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Le tri pour soigner : on déshabille Pierre pour habiller Paul

Posté par jacques LAUPIES le 17 mars 2020

 

Lundi 16 mars vers 15 h 00 je me présente à l’accueil  pour une courte hospitalisation dans un hôpital privé de la région que ma cardiologue m’avait recommandé, estimant que l’hôpital public où j’avais été soigné il y a dix ans de cela répondait moins bien à ses souhaits de coopération. Je ne m’oppose pas à ce choix d’autant que j’avais déjà fréquenté ce dernier établissement pour d’autres soins et que dans ma famille beaucoup de personnes y ont été excellemment soignées.

Demi surprise à mon arrivé une brigade de jeunes « soignants » me signifie que toutes les interventions prévues sont supprimées » et que donc la coronarographie me concernant était à reporter pas avant avril. Impossible, comme ce patient convoqué comme moi pour le même examen, d’aller plus loin ! Coup de thermomètre au front avec les accompagnants et l’on nous signifie que nous pouvons rentrer chez nous. Plutôt embêtant quand votre cardio  vous a dit, après une consultation où vous avez eu de la chance -vu votre état – d’être examiné dans des délais qui n’étaient pas prévus, puisque normalement convoqué fin mai.

Cet incident personnellement vécu, mais la n’est pas la question, est significatif des risques encourus par des personnes en cours de traitement pour des affections préoccupantes (mon compagnon d’infortune étant lui, à ses dires,  plus gravement menacé d’un accident cardiaque)

Tenu informé de l’évolution de la situation de l’épidémie provoquée par le coronavirus je n’ai évidemment pas été étonné du tri dont nous faisions l’objet, ni même affecté dans la mesure ou j’ignore réellement ce qui me guette. Je me dis qu’il faut tout de même se poser des questions car si le nombre de personnes infectées par le virus croit comme on le prévoit ce tri va s’accentuer et va poser à tous ces soignants mobilisés et dévoués une question relevant de l’éthique.

Mais comme toujours il ne faut pas s’en tenir aux conséquences mais revenir aux causes.

Ce que semble vouloir faire un pouvoir qui cependant tenait comme ses prédécesseurs un discours contraire s’agissant de l’hospitalisation publique. Je ne suis pas de ceux qui dans la période que nous traversons considèrent qu’il ne faut attacher aucun crédit aux déclarations du Président de la République (en substance rien ne sera comme avant cette crise, il faut revoir nos politiques, etc.) mais je ne suis pas de ceux qui croient qu’après et même présentement les puissances économiques et financières vont soudainement renoncer à leur goût pour le profit à court terme et donc à la réduction de la dépenses publique.

L’état de guerre a toujours été invoqué par les classes dominantes pour entraîner dans leur sillon les peuples et particulièrement les classes et catégories exploitées les plus conscientes ! 

Qu’il faille contribuer à ce que les populations menacées par une pandémie se mobilisent pour penser à l’humain d’abord à un moment ou certains n’hésitent pas à brandir des théories qui s’apparenteraient à celle de sélection naturelle (voir certaines prises de positions anglo-saxonnes et au delà des malades du nationalisme) cela ne fait aucun doute. 

Mais notre rôle est aussi de se garder de tout angélisme face à une partie du monde politique particulièrement corrompue et plus préoccupé par l’accès au pouvoir pour le pouvoir que par l’accès au pouvoir pour servir le peuple ! Les élections municipales, si modeste soit leur impact sur les grands choix politiques nationaux, sont souvent la démonstration que ce parasitisme politique existe bien. Mais la n’est pas le sujet pour ce jour !

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