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L’idée de planification de l’économie doit s’imposer !

Posté par jacques LAUPIES le 22 mai 2020

Il y a deux jours l’évoquais brièvement la nécessaire prise en compte des insuffisances de revenus  des jeunes par l’instauration d’une allocation d’autonomie. Il va de soi que la question se pose à l’échelle mondiale pour des milliards de personnes et que le niveau d’une telle mesure nécessite  de construire des systèmes de protection sociale universels adaptés à chaque économie de chaque pays. Des économies dont il faut reconsidérer le fonctionnement, les objectifs, les rapports sociaux qui les motivent. Des économies où le travail répondrait à des besoins sociaux prioritaires (énergie, nourriture, logement, santé, éducation, transports, sécurité des personnes, justice, etc.) avant d’investir le champ des productions inutiles. 

L’idée de planification de l’économie s’impose ! Les secteurs publics doivent être un moyen pour l’imposer et de la mettre en pratique. Les secteurs privés doivent s’inscrire dans ses objectifs.

La crise sanitaire révèle l’absurdité du système capitaliste et son incapacité à concilier l’humain et l’économique mais il commet tellement de dégâts, d’inégalités, d’injustices, provoque tellement de perte de soi qu’une profonde action politique et culturelle sera indispensable pour accompagner les transformations économiques sociales utiles.

Il est illusoire de croire que cette action doit, notamment  sur le plan de la politique – par définition chargée de la mise en oeuvre grace à la conquête du pouvoir – ne peut se concevoir sans forces organisées puissantes et motivées par la connaissance des sciences et des techniques, capables d’éclairer et de faire agir les peuples.

 

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Photo by Abdul MAJEED / AFP)

Photo by Abdul MAJEED / AFP)
Jeudi, 21 Mai, 2020

L’OIT APPELLE À UN GRAND CHANTIER DE LA PROTECTION SOCIALE

Plus de la moitié des travailleurs dans le monde pourraient basculer dans l’indigence, a alerté l’Organisation internationale du travail, qui préconise une « extension de la protection sociale pour tous ». Elle appelle aussi à des investissements publics massifs et à la résorption de l’économie informelle, laquelle compte plus de 2 milliards de personnes.

 

Pour lutter contre le Covid-19, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a martelé « Testez, testez, testez ». Pour affronter les conséquences sociales de la pandémie, l’Organisation internationale du travail (OIT) semble asséner : « Protection sociale, protection sociale, protection sociale ». Car, dès le début de l’épidémie, cette agence de l’ONU a mis en garde contre le fait que 5 à 25 millions de personnes puissent perdre leur emploi. Il faut dire qu’au niveau mondial, début avril, 81 pays avaient invité à fermer les lieux de travail dans le cadre d’une politique de confinement destinée à contenir l’épidémie. Ils étaient encore 68 à le faire fin avril. Cela s’est traduit par une baisse de 4,5 % des heures de travail au premier trimestre 2020, dans le monde. Un rapport de l’observatoire de l’OIT sur « le Covid-19 et le monde du travail » montre que « 436 millions d’entreprises », une catégorie qui rassemble employeurs et travailleurs indépendants, sont « confrontées à des risques élevés de graves perturbations ». L’inquiétude est forte concernant la catégorie des travailleurs de l’économie informelle, qui compte plus de 2 milliards de personnes. Au moins 1,6 milliard d’entre elles sont affectées par les mesures de confinement, et l’OIT évalue la baisse de leur revenu à 60 % à l’échelle mondiale, ce qui occasionne des pointes de 82 % de diminution des recettes dans les pays à revenu intermédiaire inférieur !

Des inégalités criantes

Pour ces raisons, l’OIT préconise une « extension de la protection sociale pour tous » et des mesures macroéconomiques de maintien de l’emploi. « Les politiques doivent donner la priorité au revenu tant pour les entreprises que les travailleurs, afin de maintenir l’activité économique. » L’organisation s’inquiète en effet du risque de faillites d’entreprises. À ce titre, des mesures de chômage partiel ont été prises dans différents États. Mais les inégalités au niveau mondial sont criantes. Elles sont quasiment inexistantes dans les pays du Sud. Et au Nord, la solidarité n’est pas de mise : ainsi, le plan de chômage partiel de l’Union européenne, « Sure », censé être doté de 100 milliards d’euros, tarde encore à être adopté (lire « l’Humanité » du 14 mai). Il aurait pourtant été très utile aux pays européens très touchés par l’épidémie, telles l’Espagne et l’Italie. Enfin, l’OIT invite à des investissements publics à long terme pour dynamiser et l’emploi « et l’investissement privé ».

Concernant les travailleurs informels, l’OIT préconise dans l’immédiat de développer les transferts en espèces, les allocations familiales et les programmes d’aide au logement et d’aide alimentaire, afin de faire face immédiatement à la crise. Elle invite également à se saisir de la crise pour que les pays se conforment à sa « recommandation n° 204 sur la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle ».

Appliquer une solidarité mondiale

De telles mesures politiques nécessiteront des moyens. L’Organisation des Nations unies a, dans son rapport « Responsabilité partagée, solidarité mondiale », exhorté à « faire tout son possible pour amortir les effets en chaîne (de la pandémie) sur les vies de millions de personnes, leurs subsistances et l’économie réelle ». L’ONU aussi insiste sur la protection sociale en matière de santé et de chômage, en plus des mesures de soutien à l’économie. Cela appelle à des mesures pour que le « fardeau ne repose pas sur ces pays qui peuvent le moins le supporter ». Il invite à une réponse globale d’un montant de 10 % du PIB mondial.

Gaël De Santis
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