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[Covid-19] L’isolement individuel en Ehpad : une solution déjà critiquée (La Marseillaise)

Posté par jacques LAUPIES le 30 mars 2020

[Covid-19] L’isolement individuel en Ehpad : une solution déjà critiquée

700 000 personnes âgées en Ehpad, autant à domicile, particulièrement vulnérables au Covid-19. 700 000 personnes âgées en Ehpad, autant à domicile, particulièrement vulnérables au Covid-19. AFP

Écrit par Angelique Schaller dimanche 29 mars 2020 17:17 Imprimer

700 000 personnes âgées en Ehpad, autant à domicile, particulièrement vulnérables au Covid-19. AFP

700 000 personnes dans les 7 000 Ehpad que le ministre de la santé voudrait en isolement individuel… Faute d’avoir donné des masques en temps et heure, malgré les alertes répétées.

« L’urgence, c’est les masques pour les établissements et les services à domicile » : ainsi Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) a-t-il réagi sur Twitter à l’annonce d’Olivier Veran, samedi, de monter en puissance dans la protection des personnes âgées en demandant au Ehpad d’aller « vers un isolement individuel ». « Tester le personnel et porter des masques éviteraient des mesures d’isolement trop complexes des résidents », a surenchéri le directeur de l’association, Romain Gizolme.
Après le plan bleu qui a interdit les visites et éloigné les familles, le confinement des anciens se fait un peu plus sévère. « Nous allons déjà attendre lundi matin d’avoir l’avis du Comité national consultatif d’éthique, qui a été saisi par le gouvernement », a affirmé Pascal Champvert au micro de FranceInfo. « Il ne faut pas oublier que même en période de crise, nous restons une démocratie et que les questions d’éthique doivent être posées au même moment que les questions de sécurité physique ».
Cette solution extrême intervient alors que de nombreuses personnes tirent la sonnette d’alarme depuis un moment. « La situation préoccupante observée dans un nombre de plus en plus élevé d’établissements » fait redouter « plus de 100 000 décès » chez les patients des Ehpad ont alerté les professionnels de la gériatrie dans un courrier adressé à Olivier Veran le 20 mars et révélé par France télévisions. Le 23 mars, c’est le président de l’association des médecins urgentistes, Patrick Pelloux, qui crie : « On va vers une hécatombe dans les Ehpad et je pèse mes mots ». Le 25, ce sont des intellectuels et des scientifiques qui prennent la plume pour écrire une tribune publiée dans Le Monde et exiger : « n’oublions pas les personnes âgées ! » À chaque fois, les professionnels réclament des masques à corps et à cri.
Des masques, Olivier Veran en a parlé samedi, s’engageant « à déstocker chaque jour 500 000 masques » chirurgicaux pour ces établissements. Mais la situation est telle qu’il envisage désormais l’isolement dans les chambres. Mieux, il veut même contraindre le personnel à ne plus quitter les Ehpad.
Or, ce personnel est à bout de souffle. Laminé par les semaines de confinement qui se sont déjà écoulées et qui, comme le souligne Pascal Champvert « demandent un surcroît de travail très important pour les équipes » mais aussi épuisé par des années d’exercice dans des conditions extrêmes. Nul ne doit oublier qu’en 2018 puis en juin 2019, l’ensemble de la profession s’est mise en grève pour réclamer des embauches afin d’arrêter de travailler dans de mauvaises conditions et de maltraiter les anciens. Les demandes étaient tellement légitimes que le mouvement était soutenu par les directeurs d’établissement. Le mouvement a donné lieu à des rapports. Le dernier en date est celui de Libault qui préconise 80 000 embauches et qui souligne l’importance d’augmenter les salaires. Car ces personnes à qui on veut demander de rester 24h/24 à leur travail, gagnent en moyenne 1300 euros en début de carrière et 1900 à la fin, avec de grosses disparités selon les sites.

Angélique Schaller

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Mercredi, 25 Mars, 2020 MENACÉE DE FERMETURE, LA DERNIÈRE USINE DE CHLOROQUINE EN FRANCE ASSURE POUVOIR « PRODUIRE UN MILLION DE BOÎTES » EN TROIS SEMAINES.

Posté par jacques LAUPIES le 29 mars 2020

 

 

Mercredi, 25 Mars, 2020 MENACÉE DE FERMETURE, LA DERNIÈRE USINE DE CHLOROQUINE EN FRANCE ASSURE POUVOIR

 
Mercredi, 25 Mars, 2020

MENACÉE DE FERMETURE, LA DERNIÈRE USINE DE CHLOROQUINE EN FRANCE ASSURE POUVOIR « PRODUIRE UN MILLION DE BOÎTES » EN TROIS SEMAINES.

[ Mise à jour le 28 mars ] La seule usine de fabrication du médicament pour l’Hexagone, basée à côté de Lyon, a été placée en redressement judiciaire l’été dernier. Pourtant la direction de Famar Lyon, citée par lyon-entreprises.com, assure que l’entreprise pourrait répondre à une demande importante : “Avec notre ligne de production, nous pouvons produire un million de boîtes de 20 comprimés sur 21 à 28 jours.”  Mais sous conditions. “Nous ne sommes pas propriétaires de la molécule. C’est un laboratoire qui nous la confie et à partir de là, on fabrique”, ajoute la direction. Qui précise : “La chloroquine est un principe actif qui est la base du médicament Nivaquine. Un médicament qui appartient à Sanofi et le fait fabriquer auprès d’un prestataire en Inde. »

 

La chloroquine sauvera-t-elle le monde ? Si le débat scientifique reste entier, les potentiels ouverts par cet antipaludéen dans la lutte contre le Covid-19 jettent un coup de projecteur sur la situation d’une petite usine de la région lyonnaise, Famar, seul site de production de nivaquine agréé pour le marché français, aujourd’hui menacé de fermeture. « Les dernières interventions du ministre Olivier Véran sur les situations critiques liées aux pénuries de médicaments et au risque épidémique du Covid-19 devraient nous permettre de reconsidérer l’avenir de notre site dans le but de retrouver une indépendance sanitaire », plaide la CGT de l’usine pharmaceutique dans un communiqué. Placé en redressement judiciaire fin juin (lire notre édition du 12 juillet 2019), ce sous-traitant de Merck et Sanofi, basé à Saint-Genis-Laval (métropole de Lyon), qui emploie un peu plus de 250 salariés, n’a pour l’instant pas trouvé de repreneur. Un laboratoire libanais, Benta Pharma Industries, a visité le site début mars mais sans formuler d’offre ferme. L’audience devant le tribunal de commerce, qui devait se tenir ce mois-ci, a été ajournée. À l’heure actuelle, les administrateurs judiciaires tablent sur une poursuite d’activité jusqu’au 3 juillet.

Une unité de production jugée pas assez rentable

« Le site de Saint-Genis-Laval est à disposition pour répondre aux besoins sanitaires de milliers de patients en souffrance et ainsi satisfaire les intérêts de santé publique », souligne la CGT qui alerte depuis des mois sur l’impact sanitaire de la liquidation potentielle de ce site. Car, outre la nivaquine, l’usine produit douze médicaments d’intérêt thérapeutique majeur dont des neuropsychiatriques, un cardiovasculaire et un antidiabétique. Propriété d’Aventis jusqu’en 2004, l’établissement avait été cédé à un actionnaire grec, puis au fonds d’investissement KKR, qui a finalement décidé de se séparer de cette unité de production, jugée pas assez rentable.

« Nous n’avons aucun contact avec le ministère de la Santé. Seuls deux députés – Fabien Roussel et un député LaREM du Rhône, nous ont appelés », déplore Yannig Donius, délégué CGT de l’établissement, qui regrette également ne pas avoir de retour du corps médical. Les salariés de Famar restent donc suspendus aux résultats des essais cliniques de la chloroquine (lire notre encadré), en espérant que les pouvoirs publics réalisent l’importance stratégique de leur production.

Loan Nguyen
LA CHLOROQUINE, ESPOIR ET POLÉMIQUES

Initialement, la stratégie prévoyait de l’en exclure : la chloroquine sera finalement bien testée au cours d’un vaste essai clinique engagé en Europe. Lancé la semaine dernière, celui-ci doit permettre d’expérimenter plusieurs traitements sur 3 200 malades, dont 800 en France. Il y a une dizaine de jours, les autorités sanitaires avaient prévenu que la chloroquine n’en ferait pas partie, en raison de ses effets secondaires jugés trop inquiétants. Mais la polémique a grandi. Plusieurs médecins affirment constater des améliorations chez des patients à qui le médicament – initialement un antipaludéen commercialisé sous le nom de Nivaquine – a été prescrit. Leur porte-drapeau, le professeur Raoult, assure l’avoir prescrit à 24 patients avec une relative efficacité (lire entretien ici). Un échantillon trop faible pour démontrer quoi que ce soit, alerte une large part du milieu médical. Les travaux chinois sur lequel s’appuie l’infectiologue n’ont pas été relus ni évalués par d’autres scientifiques, soulignent de nombreux médecins. Il n’a, en outre, utilisé aucun placebo en miroir, afin de mesurer l’effet réel du médicament, déjà testé dans le cadre d’autres maladies infectieuses, sans succès. Les interventions parfois sans précaution du professeur Raoult sur les réseaux sociaux – entre autres une vidéo, publiée le 25 février, intitulée Coronavirus : fin de partie ! – lui valent, enfin, pas mal de remontrances de la part de ses pairs. Lesquels le disent : gare à ne pas confondre hypothèse avec certitude, au risque de créer de faux espoirs. L’essai clinique européen devrait aider à y voir plus clair. Ses résultats ne seront toutefois pas significatifs avant une quinzaine de jour

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Les français c’est bien connu « auraient » la mémoire courte : soyons là pour la rafraîchir !

Posté par jacques LAUPIES le 28 mars 2020

 

 

Jeudi 26 Mars 2020

LOÏC PEN, MÉDECIN URGENTISTE : « ON A DES RAISONS DE NE PAS FAIRE CONFIANCE À EMMANUEL MACRON »

En direct de l’hôpital de Creil (Oise), avec Loïc Pen, médecin urgentiste CGT. Le point sur la situation en ce moment même, le rappel des recommandations sanitaires, et une réaction aux dernières annonces présidentielles.

Les français c'est bien connu

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La bataille des « jours d’après » commence maintenant. Faisons monter de toutes parts l’exigence que l’intérêt de l’humain et celui de la planète passent avant ceux de l’argent et des logiques de profit.

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2020

 

 

Le PCF fait des propositions d’urgence

La bataille des « jours d’après » commence maintenant !

Notre pays comme le reste du monde, fait face à une épreuve majeure. Le nombre de personnes mortes des suites du coronavirus augmente de jour en jour de manière exponentielle. Nous avons affaire à un défi historique, qui appelle la mobilisation de la nation tout entière. C’est d’ailleurs dans cet esprit que le PCF a d’emblée proposé la création d’un comité d’urgence nationale, où se réuniraient des représentants du gouvernement, du comité scientifique, des partis politiques, des associations d’élus locaux, des organisations syndicales, du monde économique. 

Quoi qu’ils subissent, les Français font face. Ceux qui travaillent dans nos services publics, souvent maltraités, sont aux avant-postes, dans les hôpitaux, dans les communes, dans les collectivités ou encore pour assurer la sécurité. Dans le privé aussi, ils sont nombreux à monter au front, dans les supermarché, dans les Ephad, dans l’agriculture, dans les transports… Oui, de belles solidarité s’organisent dans tout le pays car le monde du travail est solidaire.

 

Les communistes et leurs élu·e·s, dans le même état d’esprit, se sont mis à la disposition du pays. Partout, ils s’emploient à construire les actions d’entraide et de solidarité que requiert la situation, à apporter l’aide indispensable aux personnes les plus fragiles comme aux professions en première ligne. 

 

Penser « l’humain d’abord »

 

Nos parlementaires ont demandé que tous les salariés au contact avec du public puissent bénéficier de tous les moyens de protection dont ils ont besoin : masques, gel, gants… Ce qui suppose que tout soit mis en oeuvre pour permettre à l’industrie de les produire en quantité suffisante.

 

Ils ont aussi appelé à un confinement général bien plus strict que celui mis en place par le gouvernement, puisque c’est le seul moyen, en l’état actuel, de lutter contre la propagation du virus, préconisé l’Organisation mondiale de la santé. Les entreprises qui ne sont pas indispensables à l’activité du pays doivent s’arrêter. Il n’est pas admissible que 45% des salariés continuent de travailler dans des secteurs non essentiels à la gestion de l’urgence sanitaire. 

L’état d’urgence sanitaire que le gouvernement vient de faire adopter par les assemblées ne répond pas à ces exigences d’intérêt général. C’est pourquoi nos parlementaires n’ont pas voté les projets de loi qui l’instauraient.

 

Non seulement notre appel à une mobilisation des forces vives du pays n’a pas été pris en compte, mais le gouvernement s’est arrogé tous les pouvoirs, s’est affranchi du contrôle du Parlement afin d’agir par ordonnances pour déréglementer le droit du travail. Les premières décisions sont édifiantes : les entreprises pourront faire travailler leur salariés jusqu’à 60 heures par semaine au lieu du seuil maximum légal de 48 heures !

 

Enfin, notre pays doit aussi faire appel à la mobilisation de toute la société, y compris les multinationales, les compagnies d’assurances, les géants du numérique ou les grandes fortunes. A ce jour, rien n’est prévu de ce côté-là. C’est pourtant là que nous trouverons les ressources nécessaires pour surmonter cette crise inédite. Si les forces du travail sont aujourd’hui mobilisées, celles du capital doivent l’être aussi !

 

La bataille des « jours d’après » commence maintenant. Faisons monter de toutes parts l’exigence que l’intérêt de l’humain et celui de la planète passent avant ceux de l’argent et des logiques de profit.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

La bataille des « jours d'après » commence maintenant. Faisons monter de toutes parts l'exigence que l'intérêt de l'humain et celui de la planète passent avant ceux de l'argent et des logiques de profit.    dans POLITIQUE

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La gravité de la situation sanitaire n’interdit pas la critique des politiques de santé passées…Encore moins le rappel des solutions nécessaires à venir…

Posté par jacques LAUPIES le 27 mars 2020

 

Philippe Martinez appelle à une revalorisation urgente du salaire minimum. © Julien Jaulin / Hanslucas<br /><br /><br />

Philippe Martinez appelle à une revalorisation urgente du salaire minimum. © Julien Jaulin / Hanslucas
Jeudi, 26 Mars, 2020

ORDONNANCES, AIDES AU PATRONAT, CHÔMAGE PARTIEL, PRIME DE 1 000 EUROS… CE QUE PHILIPPE MARTINEZ COMPTE BIEN DIRE À EMMANUEL MACRON

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, analyse la stratégie du gouvernement pour faire face à la crise et avance ses propositions, comme par exemple que « les salariés forcés de rester chez eux ne perdent pas un centime de salaire ». Emmanuel Macron doit réunir ce vendredi les organisation syndicales et patronales.

Augmentation de la durée hebdomadaire du travail dans certains secteurs, réduction du temps de repos… que pensez-vous des ordonnances prises par le gouvernement pour « faire face à la crise » ?

Philippe Martinez. Nous n’en pensons que du mal. Il est scandaleux de prendre ce type de mesures, qui dérogent très largement au droit du travail. Le gouvernement nous explique qu’il s’agit de faire face à la crise, mais nous avons appris que ces ordonnances devaient être appliquées jusqu’à fin décembre : en réalité, ce sont bien des mesures d’après crise ! Cela fait dix jours que nous bataillons avec le gouvernement pour qu’il dissocie activités essentielles – qui doivent continuer de fonctionner – et activités secondaires. Or, la plupart des ministres, Bruno Le Maire en tête, considèrent que cette distinction n’a pas lieu d’être. C’est absurde. Nous continuons de fabriquer des avions, des navires de croisière… En avons-nous un besoin urgent pendant la période ?

Appelez-vous à interrompre ces activités ?

Philippe Martinez. Oui. Il faut stopper d’urgence toutes les activités non essentielles à la survie du pays. C’est ce que nous réclamons au gouvernement depuis des jours. Maintenir coûte que coûte ces entreprises ouvertes pose un double problème : cela met en danger les salariés et cela accapare du matériel de protection qui fait cruellement défaut aux soignants, et à l’ensemble des travailleurs en première ligne, comme la grande distribution, par exemple. La loi du marché ne doit pas primer sur la santé. Dans un entretien récent à l’Humanitéle philosophe Roland Gori disait en substance : « Nous sommes en guerre, mais ceux qui sont en première ligne n’ont pas de munitions. » Cela résume malheureusement très bien la situation.

Les mesures de soutien économique mises en place par le gouvernement (chômage partiel, prêts aux entreprises, report du paiement de cotisations sociales, etc.) vous paraissent-elles à la hauteur ?

Philippe Martinez. Que l’on vienne en aide aux entreprises pendant la période me semble normal, mais il ne faut pas le faire n’importe comment. S’il s’agit d’aider les grands groupes à rattraper les profits qu’ils ne pourront pas engranger pendant la crise, cela ne va pas. J’ai eu des retours de petits employeurs qui ont du mal à accéder aux aides gouvernementales. Ce sont pourtant les petites entreprises qui en ont le plus besoin.

Il y a d’autre part un décalage entre les montants mis sur la table pour les entreprises et pour les salariés. Le gouvernement insiste sur l’effort fait pour le chômage partiel, mais je rappelle que les salariés ne sont toujours indemnisés qu’à hauteur de 84 % de leur salaire net : c’était déjà le cas avant, il n’y a donc pas d’effort supplémentaire. Nous sommes en état d’urgence sanitaire : nous réclamons que tout soit mis en œuvre pour que les salariés forcés de rester chez eux ne perdent pas un centime de salaire. Nous pouvons tout à fait mettre à contribution les assurances privées pour cela.

Des primes de 1 000 euros commencent à être distribuées à des salariés en première ligne, comme dans la grande distribution. Est-ce une bonne chose, selon vous ?

Philippe Martinez. Je comprends parfaitement que des salariés mal payés ne crachent pas sur des primes qui, souvent, doublent leur salaire ! Mais on voit bien que l’enjeu est plus important. Le gouvernement « redécouvre » ces millions de travailleurs essentiels au pays, mais qui sont d’ordinaire invisibles. En général, ils sont payés au SMIC. C’est pourquoi, au lieu de se contenter de primes, nous appelons à une revalorisation urgente du salaire minimum. On a été capables de faire voter une loi de finances rectificative dans l’urgence, on pourrait tout à fait procéder de même pour le salaire minimum.

Quel est le rôle d’un syndicat comme la CGT dans une telle crise ?

Philippe Martinez. Il est encore plus fondamental dans ce genre de période. On reçoit tous les jours des appels de salariés, pas forcément syndiqués, qui nous demandent des informations. Ils se renseignent sur les possibilités de droit de retrait, sur la nature des protections disponibles… Nous devons aussi leur expliquer le contenu des ordonnances, les règles pour les arrêts maladie, etc. Nous continuons par ailleurs à épauler les salariés qui se mobilisent dans les entreprises.

Le pouvoir a annoncé un plan d’investissement « massif » pour l’hôpital, sans en préciser le montant, ni les modalités. Comment faire pour tirer toutes les leçons de la crise actuelle ?

Philippe Martinez. Le président de la République l’a en effet annoncé, mais il reste à savoir quelle forme prendra ce plan. Les soignants se bagarrent depuis des mois pour obtenir des moyens supplémentaires : créations d’emplois, arrêt des fermetures de lits, revalorisation salariale… C’est terrible qu’il faille en passer par une crise d’une telle ampleur pour entendre des engagements de la part du gouvernement. Mais nous restons vigilants. Les promesses formulées en temps de crise s’envolent parfois très vite après. Nous avons en mémoire les conséquences de la crise de 2008. Les peuples ne devront pas payer la note, une fois encore.

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