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Difficile de se prononcer sur cette affaire qui pue le monde des affaires au plus haut niveau. Carlos GHOSN s’est évidemment donné le beau rôle ! Si la thèse du complot qu’il développe ne semble pas convaincre tout le monde, y compris le journal l’Humanité, personnellement je ne croirais jamais qu’à ce niveau elle puisse ne pas être vraisemblable. Cela n’enlève rien au fait que nous avons affaire à des contradictions d’intérêts dans la jungle du capitalisme mondial et que les hommes qui y évoluent sont capables des pires vacheries entre eux comme cela peut d’ailleurs se produire en d’autres lieux où les fortunes sont bien moins grandes. Pour remédier à ces règlements de compte c’est tout un système qu’il faut changer et la plaidoirie de ce PDG, exploiteur de haut vol comme bien d’autres révèle qu’un homme privé de liberté bénéficie peu de la présomption d’innocence…Des milliers pour ne pas dire des centaines de milliers voire des millions dans le monde n’ont pas comme lui la possibilité de braver la justice lorsqu’elle les frappe !

Posté par jacques LAUPIES le 10 janvier 2020

 Manif réussie en Arles

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L’ex-pdg de l’alliance Renault-Nissan a justifié sa fuite du Japon car il pensait«	y mourir, il fallait qu’(il) le quitte, car (il) y était otage	». Joseph Eid/AFP

L’ex-pdg de l’alliance Renault-Nissan a justifié sa fuite du Japon car il pensait« y mourir, il fallait qu’(il) le quitte, car (il) y était otage ». Joseph Eid/AFP
 

JUSTICE. GHOSN RESPECTE AUSSI PEU LA VÉRITÉ QUE SES SALARIÉS

Jeudi, 9 Janvier, 2020 

Après s’être présenté comme la victime de traitements inhumains, l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a tenté de « blanchir son nom », « laver son honneur ». Il se dit la cible d’un complot ourdi par les Japonais.

 

« C ’est un complot », a affirmé Carlos Ghosn. Mené par Nissan, par les ­Japonais de manière plus globale, car ce serait un peuple ­nationaliste, et par la justice nipponne en particulier. Il accuse même le procureur d’être de mèche avec le siège du constructeur automobile. « Les Japonais se sont dit que la seule façon de se libérer de l’influence de Renault et donc de la France était de se débarrasser de moi », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse tenue mercredi après-midi depuis Beyrouth, où il s’est réfugié après sa fuite rocambolesque du Japon, le Liban n’accordant pas d’extradition ciblant ses nationaux.

Un bel exercice d’enfumage

Carlos Ghosn a projeté derrière lui des « documents », tableurs et contrats, pour montrer que les reproches qui lui sont faits sont infondés. C’était un bel exercice d’enfumage. Concernant par exemple l’accusation d’avoir minimisé ses revenus au Japon, cause de sa première interpellation, il a rétorqué qu’elle portait sur de l’argent qu’il n’avait pas encore touché. Normal, ces 70 millions d’euros, secrètement signés et non déclarés, représentaient sa retraite chapeau. Quant aux 30 millions d’euros de revenus financiers dissimulés entre 2010 et 2015 chez Nissan, pas un mot. Non plus sur les 25 millions de salaires minorés entre 2015 et 2016, car Carlos Ghosn, comme PDG de Nissan, touchait un salaire 7 fois supérieur à celui de son homologue de Toyota, premier constructeur automobile au monde à l’époque, et cela risquait de mal passer dans l’opinion publique japonaise.

L’enfumage s’est poursuivi sur les accusations d’abus de confiance, que l’on qualifierait plutôt dans le droit français d’abus de biens sociaux. Il n’en a évoqué qu’un, arguant que le contrat avait été signé par plusieurs responsables de Nissan. Le fait que ce document soit soupçonné de masquer une rétrocommission pour avoir fait absorber à Nissan les 14 millions d’euros de produits financiers que Carlos Ghosn a perdus lors de la faillite de Lehman Brothers n’a pas été évoqué… L’évasion fiscale de l’ex-PDG, résident fiscal aux Pays-Bas, sur laquelle enquêtent trois magistrats français ? L’emploi fictif présumé qu’il a offert à sa sœur ? « On veut salir ma réputation », a-t-il balayé. Les questions posées par les journalistes, sévèrement ­encadrées par l’agence de communication française Image 7 – celle que Fillon avait embauché pour tenter de sauver sa campagne présidentielle en 2017 –, n’ont pas ­permis d’éclaircir le moindre de ces points.

C’est pour ainsi préparer sa défense, « obtenir justice », selon Carlos Ghosn, qu’il a quitté le Japon. Et pour « fuir les persécutions », où on le traite « comme un terroriste ». Sur un ton ­indigné, l’ex-­patron de Renault et Nissan a ainsi longuement évoqué ses conditions de détention, pendant 130 jours en deux périodes, entre mi-novembre 2018 et fin avril 2019. Ce qu’il décrit comme de « l’isolement », un détenu classique le considérerait comme un privilège, d’être seul dans une cellule aménagée, spacieuse, avec un vrai lit. Il avait droit à 15 minutes de visite par jour, en plus d’un accès illimité à ses avocats. « J’avais l’impression de ne pas être un ­humain. » Il se dit victime de «  traitements contraires aux droits de l’homme » et entend même saisir l’ONU. « J’allais mourir au Japon, il fallait que je le quitte, car j’y étais otage », a-t-il même osé. Le pathos exprimé par le couple Ghosn a frisé sérieusement les limites de la décence. Sa femme ­déclarait ainsi la veille au Parisien qu’après l’évasion, « nous nous sommes rendus au monastère de Saint-Charbel. J’ai vu beaucoup de gens prier, demander de l’aide à Dieu. Je me suis rendu compte que nous n’étions pas les seuls à avoir des problèmes ».

L’ex-PDG a été tout aussi excessif sur ses réussites. « Depuis que je ne suis plus là, l’alliance n’existe plus dans les faits, les ­entreprises prennent des décisions sans aucune synergie, et ne sont plus en croissance », a-t-il affirmé. La CGT Renault en a un tout autre souvenir. « On avait un PDG isolé, qui a mis en place une stratégie exclusivement financière, qui a vidé Renault de ses effectifs, de sa capacité d’innovation et de création, et toutes ces questions passent à la trappe derrière cette affaire d’évasion », déplore Fabien Gâche, délégué syndical central. 

Pierric Marissal

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