• Visiteurs

    Il y a 3 visiteurs en ligne
  • Méta

  • avril 2020
    L Ma Me J V S D
    « mar    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • le rouge et le jaune

    SSC_0193-3

  • pourquoi mourir ?

    DSC_0455-1

  • sexo

    sexo

Ca vous étonne ? Moi pas : après avoir pleuré sur le déficit organisé de la sécu, réduit les services publics de santé on s’en prend au code du travail une fois de plus ! Il y a les promesses du Président de rétablir les choses, passée la crise ? Oui mais les patrons seront là pour vous demander des sacrifices pour redresser la situation…

Posté par jacques LAUPIES le 26 mars 2020

 

Les mesures annoncées par Édouard Philippe, en faveur des entreprises, sont autant de portes ouvertes aux régressions sociales. © F. Mori / Pool via Reuters

Les mesures annoncées par Édouard Philippe, en faveur des entreprises, sont autant de portes ouvertes aux régressions sociales. © F. Mori / Pool via Reuters
Mercredi, 25 Mars, 2020

GOUVERNEMENT. DES ORDONNANCES À LA RESCOUSSE DES PATRONS

Au prétexte de la préservation des entreprises et de l’emploi, les mesures proposées mercredi en Conseil des ministres sécurisent surtout les employeurs, avec force dérogations au droit du travail.

 

Si le ton était donné dès dimanche avec l’adoption par le Parlement de la loi sur l’état d’urgence sanitaire, les ordonnances passées ce mercredi en Conseil des ministres ont précisé les contours des régressions sociales qui se profilent pour les salariés. Pour les confinés, les congés payés et les RTT semblent menacés, tandis que, pour ceux qui continuent de faire tourner les entreprises et services jugés essentiels, le temps de travail risque de s’allonger, les exposant un peu plus aux risques de contamination.

La limite du temps de travail explosée dans les secteurs cruciaux

C’est une grande violence faite au Code du travail. Le gouvernement a annoncé des dérogations de grande ampleur aux limites acquises de temps de travail, quotidien comme hebdomadaire. Cela va concerner les « secteurs d’activités particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation et à la continuité de la vie économique et sociale », dit l’ordonnance, mais la liste ne sera publiée par décret que plus tard. Sur la base du précédent de février qui décrivait les secteurs « essentiels », on peut avancer que l énergie, les télécoms, la logistique, les transports, la santé ou encore l’agroalimentaire seront concernés.

Aujourd’hui limité à 44 heures en moyenne sur une période de 12 semaines, les entreprises de ces secteurs pourront pousser le temps de travail à 46 heures hebdomadaires en moyenne (et même 48 heures pour la pêche et l’agroalimentaire), et imposer jusqu’à 60 heures de durée maximale. Dans la même veine, le temps de travail quotidien pourra être étendu à 12 heures. Que le salarié travaille de jour mais aussi de nuit, « sous réserve de l’attribution d’un repos compensateur égal au dépassement de la durée prévue », précise l’ordonnance. Justement, les durées de repos entre deux périodes travaillées ont également été réduites de 11 heures à 9 heures. « On sera très vigilants, assure Cédric Carvalho, délégué syndical central CGT chez Orange. C’est déjà arrivé dans le cas de tempêtes que les collègues travaillent 6 jours sur 7, et jusqu’à 10 heures par jour, et je ne vous raconte pas leur état d’épuisement. Il ne faut surtout pas que cette situation d’extrême urgence soit généralisée, d’autant qu’on commence à avoir un certain nombre de techniciens en arrêt, car atteints du Covid-19. » Enfin, le travail du dimanche sera permis dans toutes ces entreprises, et ce sans accord avec les syndicats. Cette dérogation s’étend en outre aux sous-traitants de celles-ci.

L’ensemble de ces mesures concernant l’allongement du temps de travail et le non-respect du repos dominical doivent prendre fin le 31 décembre 2020 au plus tard, affirme l’ordonnance.

L’employeur pourra désormais – sous réserve d’un accord collectif dans le cas des congés payés – imposer au salarié la prise de jours de repos pour couvrir une partie de la période de confinement. Les ordonnances précisent le nombre maximal de jours pouvant ainsi être confisqués par l’employeur : six jours ouvrables au titre des congés payés, et dix jours de RTT ou placés dans un compte épargne-temps. Pour ces deux derniers cas, l’entreprise pourra décider unilatéralement de cette mesure. Et, dans tous les cas, il n’y aura plus de délai de prévenance à respecter. « Jusqu’ici, l’employeur devait respecter un délai d’un mois », a rappelé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. « Nous sommes opposés à ce qu’on puisse considérer que quelqu’un qui ne peut pas travailler parce que son entreprise est fermée, qui est confiné, privé de liberté, est en vacances. En rajoutant de l’injustice sociale à la catastrophe sanitaire, ce gouvernement montre qu’il est en dessous de tout », tacle Céline Verzeletti, secrétaire confédérale CGT, qui craint en outre que ces dispositions – sans limite de durée claire – ne se prolongent bien au-delà de l’épidémie de Covid-19. Le tout dans l’objectif que la facture soit la moins lourde possible à la fois pour les entreprises, mais aussi pour l’État, l’Unédic et l’assurance-maladie, qui vont déjà mettre la main à la poche pour l’indemnisation du chômage partiel et des arrêts maladie massifs pour garde d’enfants.

Chômage partiel, un risque d’abus des grands groupes

Parmi les mesures annoncées par la ministre du Travail, il y a la facilitation du recours au chômage partiel, considéré comme un gel temporaire du contrat. Les salaires versés aux employés qui y seront soumis s’élèveront au Smic ou à 84 % de leur mensualité nette, et seront remboursés aux entreprises par l’État. Celles-ci ont 30 jours pour déposer des demandes. Selon Muriel Pénicaud, 37 000 ont déjà déposé des dossiers, dont la moitié de TPE, ce qui concerne potentiellement 760 000 salariés. Ceux-ci n’ont pas de démarches à faire. Nouveauté, le chômage partiel a été ouvert à certains travailleurs, comme les aides à domicile ou les assistantes maternelles, qui n’y avaient pas droit jusqu’ici. Les indépendants et autoentrepreneurs en sont, eux, toujours exclus. Les intérimaires et les saisonniers, notamment ceux qui œuvrent dans les stations de ski, toutes fermées, peuvent également profiter du chômage partiel jusqu’à la fin de leur mission.

Si la mesure peut rassurer certains salariés, elle fait aussi appel d’air pour certains patrons avides d’argent public. Ainsi, le PDG de SFR a annoncé que 60 % de ses salariés allaient être mis en chômage partiel, alors que son activité est considérée comme « essentielle ». « SFR ferait prendre en charge par la solidarité nationale les salaires, (…) alors que les opérateurs télécoms font partie des entreprises les moins impactées par la crise », dénonce un communiqué commun de la CGT et SUD SFR, qui appelle en revanche le groupe à « socialiser ses bénéfices ». Interrogée sur ce risque, Muriel Pénicaud a assuré être « dans un processus de confiance a priori, qui n’exclut pas le contrôle a posteriori », insistant sur le fait que « l’activité doit continuer en télétravail dès que c’est possible ».

Concernant les intermittents du spectacle, dans l’incapacité de travailler, la ministre a assuré que, comme pour les chômeurs (voir encadré ci-dessous), leur situation serait gelée afin de ne pas risquer de perte de droits injuste pour cause de confinement.

Sur les cinq ordonnances relatives aux affaires sociales, Édouard Philippe a annoncé certaines mesures visant à « la protection des plus vulnérables ». Ainsi, les droits aux minima sociaux, comme le RSA ou l’allocation aux adultes handicapés (AAH) seront « préservés et poursuivis pendant toute la période de confinement ». Idem pour les allocations chômage des demandeurs d’emploi arrivant en fin de droits. Les ordonnances actent également la prolongation de la trêve hivernale des expulsions locatives « jusqu’au 31 mai », et l’interdiction des coupures d’énergie dans la période en raison de non-paiement, a précisé le premier ministre.

 

Ca vous étonne ? Moi pas : après avoir pleuré sur le déficit organisé de la sécu, réduit les services publics de santé on s'en prend au code  du travail une fois de plus ! Il y a les promesses du Président de rétablir les choses, passée la crise ? Oui mais les patrons seront là pour vous demander des sacrifices pour redresser la situation... dans POLITIQUE
What do you want to do ?

New mail

 dans POLITIQUE

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Mieux vaut prévenir que (ne pas) guérir…

Posté par jacques LAUPIES le 25 mars 2020

Peu armé en arguments dans ce type de débat en cours sur le coronavirus je m’interroge sur l’absence de dépistage systématique de toutes personnes soignée pour une pathologie cardiovasculaire et atteinte de bronchite ou autre affection respiratoire ! J’ai été  placé dans cette situation et de surcroît renvoyé, après avoir vu une coronarographie annulée, vers mon cardiologue dont le secrétaire m’a indiqué qu’il m’appartenait de le contacter mi avril ! Et que lui ne le ferait pas !

Je ne me porte pas plus mal en prenant soin de faire les mille pas que conseille la sécu  mais que la police municipale suggère plus près de mon domicile. En plus…

Mais évidemment je m’interroge aussi sur la situation de milliers de personnes âgées, et pas seulement âgées, qui selon les dires des télés se trouvent découvertes positives quand la situation devient quasi irréversible…

 

 

-Didier Raoult<br />
Directeur de l’IHU Méditerranée Infection Photo GERARD JULIEN / AFP

-Didier Raoult Directeur de l’IHU Méditerranée Infection Photo GERARD JULIEN / AFP
Mardi, 24 Mars, 2020

DIDIER RAOULT : «  LES EFFETS SECONDAIRES DU DOLIPRANE SONT BIEN PIRES QUE CEUX DE LA CHLOROQUINE »

 [ mise à jour ] Le mardi 24 mars Didier Raoult a claqué la porte du Conseil scientifique réuni autour d’Emmanuel Macron. Refusant la politique de confinement, il plaide pour des moyens de dépistages massifs comme en Corée du Sud. La veille le Haut conseil de santé publique avait décidé d’autoriser l’utilisation de la chloroquine pour les formes graves du coronavirus, nous avons rencontré Didier Raoult, le chercheur et professeur de médecine dont tout le monde parle depuis qu’il multiplie les tests et utilise depuis longtemps ce médicament antipaludique, à rebours des recommandations officielles. 

Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.
 

C’est le seul endroit de Marseille où un rassemblement de plusieurs centaines de personnes est toléré. Pas franchement un rassemblement au demeurant, mais une longue file d’attente qui commence par serpenter devant l’IHU Méditerranée Infection et longe l’avenue Jean-Moulin jusqu’à l’hôpital de la Timone. Depuis que l’institut dirigé par le professeur Didier Raoult a annoncé dépister toutes les personnes se sentant « fébriles », des milliers d’habitants viennent s’y aligner. Au quatrième étage du grand bâtiment, dans son bureau de directeur, le professeur dont on parle le plus en France, membre du conseil scientifique installé le 11 mars pour « éclairer la décision publique », vient de terminer une interview téléphonique avec Libération et invite le journaliste de l’Humanité à prendre place. Seuls deux titres ont pu disposer d’un temps d’entretien avec le professeur le plus demandé de France.

Pourquoi avoir décidé de rendre accessibles largement les tests, à contresens des consignes ?

Didier Raoult J’ai une vision de médecin. Lorsqu’il y a une maladie infectieuse, on fait le diagnostic, on isole les malades contagieux et on les traite. C’est aussi simple que cela. Le rôle du politique est d’organiser le fait que ce soit possible. Quand on sait où on va, il faut l’organiser.

Pourquoi, à votre avis, le politique ne l’organise-t-il pas ?

Didier Raoult Je ne suis pas un homme de « pourquoi ». Je suis un homme de « quoi ». Parfois de « comment », jamais de « pourquoi ». Le « pourquoi » du sens de tout cela ne m’appartient pas.

Combien de personnes par jour peuvent faire le test ici ?

Didier Raoult 1 500. Soit le tiers de tous les tests effectués en France.

Concrètement, si le gouvernement voulait étendre votre jurisprudence, cela ne poserait aucun problème ?

Didier Raoult Chaque année, nous effectuons entre 250 000 et 300 000 tests de dépistage. Avec 1 500 par jour, nous ne sommes pas dans un changement d’échelle. La question est plus celle de la logistique que celle du potentiel.

Avez-vous déjà un retour sur le taux de positivité ?

Didier Raoult 10 %. L’interprétation ? Je ne sais pas. Plus vous testez de personnes, plus la maladie apparaît bénigne. Si vous testez les morts, le taux est de 100 % de mortalité. Ceux qui sont en réanimation n’auront qu’un taux de 50 % de mortalité. Plus vous étendez les tests, plus vous vous rapprochez de ce qu’est la mortalité de la maladie. Je le répète toujours, les maladies contagieuses relèvent de l’écosystème. Je peux vous dire que nous sommes de vrais écologistes. Les maladies ne produisent pas les mêmes virus dans les terres tropicales et dans les zones polaires. Les facteurs qui influencent une épidémie sont complexes et multiples et, la plupart du temps, ils nous demeurent incompréhensibles. Comment développer un modèle alors que la maladie varie en fonction de la température et de la saison ? Le printemps arrivera-t-il plus rapidement ? Pourquoi le Sras s’est-il arrêté brutalement en juillet 2003 ? Les prévisions sont délicates. Tout ce que l’on peut faire, c’est soigner les malades avec les moyens du jour. Et si demain on a mieux, on fera mieux.

Diriez-vous, au regard des données actuelles, que le Covid-19 constitue un « vrai danger » ou une « fausse alerte » ?

Didier Raoult Ni l’un ni l’autre. Il faut du temps. En 2017, il y a eu une surmortalité de 10 000 personnes en France. Constatera-t-on une surmortalité significative cette année par rapport aux 2,6 millions de morts de maladies respiratoires ? Je ne peux pas le dire. C’est imprévisible. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il s’agit d’une catastrophe sociale. Mais, pour que l’on puisse parler de catastrophe sanitaire mondiale, il faut que le coronavirus impacte les statistiques, ce que je ne peux pas vous dire aujourd’hui.

Vous revendiquez la mise au point d’un traitement à base de chloroquine. Pouvez-vous nous expliquer comment ça marche ?

Didier Raoult C’est un traitement très ancien. Il y a certainement plus de 1 milliard d’habitants qui en ont pris. Et plus un médicament a été utilisé, plus on connaît ses effets secondaires. Donc, on connaît ceux de la chloroquine. Je peux vous dire que les effets secondaires du Doliprane sont bien pires que ceux de la chloroquine. J’ai été l’un des premiers à utiliser la chloroquine pour des maladies infectieuses en dehors du paludisme, car c’est un médicament qui entre dans les cellules et modifie l’acidité de la vacuole, la bulle dans laquelle les microbes se multiplient. Cela fait un quart de siècle que nous étudions sa capacité et ses effets. Ce ne sont pas des choses nouvelles. Lorsque des scientifiques chinois ont publié, fin janvier, un article disant que la chloroquine fonctionnait contre le coronavirus, cela nous a semblé logique. C’est du bon sens pragmatique. Ça fonctionne, on continue. Il n’y a pas de débat. Après, la médecine avance, et si on trouve quelque chose qui fonctionne encore mieux, tant mieux. Ce que je dis, au fond, est assez simple : on va se faire tester et, si c’est positif, on prend un médicament qui marche. En quoi est-ce compliqué ? C’est la médecine de tous les jours.

Un scientifique n’est pas hors de la société. Que nous dit, selon vous, cette crise de notre société ?

Didier Raoult Il me semble que notre société est en pleine crise de nerfs depuis longtemps. Elle vit dans un sentiment de catastrophe permanent. Il y a une angoisse de la société qui est extraordinaire. Une vision du progrès semble s’étioler. Le vieillissement général de la société a quelque chose à voir avec cela. La moyenne d’âge influence profondément la pensée d’un monde. On se montre de plus en plus pessimistes en vieillissant et cela influence l’ensemble de la société, y compris les plus jeunes.

Didier Raoult publie ces jours-ci un livre,  « Epidémies. Vraies dangers et fausses alertes. De la grippe aviaire au Covid-19″ Editions Michel Lafon.

Christophe Deroubaix

LA CHLOROQUINE, ESPOIR ET POLEMIQUES

Mieux vaut prévenir que (ne pas) guérir... dans POLITIQUE

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Je crois l’avoir dit et répété ici la crise sanitaire actuelle n’efface pas les enjeux de classe !

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2020

20200320121423_08   20200320121423_02  20200320121423_06

Quand nous manifestions contre la loi Berger (attaque en règle contre la sécu en 1987)

Je crois l’avoir dit et répété ici la crise sanitaire actuelle n’efface pas les enjeux de classe et si je n’ai pas développé cette idée c’est que moi-même je vis un certain handicap car devenu l’une de ces personnes qualifiée de « fragile et vulnérable » privé d’une prise directe avec les réalités de la vie active, professionnelle et sociale. Bien que m’exprimant ici ce qui n’est pas négligeable en un temps ou les idées demeurent plus que jamais une arme pour faire prévaloir le sens de l’humain !

La première de ces idées étant qu’il faut à tout moment rappeler que nous vivons une lutte des classes permanente qui génère des politiques opposées : celles qui servent les dominants, les possédants à celles qui servent l’intérêt général et en particulier ceux qui offrent leur labeur, leur force de travail, à la société. En un mot ceux qui sont dépositaires de la richesse face à ceux qui la créent !

De cette prise en compte de la réalité découle le moyen de  décrypter les différentes attitudes face à telle situation qui se présente à nous, de faire ainsi l’examen critique des offres qui nous sont faites.

Perdre de vue les contradictions qui traversent la société divisée en classes est inéluctablement très dangereux pour le crédibilité de sa démarche politique.

Pour éviter cela il nous faut toujours revenir à déterminer ce que toute proposition politique peut contenir d’intérêts.de classe. Et s’il advient que ces intérêts convergent un temps revenir au passé pour juger de la sincérité des propos de chacun et plus particulièrement de ce que pourra être sa conduite à venir.

L’exemple des propositions et mesures pour combattre le corona virus,  formulées (tardivement) par le Président de la République  est éclairant de ce point de vue car il a un contenu de classe évident qui a pu un temps troubler ses opposants !

Quand un journaliste les dit étonnamment  comparables à ce que suggèrent les communistes cela doit nous mettre en garde et non seulement en « accord » ! Il oublie de dire qu’en l’absence d’un parti communiste fort 69000 lits d’hôpitaux on été supprimés ces dernières décades dont 4000 par Buzyn !

 

 

ASSEMBLÉE NATIONALE. « L’EXÉCUTIF S’ARROGE LES PLEINS POUVOIRS »

«	L’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années.	» Thomas Martin

« L’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années. » Thomas Martin
Lundi, 23 Mars, 2020

Le secrétaire national du PCF et député du Nord, Fabien Roussel, dénonce un gouvernement « obnubilé par la poursuite de l’activité économique ». Entretien.

 

Vous vous êtes opposé, ce week-end à l’Assemblée nationale, à l’adoption de la loi du gouvernement qui crée un état d’urgence sanitaire. Ce nouvel état d’exception pose-t-il un problème démocratique ?

Fabien Roussel La démocratie pourrait être un outil au service de la lutte contre l’épidémie parce qu’elle permet de prendre des décisions partagées dans la transparence et de construire une sorte de concorde nationale. Mais ce n’est pas le choix qu’a fait ce gouvernement. Nous avons proposé de créer un comité d’urgence nationale réunissant des membres de l’exécutif, le comité scientifique, les associations d’élus locaux, les syndicats, pour régulièrement prendre les décisions qui s’imposent. Non seulement cette proposition a été rejetée mais, avec l’état d’urgence sanitaire qu’il crée, le gouvernement s’arroge les pleins pouvoirs. Nous n’avons pas voté ce texte qui prévoit, en outre, 43 ordonnances sur des mesures économiques et sociales très importantes.

Parmi ces ordonnances, figurent les autorisations à déroger au Code du travail. Est-ce un précédent dangereux ?

Fabien Roussel C’est une menace, d’autant que ces dérogations sont prévues pour une durée indéterminée. Pas seulement pendant l’état d’urgence mais jusqu’à la sortie de la crise sanitaire qui se poursuivra au-delà de cette période. Lors d’une telle crise, avec une partie de l’économie à l’arrêt total, qu’il y ait des mesures exceptionnelles à prendre peut se comprendre. Les Français sont prêts à faire des efforts. Le monde du travail est d’ailleurs en première ligne, 40 % des travailleurs sont au front et 45 % sont obligés de travailler alors que leur activité n’est pas indispensable. Nous demandons que cet élan de solidarité soit celui de toute la société. Qu’il associe les multinationales, les banques, les assurances…

Le Parlement a également validé un projet de loi de finances rectificative. Ses dispositions sont-elles à la hauteur de l’urgence et du « quoi qu’il en coûte » lancé par le chef de l’État ?

Fabien Roussel Même s’il est insuffisant, nous avons voté ce texte qui débloque 45 premiers milliards d’euros parce que ces mesures sont attendues. Mais le gouvernement aurait dû aller plus loin pour soutenir les salariés et l’économie, pour préparer le jour d’après. Nous avons notamment demandé que tous les salariés en chômage partiel perçoivent 100 % de leur salaire. Avec l’absence des primes ou pourboires et les dépenses supplémentaires en nourriture, eau, électricité, la baisse du pouvoir d’achat va déjà être très importante. Nous attendons aussi les 2 milliards promis pour les hôpitaux publics qui ne savent toujours pas sur quel budget ils vont pouvoir se financer. Nous avons également proposé de mettre à contribution les compagnies d’assurances comme les grandes fortunes, de contraindre les banques à prêter à taux zéro, d’obtenir des injections de liquidité par la Banque centrale européenne… Sans succès. Ce gouvernement et l’Union européenne restent dans leur logique libérale. Mais ces questions demeurent à l’ordre du jour.

Lors de ses allocutions, Emmanuel Macron a estimé qu’il faut interroger le « modèle de développement (…) qui dévoile ses failles au grand jour ». Qu’en pensez-vous ?

Fabien Roussel Emmanuel Macron découvre enfin les services publics et leur utilité. Il n’est jamais trop tard. Mais, en réalité, le gouvernement ne discute pas de ces ruptures à opérer. Il est obnubilé par la poursuite de l’activité économique alors que les mesures de confinement les plus strictes doivent être prises, comme l’ont fait d’autres pays. Des milliers de vies sont en jeu, chaque heure compte. La France ne doit pas attendre plus longtemps. En parallèle, il faut bien sûr débattre dès maintenant de la sortie de crise. Mais l’avenir devra se construire en rupture avec le modèle économique sur lequel nous vivons depuis tant d’années. Car à la crise économique qui se profile va s’ajouter une crise financière annoncée dès avant le coronavirus. C’est une France qui permette à chacun de vivre dignement, de répondre au défi écologique, qu’il faut reconstruire.

Les conditions dans lesquelles le second tour des élections municipales a été reporté vous satisfont-elles ?

Fabien Roussel Nous avons pu trouver des solutions permettant d’entériner les résultats des listes ayant gagné au premier tour et d’organiser au plus vite les seconds tours, en juin si les circonstances le permettent. Reste qu’avec ses 35 000 communes, la France est le seul pays d’Europe doté de 500 000 élus locaux. Ils sont indispensables dans la lutte contre le virus pour organiser les solidarités et le confinement, faire vivre le service public… Nous demandons que les communes bénéficient d’une aide financière le plus rapidement possible.

Vous avez lancé un appel à faire vivre la solidarité. Quel rôle les communistes ­entendent-ils y jouer ?

Fabien Roussel Avec nos élus et nos militants, nous avons décidé de rester un parti mobilisé dans cette période de crise. Nous avons fait appel à tous nos adhérents pour mettre en place les solidarités nécessaires dans chaque ville et chaque village. Tout comme nous avons mis en ligne une plateforme pour recenser, partager et démultiplier toutes les belles initiatives organisées par les élus.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Je crois l'avoir dit et répété ici la crise sanitaire actuelle n'efface pas les enjeux de classe ! dans POLITIQUE
What do you want to do ?

New mail

 dans POLITIQUE
What do you want to do ?

New mail

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Je reçois par mail l’intervention de F Boccara le 16 mars au CEN du PCF. Elle contient des idées pertinentes à connaitre…

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2020

Intervention au CEN du PCF, lundi 16 mars 2020 – Frédéric Boccara (élargi aux parlementaires et « grands élus ») Je voudrais commencer par le coronavirus, car cette question surplombe tout.

  1. La gravité

D’abord il faut qu’ici on se dise des choses précises sur la gravité.

  1. Quelques chiffres.

Le virus semble 10 à 20 fois plus mortel que la grippe (1% à 2% de décès contre 0,1%) et son taux de contagion est très fort. Sa diffusion est donc très rapide. En France, d’après les informations dont je dispose, le nombre de décès progresse de 30% par jour, en moyenne. Je vous invite à faire le calcul : +30% par jour cela donne une multiplication par 14 en 10 jours et par 190 en 20 jours. C’est cela une courbe exponentielle. Et, au-delà des 20 jours, c’est ahurissant… ! Le nombre de morts passerait donc de 137 (chiffres annoncé dimanche) à 2.000 morts dans 10 jours… et 26.000 morts dans 20 jours. Et bien plus ensuite. Le nombre de malades sous-jacents peut être reconstitué en appliquant le taux de 2% de décès. Il suffit de multiplier par 50 (l’inverse de 2%) : soit 27.000 malades en 10 jours, et 112.000 dans 20 jours. C’est énorme !! Mais si les décès n’augmentent plus que de 15%, soit moitié moins vite, alors le nombre de morts est divisé par 10 dans 20 jours !! D’où l’importance du confinement, mais aussi des mesures de prévention, de détection… et d’agir au plus vite.

  1. Mode opératoire

De ce que j’ai compris, il agit sur les poumons1, d’où les détresses respiratoires. Et comme c’est un virus, tant qu’on n’a rien trouvé, il faut aider le corps à construire lui-même ses défenses (c’est d’ailleurs le principe même d’un vaccin). Et c’est justement ainsi que sont utilisés les respirateurs artificiels2 : on met la personne sous sédation, il faut donc le respirateur, alors un certain nombre de fonctions sont ralenties et le corps peu organiser son combat et trouver ses défenses contre le virus. Cela permet donc de sauver complètement un nombre important de gens. D’où l’importance des respirateurs, ainsi que des réanimateurs (car il faut des personnes qualifiées autour de quelqu’un en respiration artificielle) … et l’importance du chiffrage des besoins !!! Par ailleurs : malgré l’arrivée du printemps, et le réchauffement de l’atmosphère, il ne semble pas que le virus faiblisse. Mis là-dessus, il faudrait en savoir plus.

  1. Premières mesures
  • Le report des élections est à demander et soutenir, j’ai d’ailleurs demandé que ce report soit exigé dans notre déclaration dès notre réunion de dimanche soir. Cela a été refusé. On a tergiversé. Du coup, on est suiviste. On réagit après coup.
  • Et il faut des mesures importantes. Nous sommes, nous devons être dans une véritable « guerre sanitaire », même si cela m’ennuie que, publiquement, ce soit M. Le Pen qui ait employé ce terme la première. Cela doit avoir des conséquences importantes, pas seulement au niveau de la répression des comportements « à risques »… !
  • Et nous avons mis, ici, du temps à l’accepter. Il faut que les camarades ici présent sachent que la commission économique, avait rédigé une note très tôt, et proposé un communiqué de presse finalisé pour le parti, proposant une série de mesures (sur les aspects économiques + le retrait de la réforme des retraites) dès mercredi dernier, soit avant la première intervention de E. Macron. Sa publication n’a pas été jugée utile, ni nécessaire.
  • Il faut porter un certain nombre de mesures, comme des exigences. j’y reviens dans un instant.

2. Un révélateur Le coronavirus est un révélateur de la double fragilité du système : sanitaire et économique, les deux étant profondément liées. Il est aussi révélateur de l’irresponsabilité de nos dirigeants politiques, au premier plan desquels E. Macron et E. Philippe. Car pourquoi est-on intervenu trop tard ? Parce qu’ils étaient avant tout inquiétés par la possible panique … des marchés financiers !! Parce qu’ils voulaient avant tout que l’on continue à travailler… pour rapporter du profit !! Nous avons pourtant le contre-exemple des chinois qui n’ont pas hésité à suspendre l’activité et la production… dans une province, le Hubei, à peu près aussi peuplée que la France et dans une ville, Wuhan de taille comparable à l’Ile de France ! Au contraire, ils émettent des injonctions paradoxales : « pas de problèmes, vivez comme avant » un jour. Et le lendemain « fermez les écoles » et en même temps : « allez voter » ! C’est une grande violence symbolique. Cela crée de la tension et un discrédit de la parole politique. On ne peut pas exclure, d’ailleurs un élément politicien dans le choix d’avoir maintenu les élections, même si le moment n’est pas à polémiquer. Ils n’ont pas hésité à ajouter une crise politique aux deux crises, économique et du coronavirus. On assiste à une faillite des élites. Il y a un côté juin 1940. Et nos dirigeants ont toujours un temps de retard, … alors qu’on devrait profiter de l’exemple chinois3. Sur le fond économique et politique, nous l’avons écrit dans notre note de la commission éco et dans une note mise en ligne sur le site des atterrés, le corona-virus est un catalyseur pas une cause de la crise. Le ralentissement était déjà largement engagé. La cause n’est pas non plus la « mondialisation » en soi de façon vague. Sinon, il suffirait de « démondialiser » et fermer les frontières. Au contraire, il faut beaucoup plus de coopération, voire de co-production, mondiale. Mais suivant une tout autre logique. La crise économique, est due à la suraccumulation de capital financier qui fait que d’une part tout explose à la moindre étincelle, d’autre part c’est l’austérité à tous les étages et toute la société est en sur-tension, sans stocks suffisants, voire désorganisée.

 

3 – Quelles mesures exiger ? Il faut mener une véritable « guerre sanitaire ». Mais Macron et E. Philippe nous disent « bossez ! Démerdez-vous pour ça avec le télé-travail » et « on vous réprime si vous sortez de chez vous » !! C’est l’idéologie néo-libérale dans toute sa folie : le marché atomisé et l’Etat répressif ! Pas touche aux entreprises !!

  • Il ne faut pas de second tour des municipales

Guerre sanitaire :

  • Il faut informer, concerter, expliquer publiquement.
  • L’armée doit être utilisée à autre chose que la répression : assistance au système de santé (il y a des médecins dans l’armée), et logistique4
  • Il faut exiger l’arrêt de la production, des activités économiques non vitales5 : santé, alimentation, commerce, électricité-énergie, ordures, etc. A déterminer, d’ailleurs
  • Même chose pour les scolaires et étudiants : stop. Décréter 15 jours de congés, le temps que tout le monde « atterrisse » et que les esprits soient prêts à étudier.
  • Il faut mettre des moyens financiers massifs mais pas à l’aveugle. Nous avons abordé ce point dans la note de la commission économique, mise en ligne sur le site d’Economie & Politique6, depuis nous avons encore avancé :
    • Intervention de la BCE pour les services publics et pas pour la croissance financière
    • Soutien immédiat aux trésoreries des PME/TPE, commerces et artisanat… mais pour les salaires et le pouvoir d’achat, par un crédit à 0%. La BCE et les banques doivent jouer leur rôle !
    • Elargissement du dispositif de chômage partiel à 100 % du salaire, et sans plafond
    • Interdiction des licenciements dans les grandes entreprises et grands groupes, notamment celles des secteurs qui subissent le plus la crise, conditionner les aides bancaires et budgétaires au maintien de l’emploin
    • Mobilisation des trésoreries des grands groupes pour les délais de paiement des PME/TPE
    • Soutien au pouvoir d’achat des gens : outre les salaires (cf. ci-dessus), suspendre les remboursements d’emprunt sur demande des ménages, ou des TPE/PME, commerces, artisans, auto-entrepreneurs, blocage des prix de première nécessité et des autres dépenses pré-engagées,
    • Appuyer les personnels de santé : il faut des lits, de l’argent quand même (même si on perçoit que c’est avant qu’il en fallait, pour qu’il ait le temps de se transformer en personnes formées, en équipements, en places d’hôpital…), peut-être construire des hôpitaux (les chinois en ont construit 14 dans le Hubei, pour isoler correctement les malades…), réquisitionner les cliniques privées (est-ce fait ?), former en urgence aux soins simples, peut-être former aux soins intensifs et à la réanimation les médecins non spécialistes ? Mobiliser les laboratoires d’analyse médicale, … Il faut mobiliser tous les moyens possibles pour le système de santé
    • Mobilisation et coordination : il faut des structure de mobilisation et de coordination dans les départements, les régions, vraiment efficaces et émanant vraiment des personnels de santé, non technocratiques, centrées sur le fond et les contenus, pas sur l’argent et l’austérité (au contraire des ARS)
    • Mobiliser le système productif, en France et en Europe pour produire :
      • Des masques
      • Des respirateurs artificiels
      • De l’oxygène
      • Des tests 7

Nous avons besoin de savoir quelle production est possible, en combien de temps ? Peut-on l’augmenter ? Pour cela quels investissements ? Quelles entreprises proches de la filière pourraient en produire. Quelle mobilisation du BTP et des autres secteurs ou pays pour construire les équipements et machines productives ? Bref, c’est tout une coordination et planification économique qu’il faut organiser, en lien avec les « forces vives », et pilotées par les besoins, c’est-à-dire par le système de santé, les soignants, y compris au niveau européen, en coopération. Bref, comme en temps de guerre, une sorte de réquisition ! On voit bien que ce que font les entreprises est une grande question politique, et qu’il faut mettre vite en place politiquement des moyens d’action sur elles… ! Par d’autres critères que le profit et la rentabilité.

  • Il faut organiser, planifier, évaluer, de façon concertée et démocratique. Car il est hors de question de ne pas agir démocratiquement ! Bien au contraire, il faut une nouvelle démocratie.
  • Et puis pour réunifier le pays, il faut retirer la réforme des retraites

4 – Le CEN et la Direction nationale Nous avons un problème de fonctionnement. J’ai demandé dès jeudi une réunion du CEN pour discuter sur report des municipales ou non. Personnellement j’étais pour. Mais la question n’est pas là. La question est une question de fonctionnement. Nous n’avons pas discuté en amont de cette question politique majeure. Du coup dimanche, nous avons été pris de court pour décider ce que nous mettions ensuite dans le communiqué sur le report du second tour. Sans compter que nos camarades qui ont fait la campagne n’ont rien eu à leur disposition sur ce sujet pour aborder ce sujet avec les citoyens (hormis la note quasi confidentielle de la commission éco) … Il n’y a pas d’instance collective identifiée, de dimension intermédiaire entre 40 membres du CEN et un seul secrétaire national. Cela ne va pas. J’ai dès le congrès et sa préparation alerté dessus, mais pas publiquement pour ne pas déstabiliser la mise en place de la nouvelle direction nationale. J’ai demandé la constitution d’un secrétariat national collectif de 5 à 7 membres. Il faut en effet des décisions collégiales, et par des instances identifiées, dans un format viable. Cette instance doit émaner du CEN, organe statutaire, et être désignée par le CN. Nous pouvons faire mieux que les statuts mais pas « à côté » ou à la place. Par ailleurs, il faut dialoguer avec nos camarades de la santé. Pour ma part, j’ai consulté dimanche des camarades médecins, sûrement pas assez, mais quand même. Il n’est d’ailleurs pas normal que la commission santé-protection sociale n’ait pas été contactée. Nous pourrions en consulter plus et de façon plus construite… dans un parti où un membre du Comité Central du PCF a été directeur de l’OMS au début des années 1980 !! (Jacques Roux, professeur de médecine, ancien du cabinet de Jack Ralite).

 

5 – Les élections municipales On observe une sanction de LREM et une prime aux maires en place plus forte que d’habitude (renforcée par la crise du corona-virus, et peut-être aussi par le sentiment d’un excès de « dégagisme » dans les consultations électorales récentes). Nos résultats sont contrastés : bons dans certains endroits, (par exemple : Nord, Pas de Calais, Bobigny, Ivry, …) moins bons et avec une charge symbolique dans d’autres, et parfois décevants sans être mauvais dans d’autres endroits. Je ne développe pas. Ce n’est pas le moment. Pour les Verts, il faut faire attention : ils ne sont pas les gagnants que l’on dit. C’est surtout lorsqu’ils sont dans l’union de la gauche qu’ils font de bons résultats. Il nous faut faire attention au fait que, le soir des élections, deux intervenants ont adopté une posture de chef d’Etat : E. Macron (bien sûr) et Marine Le Pen. Il va falloir analyser cela, dans la perspective de notre candidature aux présidentielles. Je ne suis pas d’accord avec l’idée que le FN/RN recule. Plutôt, il n’engrange pas les progrès attendus, mais se maintient. Donc très haut ! Les militants communistes se sont battus. Très bien battus et démenés. Il y a un basculement qui a continué dans la mobilisation du corps militant. Dans ce que nous appelons les « gestes militants ». Mais nous avons un problème de visibilité du PCF. Et donc le sentiment qu’il a manqué un appui « du national », comme disent les camarades. Le manque de politisation des municipales aurait dû être beaucoup plus compensé par des interventions politiques nationales. Nous y reviendrons à froid collectivement. Nous avions la responsabilité de politiser beaucoup plus le lien au mouvement social sur les retraites (j’avais demandé en CN 100 débats sur les retraites8) et, en fin de période, sur le corona-virus.

 

6 – La déclaration Je la trouve timide et elle devrait inclure des exigences précises de notre part. Telles celles que je viens d’avancer. Je ne suis pas d’accord avec l’idée « d’union sacrée », ni avec celle d’une instance de décision spécifique et nouvelle. Surtout pas. Nous devons garder notre liberté d’expression et de parole. Nous ne devons pas être suivistes : mais porter des exigences, sans polémiquer. Simplement exiger, par esprit de responsabilité sur ce qu’il faut faire si ce n’est pas fait par le gouvernement.

  • Il peut y avoir une instance de concertation purement consultative entre les forces politiques et le gouvernement. Je ne sais pas s’il faut demander d’y inclure les organisations syndicales. Pour ma part, je suis très réservé là-dessus. Ne mélangeons pas les genres. Attention à l’intégration.
  • Il y a les institutions existantes qu’il faut conforter, même en mode restreint et avec des « délégations » : le Gouvernement, c’est lui qui décide, le Parlement. Pour les organisations syndicales, il y a le CESE, pour lequel il faut réclamer une place spécifique dans la concertation qui va s’installer. Et il y a le niveau territorial avec les préfets (régions, départements).
  • Les partis doivent garder leur liberté de critique de débat et de parole
  • En revanche, les élus de la République, comme les maires communistes ou président de département, c’est autre chose. Ils me semblent qu’il est normal qu’ils se mettent au service de l’effort national. Et ils l’ont déjà fait. Avec des initiatives positivement remarquées. C’est notre culture.
  • Nous pourrions aussi proposer, comme dans le communiqué de mercredi, de mettre en place des instances démocratiques de la mise en œuvre de des dispositions ci-dessus et de suivi et contrôle du crédit, sous l’égide des conseils régionaux et des CESER, avec l’appui des services de l’Etat, qui pourraient être saisies par les représentants des salariés ou les élus, représentants de la population ;

 

(je n’ai pas voté la déclaration, je me suis abstenu)

1 Plus précisément détruit les cellules qui permettent l’échange d’oxygène avec le sang
2 De même que l’oxygène
3 Sachant qu’on a agi trop tard… malgré l’exemple chinois (Wuhan = Paris, le Hubei = 58 millions d’habitants, à peu près la France). Ceci malgré la situation dans l’Oise (qui fait quasi partie de la région parisienne). Et avec des choses incompréhensibles concernant les transports en commun parisiens.
4 Intervention faite avant les annonces d’E. Macron de lundi soir 16 mars
5 Depuis, j’ai appris par des contacts syndicaux directs que c’est ce que de nombreux syndicalistes exigent, notamment dans l’industrie
6 www.economie-et-politique.org
7 Des vêtements pour le personnel de santé (comme hier les uniformes des soldats)
8 Le PCF est sorti des « radars » médiatiques, comme parti national avec un apport original, à partir du moment où nous avons fait passer la plate-forme commune avec le PS et les autres forces, devant nos propres propositions et devant l’Appel du 16 décembre pour une réforme de progrès social initié avec une 100 aine d’acteurs syndicaux, intellectuels, économistes et associatifs.
Je reçois par mail l'intervention de F Boccara le 16 mars au CEN du PCF. Elle contient des idées pertinentes à connaitre... dans POLITIQUE
 dans POLITIQUE
What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

ASSEMBLÉE. LE POUVOIR S’ATTAQUE AU CODE DU TRAVAIL EN PLEINE ÉPIDÉMIE. LE DÉBAT PARLEMENTAIRE EN DIRECT.

Posté par jacques LAUPIES le 22 mars 2020

 

AFP

AFP
Vendredi, 20 Mars, 2020

ASSEMBLÉE. LE POUVOIR S’ATTAQUE AU CODE DU TRAVAIL EN PLEINE ÉPIDÉMIE. LE DÉBAT PARLEMENTAIRE EN DIRECT.

Sous couvert de lutte contre le coronavirus, le gouvernement est en passe de faire voter des ordonnances qui permettront à certaines entreprises de revenir sur la durée légale du travail, sur l’acquisition et les prises de congés payés, et sur les réunions des instances représentatives du personnel. Suivez le débat en direct ici 

 

L’épidémie de coronavirus bouleverse notre fonctionnement économique, social et démocratique. Elle offre à terme l’occasion de repenser globalement nos modèles. Sauf qu’il y a plusieurs façons de vouloir changer le monde… Le gouvernement, dans son projet de « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 », compte s’en prendre aux 35 heures, à la durée légale du travail, à la liberté de prendre ses congés payés et aux instances représentatives du personnel (IRP).

Il dit vouloir le faire uniquement dans des entreprises et des secteurs « nécessaires à la sécurité de nation ou à la continuité de la vie économique et sociale ». Mais il ne précise pas lesquels seront autorisés à « déroger de droit » aux règles « relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ». Il ne dit pas non plus quels employeurs pourront « modifier les conditions d’acquisition de congés payés », en plus « d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne-temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance » fixés dans le privé comme dans le public. Enfin, le texte prévoit de « modifier les modalités d’information et de consultation des instances représentatives du personnel, notamment du comité social et économique (CSE) ».

« Dangereux et largement absurde »

Autant de mesures qui ont provoqué une levée de boucliers des groupes de gauche au Sénat, où le texte a été adopté en premier. « On ne sait même pas combien de temps vont durer ces ordonnances. Il faut les border dans le temps. Il ne faut pas que l’exception devienne la règle et que l’épidémie soit la porte ouverte à une remise en cause des droits des salariés », prévient le sénateur PCF Fabien Gay. « Il faut aussi que les instances représentatives du personnel puissent se réunir partout où elles le demandent. Si on peut faire bosser les gens, c’est le minimum que les CHSCT et les CSSCT puissent vérifier si les conditions sanitaires sont décentes et que personne n’est mis en danger au travail », pointe le parlementaire. « Si c’est pour permettre aux entreprises de remettre en cause toute procédure d’information et consultation des CSE, c’est dangereux et largement absurde, dans la mesure où il est au contraire indispensable dans la période de réunir les comités pour les associer à la recherche de solutions concertées, intelligentes, sur-mesure, au bénéfice des salariés comme des entreprises », développe la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui siège dans le groupe CRCE.

Afin de respecter les normes européennes, les salariés concernés ne pourraient pas travailler plus de 48 heures par semaine. « Ce n’est pas parce que le personnel médical répond présent et se donne sans compter dans une situation exceptionnelle qu’il faut ensuite lui demander de travailler toujours plus. Et même aujourd’hui, on ne peut pas faire n’importe quoi, il faut prendre soin d’eux et les protéger », insiste la sénatrice PCF Laurence Cohen, au sujet du temps de travail dans les hôpitaux. « Nous devons absolument faire entendre le message qu’il faut protéger ceux qui travaillent parce qu’on a jamais eu autant besoin d’eux. On ne peut pas demander aux quelques salariés qui doivent continuer à travailler, pour des raisons évidentes compte-tenu de leur activité, de se tuer à la tâche. Il faudrait au contraire les ménager pour qu’ils tiennent dans la durée, organiser les roulements, le repos », abonde Marie-Noëlle Lienemann.

« Les salariés n’auront plus de congés au moment de la reprise d’activité »

La sénatrice est très critique sur les dérogations aux congés payés et RTT qui pourraient être imposés aux travailleurs confinés, le texte étant très flou. « On veut permettre aux employeurs de contraindre les salariés à poser leurs jours et d’utiliser leur compte épargne temps dès maintenant. Des employeurs, qui font déjà pression sur les salariés en ce sens depuis plusieurs jours, vont avoir intérêt à privilégier cette solution, moins chère et contraignante que le recours à l’activité partielle. Et les salariés n’auront plus de congés au moment de la reprise de l’activité, notamment cet été, pour récupérer d’une période stressante physiquement et psychologiquement… », craint-elle. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a tenté de rassurer en expliquant qu’il ne « s’agit pas de supprimer les congés payés, mais d’utiliser une prérogative de l’employeur dans le code du travail en supprimant le délai de prévenance, normalement de quatre semaines, pour six jours ouvrés seulement ». Pourtant le texte prévoit de fait bien plus, sans le limiter à la durée de l’épidémie et du confinement.

« Il y a trop d’habilitations à légiférer par ordonnances, trop de remises en cause du droit du travail, trop d’imprécisions », s’alarme également Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat. A l’initiative d’Alain Milon, président LR de la commission des Affaires sociales, la majorité de droite a néanmoins voté un amendement pour « limiter à une semaine la durée des congés payés pouvant être imposés par l’employeur ». Mais elle a laissé la quasi intégralité du texte dans l’état souhaité par le gouvernement en ce qui concerne le code du travail. Avant de le transférer à l’Assemblée nationale, qui a repris la main dessus et commencé son examen vendredi matin, avec pour objectif de l’adopter dans la nuit.

Le débat se poursuit à l’Assemblée

« Ces mesures d’exception sont très inquiétantes, mesure gravement le député PCF Pierre Dharréville. Elles donnent les pleins pouvoirs aux décideurs économiques, alors qu’eux mêmes de le demandent pas. Il n’y a aucune raison de procéder de la sorte, de laisser le patronat décider à discrétion du temps de travail, du travail de nuit et le week-end, et des prises de congés payés ». Pour le communiste Stéphane Peu, ces mesures vont même « à l’encontre de l’adhésion de l’ensemble des salariés », et à l’encontre « de l’adhésion du peuple » à l’action du gouvernement dans une période pourtant critique.

« Nous sommes très inquiets de la possibilité laissée aux entreprises de compter le temps de confinement comme des RTT, de remettre en cause les vacances d’été ou encore d’en finir avec les 35 heures pour une durée potentiellement indéterminée », a souligne Clémentine Autain. La députée FI invite au passage à « contraindre les employeurs à veiller à ce que leurs salariés portent des matériels de protection adaptés » et défend la tenue des IRP. « Je suis ravie qu’un certain nombre d’entre vous se rappelle au bon souvenir des CHSCT après les avoir laminés ! Voilà qu’en pleine crise sanitaire on se rend compte qu’ils peuvent être d’une grande utilité », a-t-elle également jeté à la figure de la majorité. « Il faut rappeler que le chef d’entreprise a une responsabilité pénale s’il ne protège pas ses salariés. Je ne pense pas que ça soit du domaine de la loi, je pense que ça relève plutôt des CHSCT », a enfin mesuré le député LT Charles de Courson, plaidant de fait pour que les salariés aient leur mot à dire.

ASSEMBLÉE. LE POUVOIR S’ATTAQUE AU CODE DU TRAVAIL EN PLEINE ÉPIDÉMIE. LE DÉBAT PARLEMENTAIRE EN DIRECT. dans POLITIQUE

Publié dans POLITIQUE | Pas de Commentaire »

12345...783
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus