D’un sujet à l’autre…

Posté par jacques LAUPIES le 4 février 2020

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George Mandel                                                           Jacques Villeret              et             Catherine Frot

 

Après avoir vu l’excellent film « le dernier été » retraçant un épisode de la vie de George Mandel  qu’interprète le non moins excellent Jacques Villeret accompagné de Catherine Frot, actrice que j’adore, je voulais tenter une petite dissertation sur la nécessité de ne pas se livrer à des amalgames concernant la collaboration de représentants de la grande bourgeoisie avec les nazis.

George Mandel issu directement de la famille Rothschild (son vrai nom), conservateur de droite fut une sorte de résistant anti syndicaliste serait un bon prétexte pour ma démonstration  qui bien entendu s’adresserait à certaines personnes  qui  cultivent  des rapports ambiguës avec l’extrême droite, laquelle n’a pas les mains très propres, ni avec les syndicalistes, ni avec les juifs, et se permettent de nos jours de jouer les patriotes.

Cela n’atténue pas pour autant ma conviction, que si l’histoire ne se répète pas, il faut se garder de ne pas la prendre en compte pour le présent et savoir distinguer les bêtes immondes des bêtes dociles à leur maîtres !

Par paresse je n’en dirai pour l’instant pas plus ! Simple et complexe à la fois le sujet sera déplacé en vous proposant un article de l’Huma paru ce jour,, et qui concerne les droits à retraite des artistes et auteurs ! 

Il est parfois difficile par ailleurs de dédouaner certains adversaires de classe dont l’intelligence sert sans discernement  cette classe et méprise celle qui se bat pour son émancipation. Très actuel…

 

 

 

Les avocats plaident toujours pour le retrait de la réforme des retraites. Christophe Archambault/AFP

Les avocats plaident toujours pour le retrait de la réforme des retraites. Christophe Archambault/AFP

LES COTISATIONS RETRAITE DES ARTISTES-AUTEURS OUBLIÉES PENDANT QUARANTE ANS !

Mardi, 4 Février, 2020

Ils sont 190 000 qui pensaient avoir cotisé pour leur retraite et ont été oubliés par l’organisme qui assure la gestion de leur Sécurité sociale. Un scandale qui perdure depuis 1975, pointé par le rapport Racine.

 

C’est une bombe à retardement qui provoque la colère et la panique des artistes-auteurs, écrivains, illustrateurs ou photographes, déjà très fragilisés. Paru le 22 janvier dernier, le rapport Racine sur l’auteur et l’acte de création explique que plus de 190 000 artistes-auteurs n’ont « jamais été prélevés de cotisations à l’assurance-vieillesse », alors qu’ils pensaient cotiser pour leur retraite. L’Agessa, en charge du recouvrement des cotisations sociales des auteurs, n’aurait pas effectué le prélèvement vieillesse auprès des diffuseurs (maisons d’édition, presse…) depuis plus de quarante ans. Lors des états généraux du Livre, le 4 juin 2019, l’écrivaine Sophie Chauveau avait ainsi témoigné de sa situation catastrophique : 320 euros de retraite alors que ses livres se vendaient bien et qu’elle avait même, à une époque, été mensualisée par sa maison d’édition : « J’ai cru que j’étais une salariée comme les autres (…), j’ai entendu mes éditeurs me dire que comme ils payaient déjà les Agessa, je n’avais pas à le faire moi aussi (…). J’ai compris qu’on m’avait menti. »

L’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs), créée en 1975, reconnaît sa responsabilité, tout en s’abritant derrière une insuffisance du système informatique et en affirmant avoir alerté les tutelles, les ministères de la Culture et des Affaires sociales, depuis plusieurs années. « Le problème est mis sur le tapis tous les ans depuis 2012 mais les ministères de tutelle n’aiment pas reconnaître qu’ils ont été défaillants. Dès la préfiguration, le système fonctionnait du côté de la Maison des artistes mais pas de l’Agessa. Il n’y a jamais eu moyen de faire appliquer la loi. Ils se sont construits ainsi, pour n’avoir à gérer qu’une petite partie des artistes-auteurs. Plusieur s générations ont été sacrifiées », explique Katherine Louineau, membre du Comité pluridisciplinaire des artistes-auteurs et des artistes-autrices (Caap).

La majorité des personnes concernées sont les anciens assujettis à l’Agessa, une population qui recouvre une grande diversité de situations : « Il existait une différence entre assujettis et affiliés, matérialisée par un seuil de revenus en droits d’auteurs annuels d’environ 9 000 euros (900 fois le Smic horaire). En deçà, les éditeurs prélevaient des cotisations (CSG, RDS, formation professionnelle) pour les reverser à l’Agessa qui n’ouvraient aucun droit à l’assurance-vieillesse. Au-delà de ce seuil, l’auteur devait déclarer spontaném ent ses revenus, pour cotiser à la retraite de base », explique Patrice Locmant, directeur général de la Société des gens de lettres. Depuis le 1er janvier 2020, la différence entre assujettis et affiliés a disparu et c’est l’Urssaf Limousin qui prélève désormais les cotisations des artistes-auteurs. Beaucoup témoignent de l’opacité du système, du déficit d’information, voire du mépris auquel ils ont été confrontés : « J’ai perdu neuf années de cotisation », constate Henri Fellner, illustrateur. Né en 1962, il a commencé dans la presse jeunesse, a été payé à la pige puis en droits d’auteur, pensant que son employeur, Bayard Presse, reversait les cotisations. « J’ai débuté très jeune, en 1981. Je ne pensais pas vraiment à la retraite. En 1990, je suis allé à l’Agessa et on m’a dit que je n’existais pas. J’ai été pris de vertige. On m’a fait culpabiliser en me disant que c’était de ma faute. En fait, c’était illégal de ne pas prélever ces cotisations, et c’était quand même de leur responsabilité de le faire. » Conscient du problème, l’État a proposé en 2016 aux artistes-auteurs qu’ils rachètent leurs trimestres manquants : « Qui peut payer d’un coup vingt-cinq ans de cotisations ? Très peu d’auteurs ont répondu à l’appel », répond Patrice Locmant. « Ils se penchent sur l’avenir mais ne gèrent pas le passé et les préjudices subis », déplore Katherine Louineau.

« On a un statut bricolé. On n’essaie pas de sauver l’existant car la situation est catastrophique »

L’avenir, c’est le projet de réforme des retraites, qui génère beaucoup d’inquiétudes : que signifie une carrière complète pour des personnes dont les revenus sont forcément irréguliers ? Comment s’assurer que les artistes-auteurs, qui relèvent du régime général et dont les cotisations sont désormais précomptées par les diffuseurs dès le premier euro perçu, ne soient pas obligés de cotiser davantage pour un niveau de pension moindre ? « Les auteurs seront défavorisés par rapport aux autres salariés. L’État s’est engagé à prendre en charge la cotisation patronale jusqu’à un plafond de 40 000 euros de revenus, mais au-delà, un euro cotisé par un auteur vaudra moins que pour un salarié. Désavantagés par les régimes de base, les auteurs ne pourront plus compter sur les régimes complémentaires, qui vont disparaître après une période de transition. La spécificité des auteurs doit être sanctuarisée », précise Guillaume Prieur, de la SACD. « On a un statut bricolé. On n’essaie pas de sauver l’existant car la situation est catastrophique. On veut que ça change », plaide Samantha Bailly, écrivaine, vice-présidente de la Ligue des auteurs professionnels. La balle est dans le camp du gouvernement.

Sophie Joubert
 

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