Y en a marre d’être pris pour des andouilles !

Posté par jacques LAUPIES le 14 janvier 2020

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Depuis des semaines voire des mois, ce gouvernement prend les français pour des imbéciles ! Même s’ils prennent appui pour cela sur une minorité de naïfs qui confondent leurs intérêts de pauvres bougres avec celui des multinationales du CAC 40 et d’ailleurs (la mondialisation capitaliste est une réalité  à prendre en compte), des banquiers et  autres gestionnaires de fonds de pension, nos ministres et leur valetaille d’économistes libéraux à la noix et de circonstance, autant que d’éditorialistes de chaînes télévisées , de commentateurs de pacotilles grassement payés, ne réussissent pas à convaincre.
A juste titre le terme d’enfumage est repris par les manifestants !
Mais il y a un danger à tout cela : c’est la tentative  électorale qui  risque, tôt ou tard, à force d’impasses pour le monde capitaliste de mettre au pouvoir une droite dure qui joue avec le contestation en cours ! Qu’elle ait pour nom LR ou RS et ne fera que poursuivre, voire aggraver ce que n’aurait pu réaliser les macroniens !
Les forces de gauche ont intérêt à se rassembler sur un programme de « front populaire » au sein duquel chaque élément puisse être identifié et en finir avec les personnalisation qu’impose une constitution inadaptée  aux aspirations sociales et démocratiques. LE PARTI COMMUNISTE FRANCAIS, doit évidemment retrouver son influence, en tant que garantie de tout renoncement ultérieur dans la mise en oeuvre de ce programme !
jacques.laupies@orange.fr
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Outre la colère contre les « réformes » menées au pas de charge par Jean-Michel Blanquer, c’est l’effondrement programmé du niveau de leurs pensions qui mobilise avant tout les enseignants. Nicolas Cleuet /Hans Lucas
 

MOUVEMENT SOCIAL. LES FERS DE LANCE DE LA MOBILISATION NE FLÉCHISSENT PAS

La combine du retrait de l’âge pivot d’Édouard Philippe a fait un flop auprès des profs, agents de la RATP et cheminots. Dans ces trois secteurs clés contre la réforme, on oscille entre détermination, fatigue et redéploiement des actions.

 

Des « améliorations » mais un trafic toujours perturbé hier et ce mardi, selon la RATP. « L’amélioration du trafic se confirme » pour la SNCF, avec 8 TGV sur 10 en circulation et 3 TER sur 4 prévues mardi. Si les directions des deux entreprises étaient ce lundi à l’unisson de la communication gouvernementale affirmant un affaiblissement de la mobilisation depuis le retrait provisoire de la mention d’âge pivot dans son projet de réforme des retraites, dans les assemblées générales, la musique est tout autre.

1 À la RATP, durer coûte que coûte

Ce lundi matin, à 9 heures, quelque 70 conducteurs de métro se réunissaient en bout de quai sur la ligne 6, à Nation. Objectif : voter la reconduction de la grève jusqu’à vendredi. Le vote est expédié en quelques minutes. Quand ils abordent les quelques « concessions » accordées par le gouvernement sur l’âge pivot, tous partagent la même analyse : « Une arnaque totale, un simple enfumage, résume Olivier, conducteur de métro depuis dix-neuf ans. Je pense que tout cela n’est qu’un jeu de rôle entre Emmanuel Macron et Laurent Berger. Mais ça ne marche pas. »

Quand ils discutent entre eux du mouvement social en cours, ils avouent que les jours passés commencent à peser dans les esprits – et sur les finances : « J’en suis à ma quarantième journée de grève, bien sûr que c’est galère, lance un conducteur. Je peux vous dire que certains d’entre nous ne partiront pas en vacances cet été. Et que nous sommes obligés de puiser dans nos économies. Mais on savait dès le début que le mouvement s’inscrirait dans le temps. » Un collègue veut voir le verre à moitié plein : « Je me souviens d’une grève en 2007, une grève corpo (pour le maintien des régimes spéciaux de retraite – NDLR). À l’époque, même dans mon entourage, les gens nous insultaient ! Cette fois-ci, le climat est différent. Les gens nous disent : “Continuez, on vous soutient !”. »

Un conducteur l’interrompt, un peu las : « C’est très bien le soutien, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que tout le pays se mette dans le mouvement, et ce serait plié en trois jours. » Certains confient qu’ils ne se voient pas continuer la grève ad vitam aeternam et évoquent sans amertume les copains qui ont repris le travail. De fait, le trafic s’est quelque peu amélioré au fil des jours, mais, pour les grévistes, il s’agit d’une stratégie de la direction de la RATP : faire circuler le plus de métros possible, quitte à ne desservir que des tronçons de ligne et uniquement aux heures de pointe. « Je peux vous dire qu’il n’y a pas plus de 10 à 15 % de conducteurs roulant actuellement », estime Mohamed Bouzourène, membre du conseil d’administration à la RATP pour l’Unsa.

2 Les temps forts des cheminots

L’entourloupe sur l’âge pivot n’aura pas fonctionné. Dans les gares, au cours des assemblées générales, ce lundi, les mains se lèvent pour poursuivre la grève. Et la reprise du trafic ou la baisse du taux de grève n’est en rien un arrêt du mouvement. Celui-ci se prépare à la riposte et construit « une nouvelle étape » visant à « tenir dans la durée », assurent les cheminots de Nantes. « Après quarante jours de grève, c’est normal d’avoir des moments de creux », explique Olivier Guix, CGT cheminot Pays de la Loire. Signe que le mouvement reste ancré, les syndicats CFDT cheminots et Unsa ferroviaire ont déclaré, dès dimanche, poursuivre la grève, malgré le positionnement de leur confédération (voir notre édition du 12 janvier).

« Il n’y a rien d’acquis à l’heure qu’il est. Les cheminots veulent toujours que l’ensemble des agents à statut ne soient pas touchés par la réforme et on ne l’a pas obtenu. On reste donc dans une guerre de tranchées », affirmait dimanche Didier Mathis, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, deuxième organisation syndicale à la SNCF. Même son de cloche à la CFDT cheminots, qui évoque « des avancées nécessaires mais pas suffisantes » et appelle ses adhérents à « se mettre massivement en grève ce mardi 13 janvier ». L’objectif pour la CGT cheminots et SUD rail, qui exigent le retrait pur et simple du projet de loi sur les retraites, est avant tout de faire monter le niveau de mobilisation en changeant les modalités d’action. Stéphane Godard, CGT cheminot de Nantes, propose d’aller chercher les « autres professions » les « jours de creux » afin de bâtir « la grève généralisée ». Un plan de lutte partagé par SUD rail et l’un de ses responsables, Sébastien Chatillon. « Nous croisons des salariés de petites boîtes ou de secteurs peu visibles les jours de grande manif. Il faut aller les voir les autres jours. » Et lors des journées d’action nationales et interprofessionnelles, comme jeudi, faire « grimper le taux de grévistes des cheminots à plus 50 %, afin d’en faire de vrais temps forts. On a de la réserve sous le pied, on l’a montré jeudi dernier. Là-haut, ils ne s’y attendaient pas », poursuit le responsable régional, Olivier Guix.

3Les profs durcissent le ton

« C’est difficile d’enchaîner les journées de grève et les collègues envisagent des actions plus dures, parce qu’ils veulent être entendus. » Francette Popineau, porte-parole du Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), donne le ton de l’exaspération chez les profs. Hier, à quelques heures d’être reçue au ministère, la dirigeante synthétisait le « geste » d’Édouard Philippe sur l’âge pivot : « Tout le monde, sauf quelques naïfs, a compris qu’il s’agit d’une manœuvre tactique qui ne signe en rien une volonté de concertation, puisque tout va se passer par ordonnances. »

De toute façon, chez les enseignants, cette question apparaît presque secondaire. Outre la colère contre les « réformes » menées au pas de charge depuis l’arrivée de Jean-Michel Blanquer rue de Grenelle, c’est l’effondrement programmé du niveau de leurs pensions qui les mobilise d’abord. À cela s’ajoute la manœuvre – vite décryptée – consistant à leur promettre une revalorisation, en réalité une compensation de la baisse des futures pensions… mais en échange d’un reformatage de leur travail, ce que le ministre appelle un « nouveau métier ». «  Si on nous paye deux heures en plus, mais qu’on doit travailler deux heures de plus, le compte n’y sera pas », prévient Jean-Rémi Girard, président du Snalc (syndicat du secondaire). Dans le primaire, « les enseignants français travaillent déjà 150 heures de plus que la moyenne européenne », précise Francette Popineau. « Il n’y a pas de conditions à poser à la revalorisation. Cela traduit un mépris et une négation de notre travail qui sont très mal pris par nos collègues. »

Par suite, malgré la répétition des journées de grève, l’appel de l’intersyndicale à maintenir l’action de lundi jusqu’à jeudi devrait être largement suivi d’effets. Et les actions « plus dures » annoncées par Francette Popineau commencent à se concrétiser. Exemple : dans le 20e arrondissement de Paris, les AG rassemblant profs du primaire et du secondaire de différents établissements se succèdent. « Je n’ai jamais vu ça en quinze ans dans cet arrondissement », témoigne une prof, alors même que le rectorat se livre à « des intimidations de plus en plus fréquentes ». Hier, l’AG a décidé d’une série de blocages d’établissements dans tout l’arrondissement, jusqu’à la fin de la semaine. Et, dans les lycées, l’approche des premiers examens de contrôle continu du nouveau bac, dès lundi prochain, pourrait donner lieu à de nouvelles formes de mobilisation.

Clotilde Mathieu, Cyprien Boganda, Olivier Chartrain

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