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A propos de moralité » de « respect de la vie privée » et de la mise en cause d’un homme politique !

Posté par jacques LAUPIES le 15 février 2020

Pour que de tels faits ne se reproduisent, là comme dans bien d’autres domaines de la vie économique et sociale, politique et culturelle voire celle des morales, il faudrait s’en prendre aux causes.

Ainsi par exemple pour éviter les délocalisations meurtrières en matière d’emploi faudrait-il établir des règles fiscales et sociales qui conduisent à décourager les actionnaires d’aller chercher un coût du travail moins cher ou à procéder à toutes sortes de fraudes financières. L’institution de règles fiscales et sociales harmonisée en est une parmi d’autres qui pourraient neutraliser les « tricheurs ».  Certes tant que la production des richesses ne sera pas sous contrôle démocratique et au profit d’une infime minorité lesdits tricheurs auront beau jeu pour détourner les lois !

Ainsi sur le plan culturel faudrait-il éloigner du public les religions, les sectes, diffusant leurs principes moraux au nom d’idéologies et de croyances leur appartenant. Ces principes ne sauraient être imposés à quiconque, mais hélas des hommes politiques des patrons de médias les prennent à leur compte et les instrumentalisent pour servir leurs objectifs. La laïcité est certes un remède mais bien insuffisant au regard des dérives possibles que seule l’éducation pourrait atténuer !

Ainsi s’impose  dans l’opinion une vision majoritaire, ou en tout cas assez forte, de valeurs morales souvent désuètes, si ce n’est d’une dangereuses fausseté (racisme, xénophobie, rejet de certaines pratiques sexuelles)  que couvre souvent une vaste hypocrisie  où le « fais ce que je dis mais pas ce que je fais » devient nécessairement pratique courante.

Evidemment personne, parmi les faux culs, ne résiste la mise en cause de sa probité et, on le constate dans les multiples faits divers (sic) que révèlent parfois  des actes de délinquances mais aussi et c’est autrement plus grave des attitudes révélées par d’ignobles violation de la vie privée. 

On le voit étant donné la multitude et la diversité des conceptions sur la morale, voire sur l’éthique, la tentation d’utiliser comme arme les comportements individuels des hommes (et des femmes bien que moins concernées pour l’instant) est forte et parait s’imposer. Même à ceux la même qui ont pu en être victime ! 

En fait pour éviter les coups bas en ce domaine il conviendrait de « décrasser » la société tout entière de ces principes moraux que répandent dogmatiques de toutes sortes. Vaste programme, c’est clair,  et qui prendra du temps. Les mœurs et les pratiques qui ne portent atteinte à qui que ce soit, concernent des personnes consentantes, n’ont pas à être divulguées et c’est mettre en cause la vie privée que de le faire. 

Pour éviter ces situations qui aboutissent à des chantages, aux pires menaces, la meilleure façon est de se déclarer prêt à y résister et s’en prémunir en ne donnant pas une fausse image  de son intimité et si possible en ne l’exhibant pas ce que font malheureusement de nombreux politiques qui tentent de rendre sympathique en donnant un visage conformiste d’eux mêmes ! 

La loi doit protéger, et elle le fait, ceux qui sont victimes d’atteinte à leur vie privée mais elle n’épargne pas les conséquences de la mise au grand jour de tout ce qui n’est justement pas conforme à l’idée que se font notamment ceux qui se soumettent aux règles morales communément admises. A fortiori si la victime elle-même a fait preuve d’une certaine hypocrisie !

Enfin une question se pose : est ce que l’on peut dissocier l’usage de la délation qui accompagne l’intention de nuire de l’ensemble des fondements qui déterminent le fonctionnement d’une société ? 

Je ne le crois pas d’ou la nécessité de s’en prendre à eux ! Notamment lorsque ces sociétés  sont profondément inégalitaires et soumises à des contradictions d’intérêts entre classe et catégories. Gageons que le chemin sera long pour arriver à ce que l’on pourrait alors appeler un sociétéfraternelle

 

 

 Lionel Bonaventure/ AFP

Lionel Bonaventure/ AFP

GRIVEAUX RENONCE, LES CARTES REBATTUES À PARIS

Vendredi, 14 Février, 2020

Le candidat d’En marche se retire brutalement de la campagne, pour « protéger les siens » après la diffusion de messages et vidéos à caractère intime.

 

Il a pris la soirée et la nuit pour soupeser sa décision. « Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir une telle violence » : Benjamin Griveaux, le candidat investi par LaREM pour l’élection municipale dans la capitale, jette l’éponge, dans une déclaration enregistrée en début de matinée au siège de l’AFP, en présence de BFM Paris.

« En annonçant ma candidature à la mairie de Paris, je connaissais la dureté du combat politique », a-t-il commenté, au milieu de membres de son équipe de campagne. « Depuis plus d’un an, ma famille et moi avons subi des propos diffamatoires, des mensonges, des rumeurs, des attaques anonymes, la révélation de conversations privées dérobées ainsi que des menaces de mort », a-t-il poursuivi: « Ce torrent de boue m’a affecté et surtout a fait mal à ceux que j’aime. Comme si cela n’était pas suffisant, hier, un nouveau stade a été franchi. Un site internet et des réseaux sociaux ont relayé des attaques ignobles mettant en cause ma vie privée. Ma famille ne mérite pas cela. Personne, au fond, ne devrait jamais subir cette violence. En ce qui me concerne, je ne suis pas prêt à nous exposer davantage ma famille et moi quand tous les coups sont désormais permis. Cela va trop loin. »

Plusieurs messages et videos privées à caractère intime avaient été publiées jeudi sur le site d’un artiste performer russe réfugié en France, Piotr Pavlenski. Celui-ci entend dénoncer « les fonctionnaires et représentants politiques qui mentent à leurs électeurs en imposant le puritanisme à la société, alors qu’ils le méprisent eux-mêmes ». Seul Benjamin Griveaux en est la cible pourtant à ce jour, et le site est devenu viral lorsque son adresse fut donnée jeudi soir par le député (ex LaREM) Joachim Son-Forget, ) appelant de son côté que « les instigateurs de ces lynchages organisés doivent être traduits en justice ». Pour la députée PCF Elsa Faucillon, « Benjamin Griveaux retire sa candidature parce que son intimité a été salie. Je ne conçois pas une démocratie où c’est comme cela que l’on s’affronte politiquement ».

La décision du candidat rebat le cartes de l’élection à quatre semaines du premier tour. «Nous n’attendons pas d’explications sur le sujet. Il y a une confusion sphère privée et sphère publique, nous ne commenterons pas et prendrons acte des conséquences politiques » a déclaré ce matin sur Sud radio Emmanuel Grégoire, directeur de campagne d’Anne Hidalgo. Pour En marche, le coup est rude, même si les chances de son candidat, placé par tous les sondages en troisième position, apparaissaient minces. La maire sortante a vendredi matin appelé « au respect de la vie privée et des personnes », estimant que « les Parisiennes et les Parisiens méritent un débat digne ».

En marge de sa déclaration, Benjamin Griveaux a expliqué s’être entretenu tard jeudi soir avec le président Emmanuel Macron, qui l’a selon lui assuré de son soutien « quelle que soit sa décision », en l’invitant à protéger les siens. Le chef de l’État qui s’est impliqué fortement dans l’élection, avec d’anciens de ses conseillers dépechés au QG de campagne pour relancer la campagne de Benjamin Griveaux, se trouve à court de munitions. Cédric Villani ,en s’étant maintenu, cristallise de la rancoeur parmi l’électorat d’En marche dont une partie n’est pas prête à voter pour lui. Surtout qu’il vient d’être exclu du parti… Le mathématicien a adressé vendredi matin, à Benjamin Griveaux, ainsi qu’à sa famille, son « soutien plein et entier dans cette épreuve. Je prends acte de sa décision difficile. L’attaque indigne qu’il subit est une menace grave pour notre démocratie ». Le mouvement pourrait alors se tourner vers ses colistiers. Vendredi matin, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a exclu de prendre la suite. On évoque également l’hypothèse Delphine Burkli, maire du 9eme arrondissement, qui aurait alors à faire oublier qu’elle est issue de la droite LR, quittée en juin 2019.

Pour le politologue Dominique Reynié, « Face à un tel régime médiatique et les réseaux sociaux, nous sommes débordés par la violence, rhétorique et physique, et c’est clairement un danger pour la démocratie ». « Dans un moment où les hommes politiques de l’ancien ou du nouveau monde se disputent le privilège de la morale, il est insupportable de les voir si souvent en manquer », assène la chroniqueuse Michèle Cotta. Si la diffusion des images est passible des tribunaux, leur échange privé en revanche n’est en rien répréhensible. L’épisode s’inscrit dans une tension générale de la société, constatée depuis la répression des premières manifestations des gilets jaunes. Et augure mal de la campagne présidentielle dans deux ans.

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