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En écoutant Macron j’ai un temps cru qu’il allait complètement infléchir sa politique de santé et prenait en compte la nécessité de perfectionner un système que le monde entier nous envie ! Je me suis dit un temps cet homme confronté aux réalités que met en évidence une épidémie va enfin remettre sur pied les hôpitaux et prendre en compte les insuffisances d’effectifs, les salaires trop bas, et la désertification médicale. Me suis – je trompé ? Les jours, mois et années à venir me le diront…

Posté par jacques LAUPIES le 13 mars 2020

 

 

AFP

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Jeudi, 12 Mars, 2020

COVID-19 : EMMANUEL MACRON INFLÉCHIT LA LIGNE DU GOUVERNEMENT

Face à la « plus grave crise sanitaire depuis un siècle » dans le pays, le chef de l‘État n’annonce pas formellement un « stade 3 », mais les mesures énoncées, comme la fermeture des crèches et de tous les établissements solaires, y ressemblent fort. Les élections municipales se tiendront normalement.

 

L’allocution fut en direct, comme pour se donner, jusqu’au dernier moment, le maximum de latitude – le bruit a couru d’un report des élections municipales. Le chef de l’État, prenant solennellement la parole jeudi soir, n’a pas formellement annoncé le passage du pays à un « stade 3 », mais les mesures annoncées y ressemblent pour beaucoup. Crèches et établissements scolaires fermés à partir de lundi, une mesure déjà mise en place chez plusieurs voisins européens, et jusqu’au 6 avril. Au passage, un cinglant démenti au ministre de l’Éducation qui, le matin même, assurait que la fermeture totale des écoles n’avait « jamais été envisagée ».

« L’urgence est de freiner l’épidémie, de protéger les services d’urgences et de réanimation » : Emmanuel Macron a appelé, sans rendre les mesures contraignantes, à ce que chacun « reste autant que possible au domicile », demandant aux entreprises de « permettre et intensifier » le travail à distance. Les transports publics sont également maintenus. Pas de scénario à l’italienne donc, mais pas non plus les mesures plus drastiques prises ailleurs en Europe, comme la fermeture de musées aux Pays-Bas, et l’abaissement du nombre maximal de personnes lors de rassemblements – il vient d’être abaissé à 100 personnes au Danemark, mais demeure à 1000 personnes en France.

Assurant que le gouvernement n’est pas pris au dépourvu, « durant plusieurs semaines nous avons préparé, agi », le président juge que la stratégie française a permis de retarder les cas sévères et la propagation du virus. Rendant au passage un hommage aux « héros en blouse blanche ».

Trêve hivernale prolongée, fermeture de frontières évoquée

Le chef de l’État choisit une réponse graduée sans s’interdire d’autres mesures à l’avenir, car « nous ne sommes qu’au début » d’une épidémie qui « partout en Europe s’accélère, s’intensifie ». Sans reconnaître un quelconque retard à l’allumage.

Pas de report des élections municipales dont le premier tour se tient dimanche, rien ne s’oppose à ce que les Français soient consultés, le chef de l’État rappelant les « mesures de barrières » prodiguées. La trêve hivernale (des expulsions locatives) est reportée de deux mois. Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars), s’est félicité ce ce « prolongement de la trêve hivernale, demandé par les associations (…) Immense soulagement pour les personnes qui risquaient une remise à la rue ou une expulsion. Reste à protéger les SDF de la maladie ». Pour les entreprises, un « mécanisme massif de chômage partiel » sera mis en œuvre, des reports de prélèvements sociaux des entreprises, sans que l’on sache à cette heure qui paiera l’addition. À plus moyen terme, Emmanuel Macron avance un « plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités », en assurant que « l’Europe réagira de manière massive pour protéger son économie », bien qu’il n’ait pas, avec ses partenaires européens, un quelconque début d’accord en ce sens.

Une allocution qui n’oublie pas le calendrier politique et l’échéance de dimanche, où Macron a relancé un clivage entre « progressistes » et nationalistes, au moment où les municipales peuvent montrer qu’il tend au contraire à s’effacer, au profit du clivage classique gauche-droite. Le temps est à l’union sacrée, assure-t-il, demandant au pays de « faire bloc »,  «il faut éviter le repli nationaliste, ce virus n’a pas de passeport ». L’instant d’après, le chef de l’État a évoqué la possibilité de « fermetures de frontières quand elles seront pertinentes, à l’échelle européenne », contre la propagation du virus.  En concluant la vingtaine de minutes d’allocution, avec parfois des répétitions, Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de reprendre le contrôle de services, comme l’hôpital, « qui doivent être en dehors des lois du marché ». À l’heure d’une réforme de l’hôpital qui a suscité une grève qui, la semaine prochaine, entrera dans sa seconde année, pas sûr que le message soit reçu par des professionnels de santé en voie de saturation durable.

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