L’assassinat de Qassem Soleimani et l’assassinat comme politique d’Etat par Bill Van Auken, US Socialist Equality Party

Posté par jacques LAUPIES le 9 janvier 2020

 

L’assassinat de Qassem Soleimani et l’assassinat comme politique d’Etat par Bill Van Auken, US Socialist Equality Party

Samedi 4 janvier 2020, par  auteurs à lire, popularité : 72%

 


La nouvelle année a commencé avec un crime d’état revendiqué par son commanditaire, D.Trump. Al Pacino jouant Le Parrain, est resté tout petit à côté du représentant des intérêts de la finance et des banquiers US, de l’impérialisme US.

Je vous propose un article de Bill van Auken qui décrit bien les tenants et aboutissants de cet acte de gangstérisme international, irresponsable et aventurier qui met en danger la paix mondiale. Les intérêts croisés des puissances qui veulent liquider l’Iran, qu’ils soient les impérialiste US (pas son peuple qui n’y est pour rien) ou les sionistes d’extrême droite israéliens (pas les juifs qui peuvent être anti sionistes), peuvent mettre le M.O. à sang et à feu, une région tout proche de l’Europe et dont les actes de guerre approchent dangereusement. La guerre provoquée par Sarkozy et les récents événements en Libye nous le montrent.

Bonne lecture mais surtout il est grand temps de se mobiliser pour s’opposer à la guerre qui se prépare devant nos yeux. Les aventures franco-germaniques en Afrique, notamment au Mali ne contribuent en rien à la stabilité de la région et mettent encore de l’huile au feu pour défendre les intérêts d’Areva au Niger.

S’opposer aux escalades militaristes, aux assassinats criminels, à la guerre qui se prépare est le devoir de tous les militants et des personnes conscientes.

AQ

Avec l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani et de sept autres personnes à l’aéroport international de Bagdad aux petites heures du matin vendredi, l’administration Trump a perpétré un acte criminel de terrorisme d’État qui a stupéfié le monde entier.

Le meurtre de sang-froid par Washington d’un général de l’armée iranienne et d’un homme largement décrit comme la deuxième personnalité la plus puissante de Téhéran est incontestablement à la fois un crime de guerre et un acte de guerre direct contre l’Iran.

Il faudra peut-être un certain temps avant que l’Iran ne réagisse à ce massacre. Il ne fait aucun doute que Téhéran réagira, en fait, surtout face à l’indignation du public au sujet du meurtre d’une figure qui avait un grand nombre de partisans.

Mais l’Iran consacrera sans doute beaucoup plus d’attention à sa réponse que Washington n’en a accordé à son action criminelle. Le Conseil national de sécurité du pays s’est réuni vendredi et, selon toute probabilité, les responsables iraniens discuteront du meurtre de Soleimani avec Moscou, Pékin et, plus probablement qu’autrement, avec l’Europe.

Les responsables américains et les médias corporatifs semblent presque vouloir des représailles immédiates pour leurs propres fins, mais les Iraniens ont de nombreuses options.

C’est un fait politique que l’assassinat de Soleimani a effectivement déclenché une guerre des États-Unis contre l’Iran, un pays quatre fois plus grand et avec plus du double de la population de l’Irak. Une telle guerre menacerait de propager le conflit armé dans la région et, en fait, dans le monde entier, avec des conséquences incalculables.

Ce crime, motivé par le désespoir croissant des Etats-Unis face à leur position au Moyen-Orient et la crise interne croissante au sein de l’administration Trump, est stupéfiant par son degré d’insouciance et d’anarchie. Le recours par les États-Unis à un acte aussi odieux témoigne du fait qu’ils n’ont atteint aucun des objectifs stratégiques qui ont conduit aux invasions de l’Irak en 1991 et 2003.

Le meurtre de Soleimani est l’aboutissement d’un long processus de criminalisation de la politique étrangère américaine. Les ’ assassinats ciblés ’, un terme introduit dans le lexique de la politique impérialiste mondiale par Israël, ont été utilisés par l’impérialisme américain contre des terroristes présumés dans des pays s’étendant de l’Asie du Sud au Moyen-Orient et à l’Afrique au cours de près de deux décennies. Il est toutefois sans précédent que le président des États-Unis ordonne et revendique publiquement le meurtre d’un haut fonctionnaire en visite légale et ouverte dans un pays tiers.

Soleimani, le chef de la Force Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique en Iran, n’était pas un Oussama ben Laden ou un Abou Bakr al-Baghdadi. Au contraire, il a joué un rôle central dans la défaite des forces d’Al-Qaïda et de l’Etat islamique d’Irak et de Syrie (EI), que ces deux figures, toutes deux assassinées par les escadrons de la mort des opérations spéciales américaines, avaient dirigées.

Des centaines de milliers de personnes ont rempli les rues de Téhéran et des villes à travers l’Iran vendredi pour pleurer et protester contre le meurtre de Soleimani, qui était considéré comme une icône du nationalisme iranien et de la résistance aux attaques de l’impérialisme américain sur le pays depuis des décennies.

En Irak, l’attaque du drone américain a été fermement condamnée comme une violation de la souveraineté du pays et du droit international. Parmi ses victimes, on compte non seulement Soleimani, mais aussi Abu Mahdi al-Muhandis, le commandant en second des Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes, la coalition de 100 000 milices chiites qui est considérée comme faisant partie des forces armées du pays.

Cette réponse tourne en dérision les déclarations ignorantes et malhonnêtes de Trump et de ses conseillers. Le président américain, s’exprimant depuis son lieu de villégiature de Mar-a-Lago en Floride, s’est vanté d’avoir ’tué le terroriste numéro un dans le monde’. Il a poursuivi en affirmant que ’Soleimani complotait des attaques imminentes et sinistres contre des diplomates et des militaires américains, mais nous l’avons pris sur le fait et nous l’avons tué’.

Trump a accusé le général iranien de ’perpétrer des actes de terreur pour déstabiliser le Moyen-Orient depuis 20 ans’. Il a déclaré : ’ Ce que les États-Unis ont fait hier aurait dû être fait il y a longtemps. Beaucoup de vies auraient été sauvées.’

Qui le président américain pense-t-il tromper avec sa rhétorique mafieuse ? Les 20 dernières années ont vu le Moyen-Orient dévasté par une série d’interventions impérialistes américaines. L’invasion américaine illégale de l’Irak en 2003, basée sur des mensonges concernant les ’ armes de destruction massive ’, a coûté la vie à plus d’un million de personnes, tout en décimant ce qui avait été l’une des sociétés les plus avancées du monde arabe.

Avec la guerre de dix-huit ans menée par Washington en Afghanistan et les guerres de changement de régime lancées en Libye et en Syrie, l’impérialisme américain a déclenché une crise régionale qui a tué des millions de personnes et forcé des dizaines de millions à fuir leurs foyers.

Soleimani, que Trump a accusé d’avoir ’ fait de la mort de personnes innocentes sa passion malade ’ – une description appropriée de lui-même – s’est levé à la tête de l’armée iranienne pendant la guerre Iran-Irak qui a duré huit ans et qui a coûté la vie à environ un million d’Iraniens.

Il s’est fait connaître de l’appareil militaire, de renseignement et diplomatique américain en 2001, lorsque Téhéran a fourni des renseignements à Washington pour l’aider à envahir l’Afghanistan. Au cours de la guerre américaine en Irak, les responsables américains ont mené des négociations indirectes avec Soleimani alors même que sa Quds Force apportait son aide aux milices chiites qui résistaient à l’occupation américaine. Il a joué un rôle central dans le choix des politiciens chiites irakiens qui ont dirigé les régimes installés sous l’occupation américaine.

Soleimani a ensuite joué un rôle de premier plan dans l’organisation de la défaite des milices liées à Al-Qaïda qui se sont déchaînées contre le gouvernement de Bachar al-Assad dans la guerre orchestrée par la CIA pour le changement de régime en Syrie, puis dans le ralliement des milices chiites pour vaincre la progéniture d’Al-Qaïda, ISIS, après qu’elle eut envahi environ un tiers de l’Irak, en mettant en déroute les forces de sécurité formées par les États-Unis.

Qualifier un tel personnage de ’ terroriste ’ signifie seulement que tout fonctionnaire ou commandant militaire d’un État, n’importe où dans le monde, qui coupe à travers les intérêts de Washington et des banques et sociétés américaines, peut être étiqueté comme tel et être ciblé pour un meurtre. L’attaque de l’aéroport de Bagdad montre que les règles d’engagement ont changé. Toutes les ’ lignes rouges ’ ont été franchies. À l’avenir, la cible pourrait être un général ou même un président en Russie, en Chine ou, en fait, dans n’importe quelle capitale des anciens alliés de Washington.

Après cet assassinat célébré publiquement – ouvertement revendiqué par un président américain sans même un semblant de déni – y a-t-il un chef d’État ou une figure militaire éminente dans le monde qui puisse rencontrer des responsables américains sans avoir à l’esprit que si les choses ne vont pas bien, il pourrait lui aussi être assassiné ?

L’assassinat du général Soleimani à Bagdad a été comparé par Die Zeit, l’un des journaux allemands de référence, à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche en 1914. Comme dans le cas précédent, il a déclaré : ’Le monde entier retient son souffle et attend anxieusement ce qui pourrait arriver.’

Cet acte criminel comporte la menace d’une guerre mondiale et d’une répression dictatoriale à l’intérieur des frontières des États-Unis. Il n’y a aucune raison de croire qu’un gouvernement qui a adopté le meurtre comme instrument de politique étrangère s’abstiendra d’utiliser les mêmes méthodes contre ses ennemis intérieurs.

L’assassinat de Soleimani est une expression de la crise extrême et du désespoir d’un système capitaliste qui menace de jeter l’humanité dans l’abîme.

La réponse à ce danger réside dans la croissance internationale de la lutte des classes. Le début de la troisième décennie du 21e siècle est témoin non seulement de la poussée vers la guerre, mais aussi de la montée en puissance de millions de travailleurs à travers le Moyen-Orient, l’Europe, les États-Unis, l’Amérique latine, l’Asie et tous les coins du monde dans la lutte contre l’inégalité sociale et les attaques contre les droits sociaux et démocratiques fondamentaux.

C’est la seule force sociale sur laquelle peut se fonder une véritable opposition à la campagne de guerre des élites capitalistes au pouvoir. La réponse nécessaire au danger de guerre impérialiste est d’unifier ces luttes croissantes de la classe ouvrière par la construction d’un mouvement anti-guerre socialiste, international et uni.

 

Bill Van Auken

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Jeunes, actifs et retraités de Tarascon rendez vous ce jeudi en Arles à 10 h 30 au kiosque Boulevard des Lices contre la réforme Macron

Posté par jacques LAUPIES le 7 janvier 2020

 

 

Les négociations ont débouché sur une nouvelle impasse, l’entêtement du gouvernement perdure contre vents et marées. Lionel Bonaventure/AFP

Les négociations ont débouché sur une nouvelle impasse, l’entêtement du gouvernement perdure contre vents et marées. Lionel Bonaventure/AFP
 

RETRAITES. LES NÉGOCIATIONS TOURNENT À LA MASCARADE

Les organisations syndicales ont été reçues hier au ministère du Travail, mais le « dialogue social » tant vanté par le gouvernement a tourné court. Vendredi, une rencontre doit se tenir sur le financement du nouveau régime de retraite.

 

C’est tout sauf une surprise. Le nouveau « round » de discussions entre syndicats et gouvernement, présenté comme décisif, est en train d’accoucher d’une souris. Les organisations avaient rendez-vous au ministère du Travail hier pour discuter d’un certain nombre de sujets, dont la prise en compte de la pénibilité ou la fameuse question de l’âge pivot. Le projet de loi de réforme des retraites prévoit en effet l’instauration d’un « âge d’équilibre » fixé – aux dernières nouvelles – à 64 ans, qui entérinerait de fait un allongement de la durée de cotisation : un salarié pourrait toujours partir à 62 ans (actuel âge légal), mais verrait sa pension amputée. Hors de question pour l’ensemble des organisations syndicales, CFDT comprise, qui en a fait une « ligne rouge ». Feignant l’ouverture, le premier ministre répète sur tous les tons qu’il est prêt à discuter d’un autre mode de financement, du moment que l’équilibre du système de retraite est assuré… Mais ferme la porte, en pratique, à toute hausse du taux de cotisations, proposée notamment par la CFDT.

Des réunions décalées par rapport à l’enjeu social

Autant dire que, pour l’instant, les négociations débouchent sur une impasse. Il suffisait d’écouter les déclarations des différents participants à l’issue de la réunion d’hier pour en prendre la mesure. « Il n’y a eu strictement aucune avancée aujourd’hui, cingle François Hommeril, président de la CFE-CGC. C’est l’écran de fumée depuis deux ans. Ces réunions me paraissent décalées par rapport à l’enjeu social du moment, de la contestation qui s’exprime dans la rue depuis plus de trente jours et à laquelle aucune réponse n’est donnée. Le seul acte politique responsable serait de dire : “je retire mon projet, je le sors de la navette parlementaire et je prends le temps de revoir avec vous ce qui fait l’objet de controverse et de conflit”. »

Recycler l’âge pivot ?

Si la CFDT note une « volonté d’ouverture », elle redit son hostilité à l’allongement de la durée de cotisations. « Si l’objectif est de recycler l’âge pivot, ou de négocier une adaptation de l’âge pivot, la réponse est non », tranche Laurent Berger, secrétaire général, tout en indiquant que son organisation serait « mobilisée en région le 11 » janvier. La CFDT conduira donc des actions ce jour-là, en parallèle de celles organisées par l’intersyndicale (CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires). En revanche, elle ne participera pas à la journée de mobilisation du jeudi 9 janvier.

En un sens, l’entêtement du gouvernement constitue une surprise. On aurait pu penser, en effet, qu’il finirait par remiser au placard son idée d’âge pivot, ne serait-ce que pour rallier la CFDT (favorable depuis le début à un régime par points) et faire passer le reste de sa réforme. Pour l’instant, ce n’est pas ce qui se dessine. Au contraire, une première version du projet de loi a déjà été transmise au Conseil d’État, qui reprend justement l’idée d’un âge pivot… Cet empressement du gouvernement, alors même que les négociations doivent se poursuivre pendant plusieurs jours, met les responsables syndicaux hors d’eux. « S’ils espèrent, avec cette annonce, passer le message aux gens qu’il ne sert plus à rien de manifester, ils se trompent, s’énerve Pierre Roger, en charge du dossier des retraites à la CFE-CGC, dans le Parisien. Cela ne changera rien à notre détermination contre un projet qui n’est même pas financé et va avoir pour conséquence à terme la baisse des pensions. »

En envoyant ce type de signal, le gouvernement sait pertinemment qu’il risque de braquer l’ensemble des syndicats, y compris les plus conciliants. Pourtant, ces derniers ne ménagent pas leur peine pour offrir à Matignon une porte de sortie. Laurent Berger a ainsi lancé l’idée d’une « conférence » pour discuter du financement du nouveau régime de retraite, qui pourrait se tenir « jusqu’à fin juillet ». « Banco », a immédiatement répondu le premier ministre, qui propose aux syndicats de se réunir ce vendredi pour déterminer le « contenu, la forme et le mandat » de cette conférence. Mais, pour les syndicats les plus hostiles à la réforme, cette énième concertation ne doit pas constituer une manœuvre de diversion. La CGT, par exemple, ne compte pas se laisser dicter l’ordre du jour : « Nous demandons depuis longtemps à ce qu’on revoie la part des richesses françaises consacrées à la vie des gens, donc, évidemment, on ne va pas refuser (d’y participer), a assuré Philippe Martinez, secrétaire général, au micro de France Inter. Mais si c’est pour nous demander de faire encore des économies, on va poser le problème autrement. »

« La question du financement, bien évidemment, c’est une question importante, a estimé de son côté Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière sur Franceinfo. S’il y a une conférence de financement, si on veut se donner le temps, j’appelle solennellement à ce que l’on fasse “stop” ;sur le processus d’adoption du projet de régime unique par points. Et on ouvre toutes les questions qui concernent le financement. »

Le gouvernement veut mettre les bouchées doubles

Pour le gouvernement, il n’est pas question de « faire stop ». Le calendrier politique de la réforme, qui commence à être connu, témoigne au contraire d’une volonté de mettre les bouchées doubles. Après la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 24 janvier, le gouvernement compte aller vite en besogne, avec un examen à l’Assemblée dès le 17 février, en choisissant la procédure accélérée (une seule lecture dans chaque Chambre). Au PS, le député Boris Vallaud craint qu’en outre le gouvernement recoure à des ordonnances pour passer certains éléments de la réforme : « Je crains qu’après avoir maltraité le dialogue social, le gouvernement s’apprête à maltraiter le débat parlementaire. La République en marche abîme la République par sa pratique des institutions. » Pour son collègue communiste Sébastien Jumel, « la procédure accélérée voulue par le gouvernement est un déni de démocratie. La concertation est un simulacre, le projet étant déjà déposé au Conseil d’État, un projet contenant 95 % d’arnaque et 5 % de Smarties ». Autre étrangeté, « il nous est annoncé que le texte serait examiné par une commission spéciale et non la commission des Affaires sociales. C’est une manière de faire qui ne peut que nous interroger », souligne le député de Seine-Maritime.

À l’Assemblée, une timide ovation a accueilli lors des questions d’actualité la première intervention de Laurent Pietraszewski, le M. Retraites du gouvernement. La majorité se craquelle, cependant. Les députés centristes Agir, pourtant dans la majorité, mettent un bémol, et demandent au premier ministre de « renoncer au totem de l’âge pivot ». Le premier ministre, Édouard Philippe, balaie le sujet, « j’ai mis sur la table une proposition d’inciter à travailler plus longtemps, l’âge pivot est une mesure de justice sociale ». De quoi faire s’étrangler le député PCF de Martigues, Pierre Dharréville, pour qui « si un tel mouvement social s’est développé, s’il y a un tel soulèvement populaire, c’est qu’il y a un rejet profond. Les aménagements marginaux de l’âge pivot ne suffiront pas. Personne ne croit à ce discours ripoliné qui met le mot “juste” à chaque début de phrase. Le sujet de fond, c’est le retrait ».

C’est bien le message que comptent porter dans la rue les syndicats, dans les jours à venir. La CGT, « en grève jusqu’au retrait », a déjà annoncé trois journées de mobilisation intersyndicale, les 9, 10 et 11 janvier. « Je pense que le gouvernement a un sérieux caillou dans sa chaussure puisque les grèves ne sont pas près de s’arrêter, résume Catherine Perret, membre du bureau confédéral CGT en charge des retraites. Les propositions ne sont pas de nature à arrêter la grève, il faut même qu’il y ait plus de monde jeudi pour empêcher cette réforme. »

Cyprien Boganda avec Lionel Venturini et Clotilde Mathieu

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Fabien Roussel, Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français

Posté par jacques LAUPIES le 7 janvier 2020

 

Fabien Roussel,  Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français dans POLITIQUE

Fabien Roussel,

Député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français,

Il était l’invité de la Midinale de Regards,

Ce lundi 6 janvier 2020

https://youtu.be/qw-1ola3JaU

vjwsv dans POLITIQUE

« Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure »

 

Sur les vœux de Fabien Roussel

« Mon vœu le plus fort et le plus cher pour les Français, c’est de réussir à éradiquer la pauvreté et le chômage, le plus rapidement possible. »

« C’est possible d’éradiquer la pauvreté et le chômage et ça doit être la priorité numéro 1. »

 

Sur la mobilisation en cours

« Il faut amplifier la mobilisation si le gouvernement ne retire par sa réforme [des retraites]. »

« Nous demandons que le gouvernement retire sa réforme pour ouvrir un véritable dialogue pour mettre sur la table toutes les propositions des responsables syndicaux et politiques. »

« Il est possible d’améliorer le système existant sans pour autant casser notre modèle social. »

« Nous ne disons pas que nous ne voulons pas une réforme. Nous voulons une réforme mais pas celle qui est proposée par le président de la République qui vend notre système de retraite aux fonds de pension américain. »

 

Sur la consultation de la semaine

« Le Président de la République dit qu’il faut trouver un compromis mais en respectant les principes de cette réforme (…). Je ne vois pas quelles sont les véritables marges de manœuvre du gouvernent si on ne peut pas toucher aux points durs qui font que beaucoup de salariés du privé et du public se mobilisent. »

 

Sur les actions de blocage

« Je soutiens toutes les formes de mobilisation qui vont s’exprimer dans les jours qui viennent. »

« Il y a aussi les avocats qui font la grève des audiences ; il y a les personnels soignants qui sont toujours mobilisés ; il y a les enseignants qui vont faire grève à partir du 9 janvier. »

« Toutes les formes de mobilisation sont justifiées parce qu’aujourd’hui, c’est le gouvernement qui bloque la discussion et qui crée le chaos dans le pays. »

« Pour se faire respecter, il faut une mobilisation dure. »

 

Sur la place des politiques

« Notre place est très importante parce que les organisations syndicales nous demandent d’offrir une alternative politique. »

« Il est possible d’apporter des réponses progressistes au système actuel des retraites qui porte en lui des injustices. »

« Les syndicats nous disent : faites des propositions et montrez qu’il y a une réforme progressiste des retraites possible. »

 

Sur la pétition pour le retrait de la réforme

« L’objectif, c’est d’élargir le mouvement et d’impliquer le plus possible les concitoyen-nes dans cette mobilisation. »

« Il faut montrer qu’il y a une majorité des Français-es qui ne veulent pas de cette réforme. »

 

Sur l’unité de la gauche

« Nous nous parlons quotidiennement entre responsables politiques et syndicaux. »

« Il faut que l’on affûte nos propositions et nous allons avoir une deuxième réunion inter-groupes, ce mercredi, pour arbitrer ensemble les proposions que nous pourrions défendre ensemble. »

« Cette mobilisation contre la réforme des retraites nous donne l’occasion, à nous, forces politiques de gauche, de travailler à un contre projet. »

« L’espoir nous le donnerons si nous avons des propositions concrètes à montrer à nos concitoyens. »

 

Sur les municipales

« L’enjeu de cette élection, c’est de faire élire le plus d’élus communistes et de gauche. »

« Il faut faire barrage à l’extrême droite, à la droite et à la majorité gouvernementale. »

« Il serait inacceptable qu’en pleine mobilisation sur les retraites, on laisse des élus La République En Marche gagner des villes. »

 

Sur les 100 ans du PCF

« Le PCF a au moins un siècle devant lui. »

« Nous avons participé à l’histoire de notre pays. »

« L’enjeu pour nous, c’est de mettre l’humain au cœur du projet de société. »

« Nous plaçons notre anniversaire sous le double signe de l’humain et de la planète. »

 

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Retraités cheminots : soutenez ces jeunes qui défendent ce dont vous avez hérités de vos aînés et parfois même amélioré par vos luttes

Posté par jacques LAUPIES le 6 janvier 2020

 

Samedi, à Paris, les participants étaient gonflés à bloc. À l’image d’une institutrice	: «	Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP	?	» Pierrick Villette

Samedi, à Paris, les participants étaient gonflés à bloc. À l’image d’une institutrice : « Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP ? » Pierrick Villette
 

GRÈVE. « ON NE LÂCHERA PAS, LE GOUVERNEMENT DOIT NOUS ENTENDRE ! »

Lundi, 6 Janvier, 2020

De nombreux rassemblements ont eu lieu ce week-end partout en France pour exiger la suppression de la réforme du système de pension par points. À Paris et à Lyon, les manifestants témoignent de leur détermination à tenir et à relancer le mouvement.

 

Les vacances de Noël n’auront pas eu raison de la mobilisation : un mois après le début du mouvement contre la réforme des retraites, les grévistes entendent redonner un second souffle à la lutte dès aujourd’hui, la journée d’action de jeudi en ligne de mire. Une perspective qui semble d’autant plus crédible que le soutien populaire reste fort. Un sondage Odoxa publié par le Figaro et France Info, vendredi, montre que 61 % des personnes interrogées se disent toujours favorables au mouvement et 75 % des répondants estiment que le gouvernement doit retirer son projet (29 %) ou abandonner le principe de l’âge pivot à 64 ans (46 %). Cette dernière question demeure un point de fixation pour la CFDT, dont le numéro un Laurent Berger devait s’exprimer hier soir sur France 2.

Ce week-end, encore, les initiatives n’ont pas manqué un peu partout en France. « Nos luttes ont construit nos droits. Nos résignations les détruiront. » Inscrite au feutre noir au dos de son gilet jaune, cette citation-manifeste en dit long sur sa détermination. Pierre, graphiste de 57 ans, a donné rendez-vous à un copain aux abords de gare de Lyon pour défiler ce samedi dans les rues de Paris. Pierre commence à avoir une certaine habitude de l’exercice : il a participé à toutes les marches de gilets jaunes depuis le 24 novembre 2018 et à bon nombre de manifestations en faveur des retraites. « Je travaille en free-lance, donc je suis assez disponible ! lance-t-il dans un sourire. Et je serai de nouveau dans les rues le 9 janvier : si on lâche maintenant, c’est fini. On sait pourquoi Macron est là, il veut liquider tous nos acquis sociaux et niveler la société vers le bas. C’est contre son projet ultralibéral que je me bats. » Ce samedi, plusieurs milliers de personnes (environ 10 000, selon la CGT), dont de nombreuses chasubles fluo, ont marché dans les rues de la capitale. Une manière de « continuer à souffler sur les braises de la colère en cette veille de rentrée », selon l’un des organisateurs.

« On nous force à travailler plus dans des conditions dégradées » 

Les manifestants se disaient gonflés à bloc, à l’image de Katia, institutrice à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), en grève reconductible depuis le 5 décembre et fermement décidée à continuer : « J’ai repris le boulot une journée seulement pour souhaiter bonnes vacances à mes élèves ! Cette réforme des retraites est la goutte d’eau de trop. On nous force à travailler davantage dans des conditions qui se dégradent. Vous m’imaginez faire cours à 67 ans devant ma classe de CP ? » Katia avoue que la grève commence à peser sur ses finances et celles de ses collègues : « On a démarré une caisse de grève dans l’établissement, on sait que ça ne sera pas miraculeux mais ça permettra de venir en aide aux plus en difficulté. Je pense notamment aux collègues en début de carrière, payés 1 500 euros par mois, et aux parents divorcés. » Pour s’en sortir, les grévistes se ­débrouillent comme ils peuvent. Christian, technicien de réseau chez GRDF, raconte que des collègues et lui font grève durant la journée mais travaillent certaines nuits, pour compenser le manque à gagner : « Les heures de nuit sont payées double, mais le boulot est dangereux, explique-t-il. On intervient sur les incendies ou les fuites de gaz… Mais c’est une façon de limiter l’impact de la grève (sur la fiche de salaire – NDLR)  ! D’autant que nous ne roulons pas sur l’or, contrairement aux clichés : je gagne 1 470 euros par mois. » Tous les manifestants rencontrés par l’Humanité le confirment : l’actualité récente alimente leur colère et les incite à poursuivre la mobilisation. La polémique soulevée par la proximité entre le fonds d’investissement américain BlackRock et le pouvoir en place, par exemple, n’est pas retombée. « Quand ils décorent le patron français de BlackRock (Jean-François ­Cirelli a récemment reçu la Légion d’honneur –NDLR), c’est de la provocation pure et simple, s’agace Katia. Macron doit comprendre qu’à force de prendre les gens pour des cons il va se mettre tout le monde à dos. »

« La volonté de repartir en reconductible chez les profs »

À Lyon, plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés vendredi devant le palais de la Bourse, en plein centre-ville. « Trente jours, ça fait long, et forcément on pense à la paye de janvier, vu que la plupart des jours d e grève de décembre seront retenus à ce moment-là », explique Denis, cheminot syndiqué à la CGT. « Mais on met en place des caisses de grève locales. Et puis, d’ici à fin janvier, on aura gagné ! » assène-t-il tout sourires. Même « sérénité » du côté de Frédérique, enseignante en collège syndiquée à SUD.

« Il y a une volonté de repartir en reconductible chez les professeurs. Il faut que le gouvernement comprenne qu’on ne lâchera pas et qu’il doit nous entendre », affirme-t-elle. Toujours mobilisés malgré huit mois de conflit, les hospitaliers prévoient de se relancer dans des actions interprofessionnelles dès aujourd’hui. Et ce malgré l’assignation de nombreux grévistes « parfois de manière illégale », explique Marc Auray, délégué CGT à l’hôpital psychiatrique du Vinatier. « Ça va repartir », ne doute pas non plus Jean-Luc, intérimaire dans le BTP de 59 ans et gilet jaune de Lyon centre. « Tout le monde est touché, alors le 9, on sera encore dans la rue », annonce-t-il. La semaine sociale promet d’être chaude.

Cyprien Boganda (à Paris) et Loan Nguyen (à Lyon)

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Un petit mot à propos des municipales…On ne se bouscule pas au portillon de Tarascon!

Posté par jacques LAUPIES le 5 janvier 2020

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DSC_0177-contre la suppression des services publics  DSC_0169-une pause sur le cours Aristide Briand  DSC_0179-La Marseillaise et l'internationale et on cherche le maire

 

Tarascon va devoir se doter d’un Conseil Municipal au mois de mars donc dans peu de temps.

Sont donc à annoncer les candidatures de la liste du Maire sortant Lucien LIMOUSIN, celle de son opposante principale Valérie LAUPIES.

Le premier dont les attaches à droite sont bien connues, la seconde en rupture avec le RN  et qui se présente sans étiquette pourraient avoir affaire à un autre candidat Jean-Guillaume Remise  qui porte les couleurs du RN. Ce dernier n’ayant aucune attache particulière locale est comme on dit « parachuté » et tenterait de constituer une liste.

Grande absente pour l’instant  la gauche va donc laisser un champ qui, bon an mal an, représente à peu près 25  % des votants. Le parti Communiste s’est dit prêt à soutenir et participer,à une telle liste à gauche qui va,selon les dernières présidentielles en gros de Lutte Ouvrière (Nathalie ARTAUD)  au Parti Socialiste (Benoit HAMON)  en passant par le NPA (Philippe POUTOU) La France Insoumise et le PCF (Jean Luc MELENCHON)

Certes les résultats des élections présidentielles ne sont pas le reflet exact de ce que représente une élection municipale mais, dans une situation de crise sociale et politique, telle que nous la vivons depuis plus d’un an, des aspirations populaires non satisfaites (Gilets jaunes et travailleurs sous influence CGT et FO notamment) peuvent catalyser un électorat de gauche tout entier opposé à la réforme des retraites et à la politique gouvernementale  qui ne sont pas sans conséquence néfaste sur la vie municipale.

Ce ne sont pas les trois candidatures annoncées qui vont solutionner la question sociale à Tarascon l’une des villes les plus frappées par la pauvreté de sa population. 

La plupart d’entre elles spéculant sur la nécessité de mesures sécuritaires répressives, se plaignant d’une présence  d’une population immigrée envahissante avec les épiphénomènes que cela provoque. Mais personne ne semble déterminé à utiliser les solutions préventives : développement de logements accessibles avec la construction de logements sociaux et l’encouragement conséquent  à la rénovation privée, soutien fort à la jeunesses en localisant des formations professionnelles de nature à répondre à une demande forte de la jeunesse, transports gratuits, maintien des services sociaux et publics locaux (Sécurité sociale, impôts, etc.) Soutiens divers aux personnes âgées et initiatives favorisant le maintien à domicile et l’accession aux foyers-logement et aux EPAD

Mais Tarascon, comme disait Daudet, c’est un peu la France et une municipalité digne de ce nom doit aussi se déterminer par rapports à une politique  de soutien aux collectivités locales dont l’état se désengage  constamment, réduisant les dotations financières et œuvrant à la création de métropoles qui éloigneront le citoyen des pouvoirs de décision.

La gauche absente  ce ne sont pas les liste actuellement présence qui répondront à ces besoins.

Nous l’avons souligné et dit à des représentants locaux des principales organisations de cette gauche afin qu’elles fassent un effort de concertation et affirment leur volonté de combattre les droites fussent elles sans étiquette, pour la circonstance, de la droite réformiste (LR) ou macronienne (LREM)

Comme nous l’avons constaté : silence radio ! Mais le Parti Communiste est disponible pour assurer son soutien et sa participation à une liste d’union républicaine et sociale ! Qu’on se le dise !

 jacques.laupies@orange.fr

 

 

 

 

 

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