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TOUS EN GREVE ET VITE POUR UNE AUTRE LOGIQUE SOCIALE : CELLE DE LA COOPERATION ET NON DE L’EXPLOITATION

Posté par jacques LAUPIES le 1 janvier 2020

 

Macron n’a pas été élu pour mettre en oeuvre l’arnaque que constitue cette réforme et il le sait ce qui le rend doublement coupable de duplicité lorsqu’il la défend comme constituant un progrès social ! Beaucoup de ceux qui ont voté pour lui au deuxième tour pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ! Certains le regrettent ?

Entre deux représentants de la bourgeoisie, l’une dite « ni de gauche ni de droite » ou encore tout simplement de « droite », l’autre dite « patriote et nationale » il y a des différences que l’on ne peut ignorer.  Mais une chose est sure, outre leurs attaches idéologiques, toutes trois fondent leur action politique sur le maintien du libéralisme économique et donc de la défense de leurs intérêts de possédants contre un prolétariat  (90 % de la population) dont une partie est assez politiquement fluctuante !

L’inculture sur le plan économique et politique et historique (due aux défaillances du système éducatif  de l’information sous emprise de la classe dominante) le manque de disponibilité pour exercer convenablement leur rôle de citoyens provoquent la mise à l’écart d’un contingent important d’électeurs dans l’abstention ou les place sous l’effet d’idées réformistes de droite et social libérales. Les institutions avec un système électoral anti démocratique est la pour user et compléter leur défaillance de savoir !

Mais plus ces pièges  sont tendus plus la réalité bouscule les esprits (en témoignent ces mouvements qui se dessinent : gilets jaunes, bases syndicales ou simplement grévistes se dissociant de certaines structures syndicales réformistes compromises !

Le phénomène n’est pas d’aujourd’hui : une attaque frontale contre salaires et pensions, contre  des droits sociaux (salaires, sécurité sociale, chômage,etc.) provoque prise de conscience et réaction. D’abord parcellisée, ensuite unies et frontales.

Les élus, dirigeants politiques au plus haut niveau de l’extrême droite au centre droit (même gauche) savent cela et utilisent des stratégies de diversion et de division, instrumentalisent parfois le fait religieux. Mais souvent le mensonge est découvert car le réel s’impose avec son interprétation vraie.

Alors l’affrontement de classes’éclaircit, se durcit, las pauvres, les moins pauvres, les faussement appelés « classes moyennes » (inférieures ou supérieures) engrangent un processus de contestation de révolte, se radicalisent comme le disent ces pipelettes de la télé.

Vient et viendra le temps ou le nombre trouve la vérité et agit en conséquence utilise ses armes très pacifiques : la manifestation, la grève massive, puis son pouvoir de blocage de l’économie.

C’en est fini des manipulateurs au pouvoir et la vraie politique doit prendre le dessus, sous contrôle populaire car elle doit-être populaire !

TOUS EN GREVE ET VITE POUR UNE AUTRE LOGIQUE SOCIALE : CELLE DE LA COOPERATION ET NON DE L’EXPLOITATION !

 

 

Après l’allocution présidentielle de mardi, la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en Suvre par le pouvoir. Martin Bureau/AFP

Après l’allocution présidentielle de mardi, la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en Suvre par le pouvoir. Martin Bureau/AFP

EXÉCUTIF. LE MÉPRIS D’EMMANUEL MACRON REBOOSTE LE MOUVEMENT SOCIAL

Jeudi, 2 Janvier, 2020

Dans sa traditionnelle séance de vœux, le chef de l’État a répondu par une fin de non-recevoir méprisante aux Français qui refusent sa réforme des pensions. Et renforcé leur détermination à ne rien céder.

 

Les vœux présidentiels sont un exercice de haute volée. En un gros quart d’heure d’allocution diffusée sur les principales chaînes de télévision et regardée par des millions de Français, le chef de l’État doit tirer un bilan, répondre au pays et donner un sens et une ambition à l’avenir. Dans cet exercice, tout est maîtrisé : le fond comme la forme, les mots et la posture. Ce qui transparaît à l’écran est la vérité du message envoyé aux Français. Or, force est de constater que le discours présidentiel de la Saint-Sylvestre est une fin de non-recevoir aux revendications qui s’expriment dans le pays depuis le 5 décembre. Le projet de réforme des retraites « sera mené à son terme », voilà ce qu’en ont retenu les Français.

Un président « autosatisfait »

En conséquence, pas question pour la CGT de relâcher la pression : « On demande toujours d’arrêter ce projet de réforme, donc le retrait, et de travailler sérieusement sur l’amélioration du système actuel », assure son secrétaire général, Philippe Martinez. Une détermination que l’on retrouve chez FO. Yves Veyrier constate ainsi que « le président n’a pas pris la mesure du fait que le projet d’un régime unique, par points, ne passe pas. Il ne reçoit pas l’assentiment de la population, loin s’en faut » ! Pour le secrétaire général de FO, « Emmanuel Macron s’est contenté de reprendre les mêmes formules (…) qui peuvent paraître généreuses – “universalité’’, “équité’’, “égalité pour les femmes’’ –, mais qui en fait n’ont pas réussi à convaincre. Nous estimons toujours que le régime par points rendra plus difficile et incertain le droit à la retraite demain ». Du côté de l’Unsa, le secrétaire général Laurent Escure n’a « pas été surpris » par les vœux présidentiels. « Macron montre sa détermination. Il a parlé d’apaisement. Il a dit qu’il fallait respecter les désaccords et je pense qu’on en a un sur la mesure punitive financière de l’âge pivot. » La FSU, quant à elle, parle d’un président « autosatisfait à bon compte », qui « s’enferme ainsi dans un déni de la réalité sociale » et qui « prend la responsabilité du blocage ».

« Un appel à la mobilisation totale »

Dans ce contexte, le « compromis rapide », qu’il fixe comme cap au gouvernement d’Édouard Philippe, ne semble pas être l’issue la plus crédible. Philippe Martinez appelle « dès lundi à faire des assemblées générales et à discuter de la mobilisation ». Avec une modalité d’action privilégiée : la grève. « Il faut des grèves partout, dans le public, dans le privé, il n’y a que comme ça qu’ils peuvent nous comprendre. » À FO, même son de cloche : « Il faut qu’on soit encore plus nombreux dans le mouvement et, dès le 9 janvier, il faut que tous les salariés, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, de tous les corps de métier, se mobilisent puisqu’ils sont tous concernés », assure Yves Veyrier. Exemple symbolique et significatif, la conférence des bâtonniers et le barreau de Paris annoncent « durcir le cadre de la grève et des actions de blocage qui se dérouleront à partir du lundi 6 janvier ». La rentrée s’annonce donc sous le signe de la combativité syndicale. Et, mauvaise nouvelle pour le pouvoir, la fin des vacances dans l’éducation nationale semble devoir signifier l’arrivée de renfort pour les grévistes. La FSU parle ainsi d’une grève du 9 janvier puissante et déterminée. Un durcissement que l’on retrouve également chez les opposants à l’Assemblée nationale. Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, parle « d’une déclaration de guerre aux millions de Français qui refusent sa réforme », quand le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, juge que le discours présidentiel est « un appel à la mobilisation totale » !

L’intervention d’Emmanuel Macron, loin d’avoir « apaisé les Français »et désamorcé le conflit, l’a au contraire exacerbé. Que ce soit dans les « gréveillons » des dépôts RATP ou des gares SNCF, sur les piquets de grève ou dans les assemblées générales, le message présidentiel passe mal. D’ailleurs, les enquêtes en ligne réalisées par les sites de la presse tant nationale que régionale, au lendemain de l’intervention du président, démontrent que celui-ci n’a pas convaincu… loin de là. Si ces données n’ont pas de valeur scientifique, elles révèlent toutefois que la journée du 9 janvier pourrait bien mettre à mal la stratégie du pourrissement mise en œuvre par le pouvoir. Elles confirment également que la défiance populaire vis-à-vis du pouvoir qui s’est exprimée dans la révolte des gilets jaunes continue d’agiter en profondeur la société française. La nature sociale et ­solidaire du mouvement actuel et le soutien dont il dispose sont un puissant garde-fou pour éviter que cette colère ne s’égare sur des chemins haineux.

Stéphane Sahuc
 

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