

Pas de report des élections municipales dont le premier tour se tient dimanche, rien ne s’oppose à ce que les Français soient consultés, le chef de l’État rappelant les « mesures de barrières » prodiguées. La trêve hivernale (des expulsions locatives) est reportée de deux mois. Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars), s’est félicité ce ce « prolongement de la trêve hivernale, demandé par les associations (…) Immense soulagement pour les personnes qui risquaient une remise à la rue ou une expulsion. Reste à protéger les SDF de la maladie ». Pour les entreprises, un « mécanisme massif de chômage partiel » sera mis en œuvre, des reports de prélèvements sociaux des entreprises, sans que l’on sache à cette heure qui paiera l’addition. À plus moyen terme, Emmanuel Macron avance un « plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités », en assurant que « l’Europe réagira de manière massive pour protéger son économie », bien qu’il n’ait pas, avec ses partenaires européens, un quelconque début d’accord en ce sens.

Une allocution qui n’oublie pas le calendrier politique et l’échéance de dimanche, où Macron a relancé un clivage entre « progressistes » et nationalistes, au moment où les municipales peuvent montrer qu’il tend au contraire à s’effacer, au profit du clivage classique gauche-droite. Le temps est à l’union sacrée, assure-t-il, demandant au pays de « faire bloc »,  «il faut éviter le repli nationaliste, ce virus n’a pas de passeport ». L’instant d’après, le chef de l’État a évoqué la possibilité de « fermetures de frontières quand elles seront pertinentes, à l’échelle européenne », contre la propagation du virus.  En concluant la vingtaine de minutes d’allocution, avec parfois des répétitions, Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de reprendre le contrôle de services, comme l’hôpital, « qui doivent être en dehors des lois du marché ». À l’heure d’une réforme de l’hôpital qui a suscité une grève qui, la semaine prochaine, entrera dans sa seconde année, pas sûr que le message soit reçu par des professionnels de santé en voie de saturation durable.

En écoutant Macron j'ai un temps cru qu'il allait complètement infléchir sa politique de santé et prenait en compte la nécessité de perfectionner un système que le monde entier nous envie ! Je me suis dit un temps cet homme confronté aux réalités que met en évidence une épidémie va enfin remettre sur pied les hôpitaux et prendre en compte les insuffisances d'effectifs, les salaires trop bas, et la désertification médicale. Me suis - je trompé ? Les jours, mois et années à venir me le diront... dans POLITIQUE

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