Retraités cheminots : soutenez ces jeunes qui défendent ce dont vous avez hérités de vos aînés et parfois même amélioré par vos luttes

Posté par jacques LAUPIES le 6 janvier 2020

 

Samedi, à Paris, les participants étaient gonflés à bloc. À l’image d’une institutrice	: «	Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP	?	» Pierrick Villette

Samedi, à Paris, les participants étaient gonflés à bloc. À l’image d’une institutrice : « Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP ? » Pierrick Villette
 

GRÈVE. « ON NE LÂCHERA PAS, LE GOUVERNEMENT DOIT NOUS ENTENDRE ! »

Lundi, 6 Janvier, 2020

De nombreux rassemblements ont eu lieu ce week-end partout en France pour exiger la suppression de la réforme du système de pension par points. À Paris et à Lyon, les manifestants témoignent de leur détermination à tenir et à relancer le mouvement.

 

Les vacances de Noël n’auront pas eu raison de la mobilisation : un mois après le début du mouvement contre la réforme des retraites, les grévistes entendent redonner un second souffle à la lutte dès aujourd’hui, la journée d’action de jeudi en ligne de mire. Une perspective qui semble d’autant plus crédible que le soutien populaire reste fort. Un sondage Odoxa publié par le Figaro et France Info, vendredi, montre que 61 % des personnes interrogées se disent toujours favorables au mouvement et 75 % des répondants estiment que le gouvernement doit retirer son projet (29 %) ou abandonner le principe de l’âge pivot à 64 ans (46 %). Cette dernière question demeure un point de fixation pour la CFDT, dont le numéro un Laurent Berger devait s’exprimer hier soir sur France 2.

Ce week-end, encore, les initiatives n’ont pas manqué un peu partout en France. « Nos luttes ont construit nos droits. Nos résignations les détruiront. » Inscrite au feutre noir au dos de son gilet jaune, cette citation-manifeste en dit long sur sa détermination. Pierre, graphiste de 57 ans, a donné rendez-vous à un copain aux abords de gare de Lyon pour défiler ce samedi dans les rues de Paris. Pierre commence à avoir une certaine habitude de l’exercice : il a participé à toutes les marches de gilets jaunes depuis le 24 novembre 2018 et à bon nombre de manifestations en faveur des retraites. « Je travaille en free-lance, donc je suis assez disponible ! lance-t-il dans un sourire. Et je serai de nouveau dans les rues le 9 janvier : si on lâche maintenant, c’est fini. On sait pourquoi Macron est là, il veut liquider tous nos acquis sociaux et niveler la société vers le bas. C’est contre son projet ultralibéral que je me bats. » Ce samedi, plusieurs milliers de personnes (environ 10 000, selon la CGT), dont de nombreuses chasubles fluo, ont marché dans les rues de la capitale. Une manière de « continuer à souffler sur les braises de la colère en cette veille de rentrée », selon l’un des organisateurs.

« On nous force à travailler plus dans des conditions dégradées » 

Les manifestants se disaient gonflés à bloc, à l’image de Katia, institutrice à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en grève reconductible depuis le 5 décembre et fermement décidée à continuer : « J’ai repris le boulot une journée seulement pour souhaiter bonnes vacances à mes élèves ! Cette réforme des retraites est la goutte d’eau de trop. On nous force à travailler davantage dans des conditions qui se dégradent. Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP ? » Katia avoue que la grève commence à peser sur ses finances et celles de ses collègues : « On a démarré une caisse de grève dans l’établissement, on sait que ça ne sera pas miraculeux mais ça permettra de venir en aide aux plus en difficulté. Je pense notamment aux collègues en début de carrière, payés 1 500 euros par mois, et aux parents divorcés. » Pour s’en sortir, les grévistes se ­débrouillent comme ils peuvent. Christian, technicien de réseau chez GRDF, raconte que des collègues et lui font grève durant la journée mais travaillent certaines nuits, pour compenser le manque à gagner : « Les heures de nuit sont payées double, mais le boulot est dangereux, explique-t-il. On intervient sur les incendies ou les fuites de gaz… Mais c’est une façon de limiter l’impact de la grève (sur la fiche de salaire – NDLR)  ! D’autant que nous ne roulons pas sur l’or, contrairement aux clichés : je gagne 1 470 euros par mois. » Tous les manifestants rencontrés par l’Humanité le confirment : l’actualité récente alimente leur colère et les incite à poursuivre la mobilisation. La polémique soulevée par la proximité entre le fonds d’investissement américain BlackRock et le pouvoir en place, par exemple, n’est pas retombée. « Quand ils décorent le patron français de BlackRock (Jean-François ­Cirelli a récemment reçu la Légion d’honneur –NDLR), c’est de la provocation pure et simple, s’agace Katia. Macron doit comprendre qu’à force de prendre les gens pour des cons il va se mettre tout le monde à dos. »

« La volonté de repartir en reconductible chez les profs »

À Lyon, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés vendredi devant le palais de la Bourse, en plein centre-ville. « Trente jours, ça fait long, et forcément on pense à la paye de janvier, vu que la plupart des jours d e grève de décembre seront retenus à ce moment-là », explique Denis, cheminot syndiqué à la CGT. « Mais on met en place des caisses de grève locales. Et puis, d’ici à fin janvier, on aura gagné ! » assène-t-il tout sourires. Même « sérénité » du côté de Frédérique, enseignante en collège syndiquée à SUD.

« Il y a une volonté de repartir en reconductible chez les professeurs. Il faut que le gouvernement comprenne qu’on ne lâchera pas et qu’il doit nous entendre », affirme-t-elle. Toujours mobilisés malgré huit mois de conflit, les hospitaliers prévoient de se relancer dans des actions interprofessionnelles dès aujourd’hui. Et ce malgré l’assignation de nombreux grévistes « parfois de manière illégale », explique Marc Auray, délégué CGT à l’hôpital psychiatrique du Vinatier. « Ça va repartir », ne doute pas non plus Jean-Luc, intérimaire dans le BTP de 59 ans et gilet jaune de Lyon centre. « Tout le monde est touché, alors le 9, on sera encore dans la rue », annonce-t-il. La semaine sociale promet d’être chaude.

Cyprien Boganda (à Paris) et Loan Nguyen (à Lyon)

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Un petit mot à propos des municipales…On ne se bouscule pas au portillon de Tarascon!

Posté par jacques LAUPIES le 5 janvier 2020

DSC_0100-1   DSC_0048-1  DSC_0106 (1)

DSC_0599-1    Place vieille devenue place de la république  Rond point Fibre Exc

 

DSC_0177-contre la suppression des services publics  DSC_0169-une pause sur le cours Aristide Briand  DSC_0179-La Marseillaise et l'internationale et on cherche le maire

 

Tarascon va devoir se doter d’un Conseil Municipal au mois de mars donc dans peu de temps.

Sont donc à annoncer les candidatures de la liste du Maire sortant Lucien LIMOUSIN, celle de son opposante principale Valérie LAUPIES.

Le premier dont les attaches à droite sont bien connues, la seconde en rupture avec le RN  et qui se présente sans étiquette pourraient avoir affaire à un autre candidat Jean-Guillaume Remise  qui porte les couleurs du RN. Ce dernier n’ayant aucune attache particulière locale est comme on dit « parachuté » et tenterait de constituer une liste.

Grande absente pour l’instant  la gauche va donc laisser un champ qui, bon an mal an, représente à peu près 25  % des votants. Le parti Communiste s’est dit prêt à soutenir et participer,à une telle liste à gauche qui va,selon les dernières présidentielles en gros de Lutte Ouvrière (Nathalie ARTAUD)  au Parti Socialiste (Benoit HAMON)  en passant par le NPA (Philippe POUTOU) La France Insoumise et le PCF (Jean Luc MELENCHON)

Certes les résultats des élections présidentielles ne sont pas le reflet exact de ce que représente une élection municipale mais, dans une situation de crise sociale et politique, telle que nous la vivons depuis plus d’un an, des aspirations populaires non satisfaites (Gilets jaunes et travailleurs sous influence CGT et FO notamment) peuvent catalyser un électorat de gauche tout entier opposé à la réforme des retraites et à la politique gouvernementale  qui ne sont pas sans conséquence néfaste sur la vie municipale.

Ce ne sont pas les trois candidatures annoncées qui vont solutionner la question sociale à Tarascon l’une des villes les plus frappées par la pauvreté de sa population. 

La plupart d’entre elles spéculant sur la nécessité de mesures sécuritaires répressives, se plaignant d’une présence  d’une population immigrée envahissante avec les épiphénomènes que cela provoque. Mais personne ne semble déterminé à utiliser les solutions préventives : développement de logements accessibles avec la construction de logements sociaux et l’encouragement conséquent  à la rénovation privée, soutien fort à la jeunesses en localisant des formations professionnelles de nature à répondre à une demande forte de la jeunesse, transports gratuits, maintien des services sociaux et publics locaux (Sécurité sociale, impôts, etc.) Soutiens divers aux personnes âgées et initiatives favorisant le maintien à domicile et l’accession aux foyers-logement et aux EPAD

Mais Tarascon, comme disait Daudet, c’est un peu la France et une municipalité digne de ce nom doit aussi se déterminer par rapports à une politique  de soutien aux collectivités locales dont l’état se désengage  constamment, réduisant les dotations financières et œuvrant à la création de métropoles qui éloigneront le citoyen des pouvoirs de décision.

La gauche absente  ce ne sont pas les liste actuellement présence qui répondront à ces besoins.

Nous l’avons souligné et dit à des représentants locaux des principales organisations de cette gauche afin qu’elles fassent un effort de concertation et affirment leur volonté de combattre les droites fussent elles sans étiquette, pour la circonstance, de la droite réformiste (LR) ou macronienne (LREM)

Comme nous l’avons constaté : silence radio ! Mais le Parti Communiste est disponible pour assurer son soutien et sa participation à une liste d’union républicaine et sociale ! Qu’on se le dise !

 jacques.laupies@orange.fr

 

 

 

 

 

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Arrêtez d’être gentils fermez les boites et soyez dans la rue le 9 janvier !

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2020

 

Depuis fort longtemps j’ai quitté l’entreprise SNCF au sein de laquelle j’ai cotisé pendant presque 40 ans, apprentissage inclus qui ramène à 37 ans et demi le nombre d’années cotisées, pour recevoir aujourd’hui  1885.02 de pension en brut et déduction faite des cotisations sociales (Mutuelle comprise) 1477.39 €. Placé sur un niveau de maîtrise (au milieu de l’échelle des salaires) voilà donc que des « pignoufs » de la télé et des hauteurs ministérielles osent me considérer comme privilégié et veuillent priver ceux qui aujourd’hui seraient mes enfants ou petits enfants, nouvellement recrutés par la SNCF, d’un tel « avantage » relève de l’insulte !

Nombre de mes camarades entrés plus tardivement dans l’entreprise n’ont pu obtenir le même déroulement de carrière et de plus n’ont pu cotiser aussi longtemps et se trouvent recevoir  des pensions bien inférieures., sans parler de la multitude de ceux qui étaient sur des niveaux inférieurs.

Dans ma ville des milliers de retraités  (souvent anciens ouvriers du bâtiment ou agricoles) n’atteignent pas les minima de pension de 700 €, sont souvent a charge d’un loyer et doivent sacrifier l’usage du téléphone (ne parlons pas d’internet) de la voiture et les loisirs et vacances. Je n’évoque pas le pire qui consiste à laisser des jeunes de 16 à 25 ans déscolarisés et sans ressources, même pas le RSA de misère. Que tous ceux la, bien à tort, puissent me considérer comme privilégié, je veux bien admettre leur ignorance mais, que cela vienne de types qui atteignent les 30000 € mensuels, c’est insupportable. 

Quand je vois des Député(e)s de LREM s’époumoner à justifier une réforme qui vise à diminuer la part du PIB consacré au social et ne dire mot sur un présumé voleur qui a supprimé des centaines d’emplois dans les entreprises d’automobiles pour remplir les poches des actionnaires et les siennes en particulier, je peux comprendre que ceux qui luttent, manifestent et font grèves promettent de ne pas se laisser rouler, eux et leurs enfants demain !

Alors une « jaune » houspillée, un CRS traité de quelque nom d’oiseau, relève de la gentille protestation en un temps ou, comme en 1968 il faudrait occuper les entreprises et paralyser l’économie pour se faire entendre !

Arrêtez d’être gentils, fermez les boites et soyez dans la rue le 9 janvier pour commencer !

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

 

Tête du cortège des cheminots, le 26 décembre à Paris. Lucas Boirat/Hans Lucas

Tête du cortège des cheminots, le 26 décembre à Paris. Lucas Boirat/Hans Lucas
 

RETRAITES. UN MOUVEMENT SOCIAL DÉJÀ ENTRÉ DANS L’HISTOIRE

Vendredi, 3 Janvier, 2020

Alors que la contestation contre la réforme dure depuis un mois, la rentrée sociale devrait se traduire par une montée en pression.

 

Les appels à « l’apaisement » d’Emmanuel Macron lors de ses vœux n’y changeront rien. La mobilisation contre la réforme des retraites, démarrée le 5 décembre dernier, fait déjà date dans l’histoire. Elle surpasse en termes de durée le mouvement massif contre le plan Juppé en 1995, qui avait durée 22 jours. Pour la SNCF, c’est même la plus grande grève en continu depuis celle de 1986-1987 pour la défense des salaires et des conditions de travail. Une déferlante sociale inédite depuis Mai 68.

Le cap du mois sera franchi ce dimanche, avant une rentrée sociale qui s’annonce agitée pour le gouvernement entre le début des négociations sur la pénibilité et les fins de carrière, le 7 janvier, entre les syndicats et, surtout, la journée d’action interprofessionnelle du 9 janvier à l’appel de la CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunesse.

Car les promesses de maintien de certaines spécificités comme celles des danseurs de l’Opéra de Paris ou les engagements à revaloriser les salaires des professeurs n’ont absolument pas rassuré.

Comme l’explique Nathalie Carboni, directrice d’école dans le 20e arrondissement de Paris et élue au SNUipp-FSU, « on sera mobilisés ce samedi à Paris et pas mal d’intentions de grève ont été déposées pour la semaine prochaine. Le climat reste favorable à la contestation. On nous avait déjà promis une revalorisation salariale sous Hollande en janvier 2019, Emmanuel Macron l’a décalée d’un an. On ne croit pas à ses arguments, le but est toujours de baisser notre retraite ».

« Il n’y aura plus rien qui coulera dans les pipelines »

Cette semaine sera donc placée sous le signe d’une montée en pression de la mobilisation dans certains secteurs. C’est le sens de l’appel lancé par la CGT chimie à renforcer le blocage des huit raffineries du 7 au 10 janvier. « En fait, c’est une grève qui va avoir des effets sur l’expédition du produit, précise Emmanuel Lépine, secrétaire général de la fédération, il n’y aura plus rien qui coulera dans les pipelines. Il va aussi y avoir des problèmes en termes d’importation de pétrole, comme les ports se mettent en grève. Des raffineries comme celles de Grandpuits (Seine-et-Marne), La Mède et Lavéra (Bouches-du-Rhône) sont déjà bien mobilisées, si on arrivait aussi à faire bouger celle de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime), ça serait un signal positif.  » Pour le cégétiste, les trois mois de réserves stratégiques de pétrole mis en avant par le gouvernement pour contrer la pénurie ne sont ni plus ni moins que « du baratin. On tape dedans depuis le 11 décembre. À Lavéra, ils raffinent déjà du pétrole issu de ce stock. Il y aura des conséquences à la pompe la semaine prochaine », précise Emmanuel Lépine, avant d’évoquer « En fonction de ce qui se passe la semaine prochaine, on proposera de mettre à l’arrêt les installations des raffineries. »

Quant au collectif SOS Retraites, qui regroupe des professions libérales (avocats, infirmiers, kinésithérapeutes…) relevant de régimes autonomes, il appelle à une « grève glissante » du 3 au 6 janvier. Le Conseil national des barreaux n’y va d’ailleurs pas par quatre chemins, « constatant que le gouvernement reste sourd à la situation critique des avocats et qu’il n’entend que les professions susceptibles de bloquer le pays, (il) n’a pas d’autre choix que de durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier ».

« La journée d’action du 9 sera un nouveau temps fort ! »

Si la SNCF communique sur le nombre de grévistes en baisse – ils seraient 6,9 %, selon la direction, ce jeudi –, que le gouvernement mise sur un affaiblissement de la contestation, le mouvement s’est pourtant bel et bien poursuivi pendant les vacances de Noël. Ce jeudi, à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), des syndicalistes de la CGT ont bloqué des entreprises de transport entre 5 h 00 et 9 h 00. À Donges (Loire-Atlantique), environ 200 manifestants, dont des cheminots et des fonctionnaires territoriaux, se sont rassemblés devant la raffinerie.

« On organise des barrages filtrants depuis le 5 décembre, rappelle Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports. Il y en a eu à Nantes, Saint-Nazaire, Bordeaux, la semaine dernière, ça ne s’arrête pas, mais les médias ne les relaient pas. J’entends des rumeurs d’accords concernant les retraites des routiers, mais il n’y a absolument rien ! On va recommencer les assemblées générales. Il faut que les salariés du transport comprennent qu’ils ont l’économie entre leurs mains et que cela peut faire très mal au g ouvernement. »

Même son de cloche du côté de la RATP, où la grève restera dans les annales. « C’est le plus grand mouvement depuis la création de l’entreprise en 1948, avec plus de dix lignes de métro fermées, avance Jacques Eliez, de la CGT RATP. La direction estime que le nombre de grévistes baisse, mais elle a oublié de dire qu’il y avait moins de trafic entre Noël et jour de l’an. La journée d’action du 9 sera un nouveau temps fort ! »

Après trente jours de lutte non-stop, de salaires amputés et un président de la République toujours inflexible, le mouvement doit s’élargir, pour Emmanuel Lépine. « Le rapport de forces est déjà élevé dans certains secteurs comme le nôtre, il faut une nette élévation dans le public comme dans le privé. Il faut aussi multiplier les rendez-vous interprofessionnels. Nous en avons la capacité. »

Cécile Rousseau

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TOUS EN GREVE ET VITE POUR UNE AUTRE LOGIQUE SOCIALE : CELLE DE LA COOPERATION ET NON DE L’EXPLOITATION

Posté par jacques LAUPIES le 1 janvier 2020

 

Macron n’a pas été élu pour mettre en oeuvre l’arnaque que constitue cette réforme et il le sait ce qui le rend doublement coupable de duplicité lorsqu’il la défend comme constituant un progrès social ! Beaucoup de ceux qui ont voté pour lui au deuxième tour pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ! Certains le regrettent ?

Entre deux représentants de la bourgeoisie, l’une dite « ni de gauche ni de droite » ou encore tout simplement de « droite », l’autre dite « patriote et nationale » il y a des différences que l’on ne peut ignorer.  Mais une chose est sure, outre leurs attaches idéologiques, toutes trois fondent leur action politique sur le maintien du libéralisme économique et donc de la défense de leurs intérêts de possédants contre un prolétariat  (90 % de la population) dont une partie est assez politiquement fluctuante !

L’inculture sur le plan économique et politique et historique (due aux défaillances du système éducatif  de l’information sous emprise de la classe dominante) le manque de disponibilité pour exercer convenablement leur rôle de citoyens provoquent la mise à l’écart d’un contingent important d’électeurs dans l’abstention ou les place sous l’effet d’idées réformistes de droite et social libérales. Les institutions avec un système électoral anti démocratique est la pour user et compléter leur défaillance de savoir !

Mais plus ces pièges  sont tendus plus la réalité bouscule les esprits (en témoignent ces mouvements qui se dessinent : gilets jaunes, bases syndicales ou simplement grévistes se dissociant de certaines structures syndicales réformistes compromises !

Le phénomène n’est pas d’aujourd’hui : une attaque frontale contre salaires et pensions, contre  des droits sociaux (salaires, sécurité sociale, chômage,etc.) provoque prise de conscience et réaction. D’abord parcellisée, ensuite unies et frontales.

Les élus, dirigeants politiques au plus haut niveau de l’extrême droite au centre droit (même gauche) savent cela et utilisent des stratégies de diversion et de division, instrumentalisent parfois le fait religieux. Mais souvent le mensonge est découvert car le réel s’impose avec son interprétation vraie.

Alors l’affrontement de classes’éclaircit, se durcit, las pauvres, les moins pauvres, les faussement appelés « classes moyennes » (inférieures ou supérieures) engrangent un processus de contestation de révolte, se radicalisent comme le disent ces pipelettes de la télé.

Vient et viendra le temps ou le nombre trouve la vérité et agit en conséquence utilise ses armes très pacifiques : la manifestation, la grève massive, puis son pouvoir de blocage de l’économie.

C’en est fini des manipulateurs au pouvoir et la vraie politique doit prendre le dessus, sous contrôle populaire car elle doit-être populaire !

TOUS EN GREVE ET VITE POUR UNE AUTRE LOGIQUE SOCIALE : CELLE DE LA COOPERATION ET NON DE L’EXPLOITATION !

 

 

Après l’allocution présidentielle de mardi, la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en Suvre par le pouvoir. Martin Bureau/AFP

Après l’allocution présidentielle de mardi, la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en Suvre par le pouvoir. Martin Bureau/AFP

EXÉCUTIF. LE MÉPRIS D’EMMANUEL MACRON REBOOSTE LE MOUVEMENT SOCIAL

Jeudi, 2 Janvier, 2020

Dans sa traditionnelle séance de vœux, le chef de l’État a répondu par une fin de non-recevoir méprisante aux Français qui refusent sa réforme des pensions. Et renforcé leur détermination à ne rien céder.

 

Les vœux présidentiels sont un exercice de haute volée. En un gros quart d’heure d’allocution diffusée sur les principales chaînes de télévision et regardée par des millions de Français, le chef de l’État doit tirer un bilan, répondre au pays et donner un sens et une ambition à l’avenir. Dans cet exercice, tout est maîtrisé : le fond comme la forme, les mots et la posture. Ce qui transparaît à l’écran est la vérité du message envoyé aux Français. Or, force est de constater que le discours présidentiel de la Saint-Sylvestre est une fin de non-recevoir aux revendications qui s’expriment dans le pays depuis le 5 décembre. Le projet de réforme des retraites « sera mené à son terme », voilà ce qu’en ont retenu les Français.

Un président « autosatisfait »

En conséquence, pas question pour la CGT de relâcher la pression : « On demande toujours d’arrêter ce projet de réforme, donc le retrait, et de travailler sérieusement sur l’amélioration du système actuel », assure son secrétaire général, Philippe Martinez. Une détermination que l’on retrouve chez FO. Yves Veyrier constate ainsi que « le président n’a pas pris la mesure du fait que le projet d’un régime unique, par points, ne passe pas. Il ne reçoit pas l’assentiment de la population, loin s’en faut » ! Pour le secrétaire général de FO, « Emmanuel Macron s’est contenté de reprendre les mêmes formules (…) qui peuvent paraître généreuses – “universalité’’, “équité’’, “égalité pour les femmes’’ –, mais qui en fait n’ont pas réussi à convaincre. Nous estimons toujours que le régime par points rendra plus difficile et incertain le droit à la retraite demain ». Du côté de l’Unsa, le secrétaire général Laurent Escure n’a « pas été surpris » par les vœux présidentiels. « Macron montre sa détermination. Il a parlé d’apaisement. Il a dit qu’il fallait respecter les désaccords et je pense qu’on en a un sur la mesure punitive financière de l’âge pivot. » La FSU, quant à elle, parle d’un président « autosatisfait à bon compte », qui « s’enferme ainsi dans un déni de la réalité sociale » et qui « prend la responsabilité du blocage ».

« Un appel à la mobilisation totale »

Dans ce contexte, le « compromis rapide », qu’il fixe comme cap au gouvernement d’Édouard Philippe, ne semble pas être l’issue la plus crédible. Philippe Martinez appelle « dès lundi à faire des assemblées générales et à discuter de la mobilisation ». Avec une modalité d’action privilégiée : la grève. « Il faut des grèves partout, dans le public, dans le privé, il n’y a que comme ça qu’ils peuvent nous comprendre. » À FO, même son de cloche : « Il faut qu’on soit encore plus nombreux dans le mouvement et, dès le 9 janvier, il faut que tous les salariés, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, de tous les corps de métier, se mobilisent puisqu’ils sont tous concernés », assure Yves Veyrier. Exemple symbolique et significatif, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris annoncent « durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier ». La rentrée s’annonce donc sous le signe de la combativité syndicale. Et, mauvaise nouvelle pour le pouvoir, la fin des vacances dans l’éducation nationale semble devoir signifier l’arrivée de renfort pour les grévistes. La FSU parle ainsi d’une grève du 9 janvier puissante et déterminée. Un durcissement que l’on retrouve également chez les opposants à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, parle « d’une déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme », quand le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, juge que le discours présidentiel est « un appel à la mobilisation totale » !

L’intervention d’Emmanuel Macron, loin d’avoir « apaisé les Français »et désamorcé le conflit, l’a au contraire exacerbé. Que ce soit dans les « gréveillons » des dépôts RATP ou des gares SNCF, sur les piquets de grève ou dans les assemblées générales, le message présidentiel passe mal. D’ailleurs, les enquêtes en ligne réalisées par les sites de la presse tant nationale que régionale, au lendemain de l’intervention du président, démontrent que celui-ci n’a pas convaincu… loin de là. Si ces données n’ont pas de valeur scientifique, elles révèlent toutefois que la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en œuvre par le pouvoir. Elles confirment également que la défiance populaire vis-à-vis du pouvoir qui s’est exprimée dans la révolte des gilets jaunes continue d’agiter en profondeur la société française. La nature sociale et ­solidaire du mouvement actuel et le soutien dont il dispose sont un puissant garde-fou pour éviter que cette colère ne s’égare sur des chemins haineux.

Stéphane Sahuc

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Vous, jeunes et actifs dans le public et le privé, vous êtes les premiers concernés par la mise en cause des droits actuels en matière de retraite, rejoignez partout les grévistes et les manifestants dont la plupart se battent pour vous, pour vous garantir des retraites décentes.

Posté par jacques LAUPIES le 1 janvier 2020

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