« Avec la réforme des retraites, se jouent notre avenir comme celui de nos relations sociales »

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2020

 

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« Avec la réforme des retraites, se jouent notre avenir comme celui de nos relations sociales »

 

Sur l’avant-projet de loi sur la réforme des retraites

« L’objectif du gouvernement, c’est de diminuer le niveau des pensions dans les richesses que l’on produit : on n’ira pas au-delà de 14% du produit intérieur brut alloué à nos retraites alors même que l’on sait qu’il va y avoir des besoins en hausse avec un nombre supérieur de retraités à l’avenir. »

« Aujourd’hui, les retraités représentent 25% de la population et seront 27% d’ici 2050. »

« Plafonner les ressources allouées aux retraites alors que le nombre de bénéficiaires augmente conduit à une baisse automatique du niveau des pensions de tout le monde. »

« Le système de retraites par points permet d’ajuster automatiquement le niveau des pensions au niveau d’argent que l’on met dans le système. »

« Ce sera, en théorie, la dernière réforme des retraites : il n’y aura plus de débat démocratique sur l’argent que l’on met dans nos retraites, la façon dont on le répartit, l’âge auquel on part à la retraite… »

 

Sur le soi-disant déficit du régime des retraites

« Il y a un déficit à court terme que le gouvernement a essayé de mettre en scène. Cela été un échec au mois de novembre dernier en commandant au Conseil d’orientation des retraites (COR) un rapport qui devait expliquer que l’on avait une difficulté de financement dans les années à venir – c’est vrai selon le COR, mais c’est le fruit de conventions comptables et ça se discute d’un point de vue économique. »

« Le déficit [du régime des retraites selon le COR] tournerait autour de 30 milliards. »

« Vis-à-vis de ce déficit, le gouvernement dit qu’on ne peut pas démarrer la réforme, c’est-à-dire passer à la retraite par point, en étant en déficit. Il propose donc des mesures d’allongement de la durée du travail pour les gens qui vont partir à la retraite dans les prochaines années. »

« Cette réforme est d’autant plus grave que le gouvernement essaie de faire croire que certains ne seront pas concernés par la réforme. »

 

Sur les pistes pour répondre au soi-disant déficit du régime des retraites identifié par le Conseil d’orientation des retraites

« La première des pistes, c’est discuter du niveau des cotisations que l’on alloue, c’est-à-dire des recettes données au système de retraite, mais aussi d’avoir le débat avec la population. »

« La question qu’il faut se poser, c’est : est-ce que je préfère que mes proches ou mes parents travaillent un an ou deux de plus, ou bien est-ce que je préfère que tout le monde paie un peu plus de cotisations ? »

 

Sur ceux qui seront le plus touchés par la réforme des retraites

« Ce que l’on comprend, c’est que tout le monde sera perdant : le niveau général des retraites de tous va baisser mécaniquement. »

« Le gouvernement essaie de nous dire qu’il y aura des gagnants, les femmes notamment – mais ça, je crois qu’on a tous compris que ça ne pouvait être que faux. »

« Le problème des pseudos gagnants du gouvernement, c’est que l’on ne sait pas qui ils sont dans la mesure où le gouvernement ne fournit aucun chiffre, ni aucune simulation. »

 

Sur la notion de carrière complète

« Le gouvernement a réussi à faire passer l’idée selon laquelle le minimum de pension de 1.000 euros serait accessible à tout le monde alors même qu’on voit très bien, y compris dans leurs écrits, que ces 1.000 euros ne seraient accessibles qu’à ceux qui auront une carrière complète. »

 

Sur la révalorisation salariale au profit des chercheurs et des enseignants

« C’est incroyable qu’il faille arriver à un tel niveau de tensions avec un corps de la fonction publique pour enfin parler de hausses de salaires. »

« Ce que les enseignants disent, c’est : où sont les chiffres ? Montrez-nous les preuves de ce que vous avancez ! »

 

Sur les mobilisations actuelles

« La grève est un vecteur incroyable de mobilisations et de discussions qui permet à chacun de se positionner par rapport aux grévistes qui se battent pour tout le monde. »

« Sur la question des retraites, il y a un clair déni de démocratie de la part du gouvernement. »

« Il y a un problème avec la façon dont le débat est posé dans les médias : c’est un débat beaucoup trop technique ce qui empêche l’implication des gens. »

« Les gens se questionnent évidemment sur ce qui va leur arriver personnellement mais aussi sur le système que cela représente autour d’eux. »

« Pour beaucoup, se poser la question de son avenir ou celui de ses enfants, c’est aussi se poser la question des relations sociales que l’on va avoir entre nous. »

« Si moi, je n’ai pas de retraite stable à l’avenir, ça va changer complètement la relation que j’ai avec mes frères et sœurs, mes parents ou mes enfants parce qu’il faudra que j’essaie de trouver des moyens de subvenir à mes besoins quand je ne pourrai plus travailler. »

 

Sur la retraite par points

« La retraite par points, c’est un changement complet de logique du système de retraite : cela va nous faire passer d’un système à prestations définies, c’est-à-dire que je sais de la prestation dont je vais bénéficier quand je vais arriver à la retraite (un système qui a ses défauts et qu’il faut probablement changé mais qui permet aux gens d’être sécurisé sur leur avenir à la retraite), à un système par cotisations définies. On saura combien on cotise mais pas combien on touchera une fois à la retraite car cela variera en fonction de critères donnés par le gouvernement, à savoir l’espérance de vie d’une génération, l’argent que l’on met dans le système… »

 

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MANIFESTATIONS. UN NOUVEAU ROUND GAGNÉ AU POINT

Vendredi, 10 Janvier, 2020

Les défenseurs du régime de retraite ont frappé fort lors de la journée de mobilisation à l’appel de la CGT, FO, la FSU, la CFE-CGC. Gouvernement et syndicats « réformistes » continuent leur pas de deux sur l’âge pivot.

 

Les émotions s’entremêlent en cette mi-temps des journées de mobilisation nationale et interprofessionnelle de jeudi et samedi. Toujours vaillants, toujours solides, toujours là, les cortèges des opposants au projet de réforme des retraites étaient heureux de se retrouver en si grand nombre dans les rues de France ou au coin de piquets de grève la « non-trêve de Noël » passée, trente-six jours après le début de ce qui est devenu le plus long conflit social de ces cinquante dernières années. Les mobilisés du jour portaient aussi un furieux espoir d’élargissement de la lutte ce samedi, lors d’une cinquième journée interprofessionnelle et nationale, sûrs qu’il en faudrait d’autres encore pour faire dérailler le train fou de l’exécutif.

Pour l’heure, le convoi funèbre roule et le gouvernement n’a rien lâché. S’accrochant à des décomptes de manifestants en baisse, comme à chaque fois depuis la première journée du 5 décembre, il renvoie à la tenue de la réunion de ce vendredi, préparatoire à l’organisation éventuelle de la conférence sur les financements du régime proposée par les organisations syndicales absentes des rues. Un rendez-vous duquel les CGT, FO, FSU, CFE-CGC et les organisations de jeunesse qui appelaient à marcher ce jeudi n’attendent pas grand-chose. « Entre la communication du gouvernement, “on discute, tout est ouvert”, et la réalité, il y a de quoi s’interroger sur la volonté du gouvernement de discuter et de prendre en compte l’avis des organisations syndicales », soulignait Philippe Martinez en tête du cortège. « Soit on écoute, soit on gouverne contre son peuple, c’est ça l’enjeu », relève le leader de la CGT, pour qui « il y a bien deux projets de société qui s’affrontent : le projet individualiste du gouvernement et le projet solidaire des organisations syndicales ».

Non loin de lui, le président de la CFE-CGC déplorait : « Il y a lieu d’être amer de se retrouver là le 9 janvier après 36 jours de conflit, trois grands défilés dans la rue et d’être toujours au même point avec le gouvernement qui s’entête, qui nous balade, qui prétend faire des ouvertures mais n’en fait pas. » Toutes ces gesticulations n’ont qu’un but, selon François Hommeril : «  Diminuer le volume total des pensions dans le PIB. (Il faut que le gouvernement) nous dise la vérité mais qu’il n’habille pas son projet de soi-disant facettes sociales. Tout ça c’est du pipeau, c’est un projet de ­réduction des pensions ».

« L’adhésion, elle est là, elle est là, elle sera encore là demain »

Il y avait donc comme une certitude chez ces leaders syndicaux comme parmi les centaines de milliers de manifestants que ce conflit des retraites devrait finir comme ces matchs de boxe qu’affectionne tant le premier ministre : au dernier round et par K-O ou abandon de l’adversaire. « L’adhésion, elle est là, elle est large, elle sera encore là demain », affirme Yves Veyrier. Le secrétaire général de Force ouvrière note que le gouvernement « a dû reculer, c’est la mobilisation qui l’a fait reculer jusqu’à maintenant. Tous les jours sont des jours charnières, parce que cet enjeu, il est majeur ».

Tous les combattants pour le retrait de la réforme risquent cependant d’être repris par le faux rythme instauré par le pas de deux gouvernement-syndicats dits réformistes autour de la question de l’âge pivot. Jeudi, Laurent Berger avait adouci dans la Charente libre son ultimatum. Il sera bien à la réunion du jour à Matignon même si le gouvernement n’avait pas retiré hier soir ce marqueur politique de son projet de loi. « La CFDT ne déserte pas les discussions, car c’est le meilleur moyen de ne pas se faire entendre », a expliqué le leader cédétiste. Lui et ses homologues de l’Unsa et de la CFTC croient tenir la clé du conflit.

Parmi les mesures évoquées, rien sur l’âge pivot

Un « cocktail de mesures », évoqué aussi par Édouard Philippe, qui ne serait pas l’âge pivot mais en conserverait la couleur et la saveur. Il conjuguerait quelques milliards d’euros de recettes nouvelles (hausse des cotisations sur les revenus supérieurs à 10 000 par mois et quelques milliards récupérés sur la CRDS promise à extinction ou dans des fonds de réserve non captifs) avec quelques milliards d’économies réalisés grâce à un tempo plus soutenu de l’allongement de durée des cotisations tel que contenu dans la dernière réforme Touraine (passage à 43 annuités pour la génération 1973).

La CFDT maintient la pression. Elle a appelé ses adhérents à signer sa pétition « pour obliger le gouvernement à retirer l’âge pivot et améliorer son projet de réforme ! ». 77 000 signatures y ont été apposées en trois jours. Le syndicat leur propose aussi de participer à des rassemblements locaux contre la mesure. Mais pas à ceux organisés dans le même temps et dans le cadre de la cinquième journée de mobilisation interprofessionnelle.

Stéphane Guérard

 

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Difficile de se prononcer sur cette affaire qui pue le monde des affaires au plus haut niveau. Carlos GHOSN s’est évidemment donné le beau rôle ! Si la thèse du complot qu’il développe ne semble pas convaincre tout le monde, y compris le journal l’Humanité, personnellement je ne croirais jamais qu’à ce niveau elle puisse ne pas être vraisemblable. Cela n’enlève rien au fait que nous avons affaire à des contradictions d’intérêts dans la jungle du capitalisme mondial et que les hommes qui y évoluent sont capables des pires vacheries entre eux comme cela peut d’ailleurs se produire en d’autres lieux où les fortunes sont bien moins grandes. Pour remédier à ces règlements de compte c’est tout un système qu’il faut changer et la plaidoirie de ce PDG, exploiteur de haut vol comme bien d’autres révèle qu’un homme privé de liberté bénéficie peu de la présomption d’innocence…Des milliers pour ne pas dire des centaines de milliers voire des millions dans le monde n’ont pas comme lui la possibilité de braver la justice lorsqu’elle les frappe !

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2020

 Manif réussie en Arles

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L’ex-pdg de l’alliance Renault-Nissan a justifié sa fuite du Japon car il pensait«	y mourir, il fallait qu’(il) le quitte, car (il) y était otage	». Joseph Eid/AFP

L’ex-pdg de l’alliance Renault-Nissan a justifié sa fuite du Japon car il pensait« y mourir, il fallait qu’(il) le quitte, car (il) y était otage ». Joseph Eid/AFP
 

JUSTICE. GHOSN RESPECTE AUSSI PEU LA VÉRITÉ QUE SES SALARIÉS

Jeudi, 9 Janvier, 2020 

Après s’être présenté comme la victime de traitements inhumains, l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a tenté de « blanchir son nom », « laver son honneur ». Il se dit la cible d’un complot ourdi par les Japonais.

 

« C ’est un complot », a affirmé Carlos Ghosn. Mené par Nissan, par les ­Japonais de manière plus globale, car ce serait un peuple ­nationaliste, et par la justice nipponne en particulier. Il accuse même le procureur d’être de mèche avec le siège du constructeur automobile. « Les Japonais se sont dit que la seule façon de se libérer de l’influence de Renault et donc de la France était de se débarrasser de moi », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse tenue mercredi après-midi depuis Beyrouth, où il s’est réfugié après sa fuite rocambolesque du Japon, le Liban n’accordant pas d’extradition ciblant ses nationaux.

Un bel exercice d’enfumage

Carlos Ghosn a projeté derrière lui des « documents », tableurs et contrats, pour montrer que les reproches qui lui sont faits sont infondés. C’était un bel exercice d’enfumage. Concernant par exemple l’accusation d’avoir minimisé ses revenus au Japon, cause de sa première interpellation, il a rétorqué qu’elle portait sur de l’argent qu’il n’avait pas encore touché. Normal, ces 70 millions d’euros, secrètement signés et non déclarés, représentaient sa retraite chapeau. Quant aux 30 millions d’euros de revenus financiers dissimulés entre 2010 et 2015 chez Nissan, pas un mot. Non plus sur les 25 millions de salaires minorés entre 2015 et 2016, car Carlos Ghosn, comme PDG de Nissan, touchait un salaire 7 fois supérieur à celui de son homologue de Toyota, premier constructeur automobile au monde à l’époque, et cela risquait de mal passer dans l’opinion publique japonaise.

L’enfumage s’est poursuivi sur les accusations d’abus de confiance, que l’on qualifierait plutôt dans le droit français d’abus de biens sociaux. Il n’en a évoqué qu’un, arguant que le contrat avait été signé par plusieurs responsables de Nissan. Le fait que ce document soit soupçonné de masquer une rétrocommission pour avoir fait absorber à Nissan les 14 millions d’euros de produits financiers que Carlos Ghosn a perdus lors de la faillite de Lehman Brothers n’a pas été évoqué… L’évasion fiscale de l’ex-PDG, résident fiscal aux Pays-Bas, sur laquelle enquêtent trois magistrats français ? L’emploi fictif présumé qu’il a offert à sa sœur ? « On veut salir ma réputation », a-t-il balayé. Les questions posées par les journalistes, sévèrement ­encadrées par l’agence de communication française Image 7 – celle que Fillon avait embauché pour tenter de sauver sa campagne présidentielle en 2017 –, n’ont pas ­permis d’éclaircir le moindre de ces points.

C’est pour ainsi préparer sa défense, « obtenir justice », selon Carlos Ghosn, qu’il a quitté le Japon. Et pour « fuir les persécutions », où on le traite « comme un terroriste ». Sur un ton ­indigné, l’ex-­patron de Renault et Nissan a ainsi longuement évoqué ses conditions de détention, pendant 130 jours en deux périodes, entre mi-novembre 2018 et fin avril 2019. Ce qu’il décrit comme de « l’isolement », un détenu classique le considérerait comme un privilège, d’être seul dans une cellule aménagée, spacieuse, avec un vrai lit. Il avait droit à 15 minutes de visite par jour, en plus d’un accès illimité à ses avocats. « J’avais l’impression de ne pas être un ­humain. » Il se dit victime de «  traitements contraires aux droits de l’homme » et entend même saisir l’ONU. « J’allais mourir au Japon, il fallait que je le quitte, car j’y étais otage », a-t-il même osé. Le pathos exprimé par le couple Ghosn a frisé sérieusement les limites de la décence. Sa femme ­déclarait ainsi la veille au Parisien qu’après l’évasion, « nous nous sommes rendus au monastère de Saint-Charbel. J’ai vu beaucoup de gens prier, demander de l’aide à Dieu. Je me suis rendu compte que nous n’étions pas les seuls à avoir des problèmes ».

L’ex-PDG a été tout aussi excessif sur ses réussites. « Depuis que je ne suis plus là, l’alliance n’existe plus dans les faits, les ­entreprises prennent des décisions sans aucune synergie, et ne sont plus en croissance », a-t-il affirmé. La CGT Renault en a un tout autre souvenir. « On avait un PDG isolé, qui a mis en place une stratégie exclusivement financière, qui a vidé Renault de ses effectifs, de sa capacité d’innovation et de création, et toutes ces questions passent à la trappe derrière cette affaire d’évasion », déplore Fabien Gâche, délégué syndical central. 

Pierric Marissal

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L’assassinat de Qassem Soleimani et l’assassinat comme politique d’Etat par Bill Van Auken, US Socialist Equality Party

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2020

 

L’assassinat de Qassem Soleimani et l’assassinat comme politique d’Etat par Bill Van Auken, US Socialist Equality Party

Samedi 4 janvier 2020, par  auteurs à lire, popularité : 72%

 


La nouvelle année a commencé avec un crime d’état revendiqué par son commanditaire, D.Trump. Al Pacino jouant Le Parrain, est resté tout petit à côté du représentant des intérêts de la finance et des banquiers US, de l’impérialisme US.

Je vous propose un article de Bill van Auken qui décrit bien les tenants et aboutissants de cet acte de gangstérisme international, irresponsable et aventurier qui met en danger la paix mondiale. Les intérêts croisés des puissances qui veulent liquider l’Iran, qu’ils soient les impérialiste US (pas son peuple qui n’y est pour rien) ou les sionistes d’extrême droite israéliens (pas les juifs qui peuvent être anti sionistes), peuvent mettre le M.O. à sang et à feu, une région tout proche de l’Europe et dont les actes de guerre approchent dangereusement. La guerre provoquée par Sarkozy et les récents événements en Libye nous le montrent.

Bonne lecture mais surtout il est grand temps de se mobiliser pour s’opposer à la guerre qui se prépare devant nos yeux. Les aventures franco-germaniques en Afrique, notamment au Mali ne contribuent en rien à la stabilité de la région et mettent encore de l’huile au feu pour défendre les intérêts d’Areva au Niger.

S’opposer aux escalades militaristes, aux assassinats criminels, à la guerre qui se prépare est le devoir de tous les militants et des personnes conscientes.

AQ

Avec l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani et de sept autres personnes à l’aéroport international de Bagdad aux petites heures du matin vendredi, l’administration Trump a perpétré un acte criminel de terrorisme d’État qui a stupéfié le monde entier.

Le meurtre de sang-froid par Washington d’un général de l’armée iranienne et d’un homme largement décrit comme la deuxième personnalité la plus puissante de Téhéran est incontestablement à la fois un crime de guerre et un acte de guerre direct contre l’Iran.

Il faudra peut-être un certain temps avant que l’Iran ne réagisse à ce massacre. Il ne fait aucun doute que Téhéran réagira, en fait, surtout face à l’indignation du public au sujet du meurtre d’une figure qui avait un grand nombre de partisans.

Mais l’Iran consacrera sans doute beaucoup plus d’attention à sa réponse que Washington n’en a accordé à son action criminelle. Le Conseil national de sécurité du pays s’est réuni vendredi et, selon toute probabilité, les responsables iraniens discuteront du meurtre de Soleimani avec Moscou, Pékin et, plus probablement qu’autrement, avec l’Europe.

Les responsables américains et les médias corporatifs semblent presque vouloir des représailles immédiates pour leurs propres fins, mais les Iraniens ont de nombreuses options.

C’est un fait politique que l’assassinat de Soleimani a effectivement déclenché une guerre des États-Unis contre l’Iran, un pays quatre fois plus grand et avec plus du double de la population de l’Irak. Une telle guerre menacerait de propager le conflit armé dans la région et, en fait, dans le monde entier, avec des conséquences incalculables.

Ce crime, motivé par le désespoir croissant des Etats-Unis face à leur position au Moyen-Orient et la crise interne croissante au sein de l’administration Trump, est stupéfiant par son degré d’insouciance et d’anarchie. Le recours par les États-Unis à un acte aussi odieux témoigne du fait qu’ils n’ont atteint aucun des objectifs stratégiques qui ont conduit aux invasions de l’Irak en 1991 et 2003.

Le meurtre de Soleimani est l’aboutissement d’un long processus de criminalisation de la politique étrangère américaine. Les ’ assassinats ciblés ’, un terme introduit dans le lexique de la politique impérialiste mondiale par Israël, ont été utilisés par l’impérialisme américain contre des terroristes présumés dans des pays s’étendant de l’Asie du Sud au Moyen-Orient et à l’Afrique au cours de près de deux décennies. Il est toutefois sans précédent que le président des États-Unis ordonne et revendique publiquement le meurtre d’un haut fonctionnaire en visite légale et ouverte dans un pays tiers.

Soleimani, le chef de la Force Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran, n’était pas un Oussama ben Laden ou un Abou Bakr al-Baghdadi. Au contraire, il a joué un rôle central dans la défaite des forces d’Al-Qaïda et de l’Etat islamique d’Irak et de Syrie (EI), que ces deux figures, toutes deux assassinées par les escadrons de la mort des opérations spéciales américaines, avaient dirigées.

Des centaines de milliers de personnes ont rempli les rues de Téhéran et des villes à travers l’Iran vendredi pour pleurer et protester contre le meurtre de Soleimani, qui était considéré comme une icône du nationalisme iranien et de la résistance aux attaques de l’impérialisme américain sur le pays depuis des décennies.

En Irak, l’attaque du drone américain a été fermement condamnée comme une violation de la souveraineté du pays et du droit international. Parmi ses victimes, on compte non seulement Soleimani, mais aussi Abu Mahdi al-Muhandis, le commandant en second des Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes, la coalition de 100 000 milices chiites qui est considérée comme faisant partie des forces armées du pays.

Cette réponse tourne en dérision les déclarations ignorantes et malhonnêtes de Trump et de ses conseillers. Le président américain, s’exprimant depuis son lieu de villégiature de Mar-a-Lago en Floride, s’est vanté d’avoir ’tué le terroriste numéro un dans le monde’. Il a poursuivi en affirmant que ’Soleimani complotait des attaques imminentes et sinistres contre des diplomates et des militaires américains, mais nous l’avons pris sur le fait et nous l’avons tué’.

Trump a accusé le général iranien de ’perpétrer des actes de terreur pour déstabiliser le Moyen-Orient depuis 20 ans’. Il a déclaré : ’ Ce que les États-Unis ont fait hier aurait dû être fait il y a longtemps. Beaucoup de vies auraient été sauvées.’

Qui le président américain pense-t-il tromper avec sa rhétorique mafieuse ? Les 20 dernières années ont vu le Moyen-Orient dévasté par une série d’interventions impérialistes américaines. L’invasion américaine illégale de l’Irak en 2003, basée sur des mensonges concernant les ’ armes de destruction massive ’, a coûté la vie à plus d’un million de personnes, tout en décimant ce qui avait été l’une des sociétés les plus avancées du monde arabe.

Avec la guerre de dix-huit ans menée par Washington en Afghanistan et les guerres de changement de régime lancées en Libye et en Syrie, l’impérialisme américain a déclenché une crise régionale qui a tué des millions de personnes et forcé des dizaines de millions à fuir leurs foyers.

Soleimani, que Trump a accusé d’avoir ’ fait de la mort de personnes innocentes sa passion malade ’ – une description appropriée de lui-même – s’est levé à la tête de l’armée iranienne pendant la guerre Iran-Irak qui a duré huit ans et qui a coûté la vie à environ un million d’Iraniens.

Il s’est fait connaître de l’appareil militaire, de renseignement et diplomatique américain en 2001, lorsque Téhéran a fourni des renseignements à Washington pour l’aider à envahir l’Afghanistan. Au cours de la guerre américaine en Irak, les responsables américains ont mené des négociations indirectes avec Soleimani alors même que sa Quds Force apportait son aide aux milices chiites qui résistaient à l’occupation américaine. Il a joué un rôle central dans le choix des politiciens chiites irakiens qui ont dirigé les régimes installés sous l’occupation américaine.

Soleimani a ensuite joué un rôle de premier plan dans l’organisation de la défaite des milices liées à Al-Qaïda qui se sont déchaînées contre le gouvernement de Bachar al-Assad dans la guerre orchestrée par la CIA pour le changement de régime en Syrie, puis dans le ralliement des milices chiites pour vaincre la progéniture d’Al-Qaïda, ISIS, après qu’elle eut envahi environ un tiers de l’Irak, en mettant en déroute les forces de sécurité formées par les États-Unis.

Qualifier un tel personnage de ’ terroriste ’ signifie seulement que tout fonctionnaire ou commandant militaire d’un État, n’importe où dans le monde, qui coupe à travers les intérêts de Washington et des banques et sociétés américaines, peut être étiqueté comme tel et être ciblé pour un meurtre. L’attaque de l’aéroport de Bagdad montre que les règles d’engagement ont changé. Toutes les ’ lignes rouges ’ ont été franchies. À l’avenir, la cible pourrait être un général ou même un président en Russie, en Chine ou, en fait, dans n’importe quelle capitale des anciens alliés de Washington.

Après cet assassinat célébré publiquement – ouvertement revendiqué par un président américain sans même un semblant de déni – y a-t-il un chef d’État ou une figure militaire éminente dans le monde qui puisse rencontrer des responsables américains sans avoir à l’esprit que si les choses ne vont pas bien, il pourrait lui aussi être assassiné ?

L’assassinat du général Soleimani à Bagdad a été comparé par Die Zeit, l’un des journaux allemands de référence, à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche en 1914. Comme dans le cas précédent, il a déclaré : ’Le monde entier retient son souffle et attend anxieusement ce qui pourrait arriver.’

Cet acte criminel comporte la menace d’une guerre mondiale et d’une répression dictatoriale à l’intérieur des frontières des États-Unis. Il n’y a aucune raison de croire qu’un gouvernement qui a adopté le meurtre comme instrument de politique étrangère s’abstiendra d’utiliser les mêmes méthodes contre ses ennemis intérieurs.

L’assassinat de Soleimani est une expression de la crise extrême et du désespoir d’un système capitaliste qui menace de jeter l’humanité dans l’abîme.

La réponse à ce danger réside dans la croissance internationale de la lutte des classes. Le début de la troisième décennie du 21e siècle est témoin non seulement de la poussée vers la guerre, mais aussi de la montée en puissance de millions de travailleurs à travers le Moyen-Orient, l’Europe, les États-Unis, l’Amérique latine, l’Asie et tous les coins du monde dans la lutte contre l’inégalité sociale et les attaques contre les droits sociaux et démocratiques fondamentaux.

C’est la seule force sociale sur laquelle peut se fonder une véritable opposition à la campagne de guerre des élites capitalistes au pouvoir. La réponse nécessaire au danger de guerre impérialiste est d’unifier ces luttes croissantes de la classe ouvrière par la construction d’un mouvement anti-guerre socialiste, international et uni.

 

Bill Van Auken

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Jeunes, actifs et retraités de Tarascon rendez vous ce jeudi en Arles à 10 h 30 au kiosque Boulevard des Lices contre la réforme Macron

Posté par jacques LAUPIES le 7 janvier 2020

 

 

Les négociations ont débouché sur une nouvelle impasse, l’entêtement du gouvernement perdure contre vents et marées. Lionel Bonaventure/AFP

Les négociations ont débouché sur une nouvelle impasse, l’entêtement du gouvernement perdure contre vents et marées. Lionel Bonaventure/AFP
 

RETRAITES. LES NÉGOCIATIONS TOURNENT À LA MASCARADE

Les organisations syndicales ont été reçues hier au ministère du Travail, mais le « dialogue social » tant vanté par le gouvernement a tourné court. Vendredi, une rencontre doit se tenir sur le financement du nouveau régime de retraite.

 

C’est tout sauf une surprise. Le nouveau « round » de discussions entre syndicats et gouvernement, présenté comme décisif, est en train d’accoucher d’une souris. Les organisations avaient rendez-vous au ministère du Travail hier pour discuter d’un certain nombre de sujets, dont la prise en compte de la pénibilité ou la fameuse question de l’âge pivot. Le projet de loi de réforme des retraites prévoit en effet l’instauration d’un « âge d’équilibre » fixé – aux dernières nouvelles – à 64 ans, qui entérinerait de fait un allongement de la durée de cotisation : un salarié pourrait toujours partir à 62 ans (actuel âge légal), mais verrait sa pension amputée. Hors de question pour l’ensemble des organisations syndicales, CFDT comprise, qui en a fait une « ligne rouge ». Feignant l’ouverture, le premier ministre répète sur tous les tons qu’il est prêt à discuter d’un autre mode de financement, du moment que l’équilibre du système de retraite est assuré… Mais ferme la porte, en pratique, à toute hausse du taux de cotisations, proposée notamment par la CFDT.

Des réunions décalées par rapport à l’enjeu social

Autant dire que, pour l’instant, les négociations débouchent sur une impasse. Il suffisait d’écouter les déclarations des différents participants à l’issue de la réunion d’hier pour en prendre la mesure. « Il n’y a eu strictement aucune avancée aujourd’hui, cingle François Hommeril, président de la CFE-CGC. C’est l’écran de fumée depuis deux ans. Ces réunions me paraissent décalées par rapport à l’enjeu social du moment, de la contestation qui s’exprime dans la rue depuis plus de trente jours et à laquelle aucune réponse n’est donnée. Le seul acte politique responsable serait de dire : “je retire mon projet, je le sors de la navette parlementaire et je prends le temps de revoir avec vous ce qui fait l’objet de controverse et de conflit”. »

Recycler l’âge pivot ?

Si la CFDT note une « volonté d’ouverture », elle redit son hostilité à l’allongement de la durée de cotisations. « Si l’objectif est de recycler l’âge pivot, ou de négocier une adaptation de l’âge pivot, la réponse est non », tranche Laurent Berger, secrétaire général, tout en indiquant que son organisation serait « mobilisée en région le 11 » janvier. La CFDT conduira donc des actions ce jour-là, en parallèle de celles organisées par l’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires). En revanche, elle ne participera pas à la journée de mobilisation du jeudi 9 janvier.

En un sens, l’entêtement du gouvernement constitue une surprise. On aurait pu penser, en effet, qu’il finirait par remiser au placard son idée d’âge pivot, ne serait-ce que pour rallier la CFDT (favorable depuis le début à un régime par points) et faire passer le reste de sa réforme. Pour l’instant, ce n’est pas ce qui se dessine. Au contraire, une première version du projet de loi a déjà été transmise au Conseil d’État, qui reprend justement l’idée d’un âge pivot… Cet empressement du gouvernement, alors même que les négociations doivent se poursuivre pendant plusieurs jours, met les responsables syndicaux hors d’eux. « S’ils espèrent, avec cette annonce, passer le message aux gens qu’il ne sert plus à rien de manifester, ils se trompent, s’énerve Pierre Roger, en charge du dossier des retraites à la CFE-CGC, dans le Parisien. Cela ne changera rien à notre détermination contre un projet qui n’est même pas financé et va avoir pour conséquence à terme la baisse des pensions. »

En envoyant ce type de signal, le gouvernement sait pertinemment qu’il risque de braquer l’ensemble des syndicats, y compris les plus conciliants. Pourtant, ces derniers ne ménagent pas leur peine pour offrir à Matignon une porte de sortie. Laurent Berger a ainsi lancé l’idée d’une « conférence » pour discuter du financement du nouveau régime de retraite, qui pourrait se tenir « jusqu’à fin juillet ». « Banco », a immédiatement répondu le premier ministre, qui propose aux syndicats de se réunir ce vendredi pour déterminer le « contenu, la forme et le mandat » de cette conférence. Mais, pour les syndicats les plus hostiles à la réforme, cette énième concertation ne doit pas constituer une manœuvre de diversion. La CGT, par exemple, ne compte pas se laisser dicter l’ordre du jour : « Nous demandons depuis longtemps à ce qu’on revoie la part des richesses françaises consacrées à la vie des gens, donc, évidemment, on ne va pas refuser (d’y participer), a assuré Philippe Martinez, secrétaire général, au micro de France Inter. Mais si c’est pour nous demander de faire encore des économies, on va poser le problème autrement. »

« La question du financement, bien évidemment, c’est une question importante, a estimé de son côté Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière sur Franceinfo. S’il y a une conférence de financement, si on veut se donner le temps, j’appelle solennellement à ce que l’on fasse “stop” ;sur le processus d’adoption du projet de régime unique par points. Et on ouvre toutes les questions qui concernent le financement. »

Le gouvernement veut mettre les bouchées doubles

Pour le gouvernement, il n’est pas question de « faire stop ». Le calendrier politique de la réforme, qui commence à être connu, témoigne au contraire d’une volonté de mettre les bouchées doubles. Après la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 24 janvier, le gouvernement compte aller vite en besogne, avec un examen à l’Assemblée dès le 17 février, en choisissant la procédure accélérée (une seule lecture dans chaque Chambre). Au PS, le député Boris Vallaud craint qu’en outre le gouvernement recoure à des ordonnances pour passer certains éléments de la réforme : « Je crains qu’après avoir maltraité le dialogue social, le gouvernement s’apprête à maltraiter le débat parlementaire. La République en marche abîme la République par sa pratique des institutions. » Pour son collègue communiste Sébastien Jumel, « la procédure accélérée voulue par le gouvernement est un déni de démocratie. La concertation est un simulacre, le projet étant déjà déposé au Conseil d’État, un projet contenant 95 % d’arnaque et 5 % de Smarties ». Autre étrangeté, « il nous est annoncé que le texte serait examiné par une commission spéciale et non la commission des Affaires sociales. C’est une manière de faire qui ne peut que nous interroger », souligne le député de Seine-Maritime.

À l’Assemblée, une timide ovation a accueilli lors des questions d’actualité la première intervention de Laurent Pietraszewski, le M. Retraites du gouvernement. La majorité se craquelle, cependant. Les députés centristes Agir, pourtant dans la majorité, mettent un bémol, et demandent au premier ministre de « renoncer au totem de l’âge pivot ». Le premier ministre, Édouard Philippe, balaie le sujet, « j’ai mis sur la table une proposition d’inciter à travailler plus longtemps, l’âge pivot est une mesure de justice sociale ». De quoi faire s’étrangler le député PCF de Martigues, Pierre Dharréville, pour qui « si un tel mouvement social s’est développé, s’il y a un tel soulèvement populaire, c’est qu’il y a un rejet profond. Les aménagements marginaux de l’âge pivot ne suffiront pas. Personne ne croit à ce discours ripoliné qui met le mot “juste” à chaque début de phrase. Le sujet de fond, c’est le retrait ».

C’est bien le message que comptent porter dans la rue les syndicats, dans les jours à venir. La CGT, « en grève jusqu’au retrait », a déjà annoncé trois journées de mobilisation intersyndicale, les 9, 10 et 11 janvier. « Je pense que le gouvernement a un sérieux caillou dans sa chaussure puisque les grèves ne sont pas près de s’arrêter, résume Catherine Perret, membre du bureau confédéral CGT en charge des retraites. Les propositions ne sont pas de nature à arrêter la grève, il faut même qu’il y ait plus de monde jeudi pour empêcher cette réforme. »

Cyprien Boganda avec Lionel Venturini et Clotilde Mathieu

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Fabien Roussel, Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français

Posté par jacques LAUPIES le 7 janvier 2020

 

Fabien Roussel,  Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français dans POLITIQUE

Fabien Roussel,

Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français,

Il était l’invité de la Midinale de Regards,

Ce lundi 6 janvier 2020

https://youtu.be/qw-1ola3JaU

vjwsv dans POLITIQUE

« Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure »

 

Sur les vœux de Fabien Roussel

« Mon vœu le plus fort et le plus cher pour les Français, c’est de réussir à éradiquer la pauvreté et le chômage, le plus rapidement possible. »

« C’est possible d’éradiquer la pauvreté et le chômage et ça doit être la priorité numéro 1. »

 

Sur la mobilisation en cours

« Il faut amplifier la mobilisation si le gouvernement ne retire par sa réforme [des retraites]. »

« Nous demandons que le gouvernement retire sa réforme pour ouvrir un véritable dialogue pour mettre sur la table toutes les propositions des responsables syndicaux et politiques. »

« Il est possible d’améliorer le système existant sans pour autant casser notre modèle social. »

« Nous ne disons pas que nous ne voulons pas une réforme. Nous voulons une réforme mais pas celle qui est proposée par le président de la République qui vend notre système de retraite aux fonds de pension américain. »

 

Sur la consultation de la semaine

« Le Président de la République dit qu’il faut trouver un compromis mais en respectant les principes de cette réforme (…). Je ne vois pas quelles sont les véritables marges de manœuvre du gouvernent si on ne peut pas toucher aux points durs qui font que beaucoup de salariés du privé et du public se mobilisent. »

 

Sur les actions de blocage

« Je soutiens toutes les formes de mobilisation qui vont s’exprimer dans les jours qui viennent. »

« Il y a aussi les avocats qui font la grève des audiences ; il y a les personnels soignants qui sont toujours mobilisés ; il y a les enseignants qui vont faire grève à partir du 9 janvier. »

« Toutes les formes de mobilisation sont justifiées parce qu’aujourd’hui, c’est le gouvernement qui bloque la discussion et qui crée le chaos dans le pays. »

« Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure. »

 

Sur la place des politiques

« Notre place est très importante parce que les organisations syndicales nous demandent d’offrir une alternative politique. »

« Il est possible d’apporter des réponses progressistes au système actuel des retraites qui porte en lui des injustices. »

« Les syndicats nous disent : faites des propositions et montrez qu’il y a une réforme progressiste des retraites possible. »

 

Sur la pétition pour le retrait de la réforme

« L’objectif, c’est d’élargir le mouvement et d’impliquer le plus possible les concitoyen-nes dans cette mobilisation. »

« Il faut montrer qu’il y a une majorité des Français-es qui ne veulent pas de cette réforme. »

 

Sur l’unité de la gauche

« Nous nous parlons quotidiennement entre responsables politiques et syndicaux. »

« Il faut que l’on affûte nos propositions et nous allons avoir une deuxième réunion inter-groupes, ce mercredi, pour arbitrer ensemble les proposions que nous pourrions défendre ensemble. »

« Cette mobilisation contre la réforme des retraites nous donne l’occasion, à nous, forces politiques de gauche, de travailler à un contre projet. »

« L’espoir nous le donnerons si nous avons des propositions concrètes à montrer à nos concitoyens. »

 

Sur les municipales

« L’enjeu de cette élection, c’est de faire élire le plus d’élus communistes et de gauche. »

« Il faut faire barrage à l’extrême droite, à la droite et à la majorité gouvernementale. »

« Il serait inacceptable qu’en pleine mobilisation sur les retraites, on laisse des élus La République En Marche gagner des villes. »

 

Sur les 100 ans du PCF

« Le PCF a au moins un siècle devant lui. »

« Nous avons participé à l’histoire de notre pays. »

« L’enjeu pour nous, c’est de mettre l’humain au cœur du projet de société. »

« Nous plaçons notre anniversaire sous le double signe de l’humain et de la planète. »

 

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