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Confinés les français doivent réfléchir et préparer le changement…

Posté par jacques LAUPIES le 1 avril 2020

La crise provoquée par le Corona virus révèle que système de santé français, dit-on le meilleur du monde, dépend pour une bonne part de productions de médicaments et d’équipements venant de l’étranger, est insuffisant pour accueillir l’afflux de malades issus de l’épidémie. Cela malgré des années d’avertissement des organisations syndicales et de personnalités du corps médical et entre autre du PCF. A tel point que les malades d’autres affections voient retardés  leurs traitements !

Plus que jamais se pose la question du contrôle par l’état et,  non seulement par lui mais par l’ensemble des usagers et des travailleurs du secteur santé, de la production des produits pharmaceutiques et des équipements hospitaliers en les mettant à hauteur des besoins.

C’est un renversement complet des politiques pratiquées par les réformistes de droite ou de gauche. La Nation doit reprendre la main ici comme d’ailleurs dans de nombreux domaines de l’industrie.

Confinés les français doivent réfléchir et préparer le changement en soutenant ceux qui le préconisent, en exigeant du pouvoir actuel qu’il ne se contente pas d’aider des groupes qui ont failli à leur mission, soumis à la loi du profit, qui se sont donnés une mondialisation à cet effet obéissant à la nécessité pour eux de trouver au meilleur prix la force du travail, mettant en concurrence, travailleurs, peuples et nations.

Le Parti Communiste est une force essentielle pour mener à bien la régénération du système de santé qu’ils ont contribué fortement a mettre en place après la deuxième guerre mondiale avec l’appui de la CGT notamment !

Mais cela ne saurait se reproduire  sans leur renforcement ! Sur ce plan le confinement n’est pas recommandé…

Il y a des bulletins d’adhésion pour en sortir !

 

LES MULTINATIONALES VEULENT SAUVER LE MONDE… D’AVANT. DÉMONSTRATION PAR MAXIME COMBES, ÉCONOMISTE ET PORTE-PAROLE D’ATTAC

 

« L’image des multinationales va être durablement écornée » Maxime Combes, économiste et porte-parole d'Attac. © Albert Facelly
« L’image des multinationales va être durablement écornée » Maxime Combes, économiste et porte-parole d’Attac. © Albert Facelly
Mercredi, 1 Avril, 2020

Entretien. Alors que les premiers masques offerts par LVMH à la France viennent d’être livrés, l’analyse de la stratégie de survie des grands groupes face à la crise s’impose. Entretien avec Maxime Combes, économiste et porte-parole d’Attac.

 

Pourquoi les grandes entreprises, comme LVMH, Total ou Bouygues, étalent-elles leur généreuse participation à la solidarité nationale ?

Maxime Combes. Il s’est passé la même chose qu’après l’incendie de Notre-Dame avec ce que j’ai appelé le « Téléthon des milliardaires ». Ces multinationales ont besoin de montrer qu’elles peuvent apporter la solution dans la crise sanitaire. Elles sont pourtant dans l’œil du cyclone car on assiste à un basculement de l’opinion publique avec une forte remise en cause de la mondialisation néolibérale et productiviste, donc de ces grands groupes. On l’a bien vu : le coronavirus s’est déployé en suivant les flux de cette mondialisation. Leur image va donc être durablement écornée.

Elles cherchent donc à sauver leur image de marque ?

Maxime Combes. Il n’y a rien de surprenant de voir LVMH, dont le principal actif est son image, tenter de la restaurer. Dans la compétition internationale, il est absolument indispensable pour ces entreprises d’apparaître comme moins mauvaises que la concurrence. Si leur image se dégrade, leur capacité à recruter aussi. Ce n’est donc pas seulement pour sauver leur image auprès des consommateurs qu’elles font cela, mais plutôt parce que c’est structurant dans leur business model. C’est leur légitimité à être partie prenante du futur, leur prétention à incarner le bien qui sont en jeu. Elles veulent sauver le monde d’avant.

Une telle critique des grands groupes est-elle audible aujourd’hui ?

Maxime Combes. Peu de monde est impressionné parce que le secteur privé a mis sur la table, dérisoire par rapport à sa richesse. Une partie de l’impact de cette crise est de sa responsabilité collective. Ce sont ces multinationales qui ont élargi leurs chaînes de production avec des filiales et des sous-traitants en pagaille, qui ont mis les travailleurs en compétition et qui ont massivement pratiqué l’évasion fiscale, sous forme de fraude ou d’optimisation. Elles ont affaibli la capacité des pouvoirs publics à apporter une réponse à la hauteur.

Qu’est-ce que les pouvoirs publics auraient dû faire ?

Maxime Combes. Il aurait fallu se donner les moyens de basculer vers une économie administrée et d’intervenir directement sur le secteur productif en réquisitionnant ce qui est nécessaire pour assurer la survie d’une partie de la population. L’État doit imposer et vérifier, plutôt que de se contenter d’encourager les bonnes pratiques, volontaires et non contraignantes. Mais les pouvoirs publics sont ceux qui ont mené ces mêmes politiques néolibérales, sans aucune volonté de changer les choses. Les mesures prises sont toutes réversibles.

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