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Avant même le début de ce débat…

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2020

 

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Lorsque je vois un méchant je me demande d’abord de qui ou de quoi il se venge. (Gilbert Cesbron)

Posté par jacques LAUPIES le 31 janvier 2020

 

Badinter, homme respectable s’il en fut, s’est insurgé de voir la tête de Macron au bout d’une pique. Fort heureusement ce n’était qu’une effigie probablement en carton mais un symbole plus que douteux et de mauvais goût. Pris au premier degré évidemment l’indignation peut se comprendre et l’homme qui a conduit à la suppression de la peine de mort dans notre  pays y a évidemment droit d’autant que les partisans de têtes coupée à tout propos sont là, bien vivants et assez nombreux pour influencer un entourage, une famille et des enfants pour la réhabilitation de la loi du talion ! 

Je dois dire que je fais souvent l’expérience de ce phénomène qui n’est pas  si rare que cela.

Bon père de famille, sorte de chef de tribus, un électeur fidèle de la droite ou de l’extrême droite, se vantait l’autre jour dans un lieu ou se retrouvent des habitués qui viennent se mettre au chaud, de vouloir couper la tête à Fillon qui avait trahi ses espérances. Et cela devant un public dont les hauteurs intellectuelles ne me semblaient pas très élevées et qui semblait par contre être médusé par son discours de citoyen aigri et désabusé, partisan du « tous pourris » et promettant l’abstention de tout vote. Ceci explique cela !

Mais je n’assimilerai les manifestants que fustige Badinter  à ces adeptes de la guillotine à tout vent ! Et s’il m’en donne la permission je dirai à notre éminent avocat et ancien Ministre que son soutien à Macron (je l’ai entendu à la télé l’affirmer) devrait aussi se préoccuper depuis son piédestal de ce qui se passe en bas car là ce sont de vrais têtes bien en chair qui se font éborgner et taper dessus. Histoire de dire en haut : ne vous étonnez pas d’être l’objet de « référence » à la révolution française, qu’il faut également placer dans le contexte de son époque.

Les affaires de mœurs largement développées par les médias telles celles du cinéaste Polanski dont le dernier film est, selon moi un petit chef d’oeuvre qui s’ajoute à d’autres création de ce grand du cinéma ou, celle l’écrivain « trahi » par son amoureuse s’insurgeant contre un séducteur jugé irresponsable, deviennent, pour nos justiciers de pacotille, aussi des criminels qu’il faut éliminer. Mais qui est à l’origine de ces dérives ? Une société qui vacille et qui est bien mal placée pour éliminer ce qu’elle enfante en délinquants de toutes sorte

Donc il faut effectivement s’inquiéter de ces « bourreaux amateurs’ » en puissance mais qui pour l’instant s’en remettent aux professionnels !

Par contre il ne faudrait pas oublier que le pouvoir issu des besoins des nouvelles bourgeoisies nationales ou multinationales ne brandissent pas des effigies et ne font pas dans la dentelle comme le démontre l’article ci dessous que je vous invite à lire.

 

 

Manifestants, habitants des quartiers populaires, journalistes... tous sont la cible de la brutalité policière. Handout/AFP	; Marie Dorigny/Anadolu Agency

Manifestants, habitants des quartiers populaires, journalistes… tous sont la cible de la brutalité policière. Handout/AFP ; Marie Dorigny/Anadolu Agency

APPEL. VIOLENCES POLICIÈRES : LE CRI DE COLÈRE DES FAMILLES DE VICTIMES

Vendredi, 31 Janvier, 2020

L’Humanité publie, en exclusivité, un appel inédit de collectifs et leurs soutiens. Ils dénoncent l’impunité des brutalités policières, qui auraient causé 26 morts en 2019. Tous invitent à une marche, à Paris, le 14 mars.

 

Un appel inédit pour dénoncer l’impunité dont jouissent des policiers. Tel est le sens, en substance, de ce texte diffusé dans nos colonnes (ci-contre), dont l’exigence de « vérité et de justice » soude les initiateurs et les nombreux soutiens. Du collectif Justice et vérité pour Adama Traoré au rappeur Rocé, en passant par des personnalités politiques, tous portent une série de revendications parmi lesquelles figure le bannissement des techniques d’immobilisations mortelles et des armes militaires. « Dans les quartiers, nos frères sont les premiers à avoir subi les grenades, les LBD, les plaquages ventraux, etc. Ce débat sur les violences policières ne peut pas se faire sans nous », rappelle Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré, mort en 2016 dans la cour de la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise.

Cet appel intervient près d’un mois après la mort de Cédric Chouviat, interpellé lors d’un contrôle de police lors duquel trois policiers emploient la méthode du plaquage ventral. « Sa mort a ému la France. Grâce aux vidéos, nous avons vu son décès ! s’indigne Fatou Dieng, sœur de Lamine Dieng, 25 ans, décédé en 2007 à la suite d’un plaquage ventral et une clé d’étranglement. La société commence à prendre conscience du danger de ces techniques d’immobilisation qui ont causé la mort de mon frère. C’est important de ne jamais l’oublier. »

Au fil des années, la liste des décès ne cesse de s’allonger. Pour la seule année 2019, pas moins de 26 personnes ont perdu la vie après une intervention policière, selon le recensement du média en ligne Bastamag. Un autre chiffre donne le tournis : entre 15 et 20 personnes par an sont mortes de 2005 à 2015 dans les quartiers populaires, selon plusieurs collectifs. Ce qui fait dire à Fatou Dieng : « Les violences policières n’ont pas commencé avec les gilets jaunes. »

Ne jamais reculer devant les dénis de justice

C’est une auto-organisation qui a rallié autant de personnalités issues d’horizons variés, comme l’actrice Aïssa Maïga, Elsa Faucillon (PCF) ou encore le footballeur Samir Nasri. Se tisse un discours commun dont la revendication de justice égale, de droits égaux, est le trait d’union. Car les familles se battent sans relâche pour mener la longue bataille judiciaire. « C’est toujours pareil : nos frères tués ou les proches sont criminalisés, les dossiers sont classés sans suite ou la justice prononce un non-lieu comme dans l’affaire de mon frère, dénonce Fatou Dieng. C’est une violence judiciaire inouïe. »

Tous ces collectifs et soutiens appellent à une marche dans les rues parisiennes, le 14 mars. Une mobilisation qui vise à dénoncer la stigmatisation des personnes décédées et des proches, souvent traînés dans la boue, les violences contre des habitants des quartiers populaires, le déni de justice. « C’est tout un système répressif et judiciaire à abattre. Nous ne lâcherons jamais, le peuple se lève ! » lance Assa Traoré.

Lola Ruscio

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Comment « Le Point » [ainsi que toute la presse bourgeoise] ruine le journalisme Communiqué de SNJ-CGT et Filpac CGT

Posté par jacques LAUPIES le 30 janvier 2020

 

Paru dans : https://lepcf.fr/Comment-Le-Point-ruine-le-journalisme

 

Mardi 21 janvier 2020, par  lepcf.fr, popularité : 65%

Communiqué du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT en réponse au dossier du Point du 16 janvier 2020, « Comment la CGT ruine la France ».


Comment « Le Point » ruine le journalisme

« C’est l’histoire d’un syndicat détrôné, en perte de vitesse, fermé au dialogue, mais capable de bloquer tout un pays. Une histoire qui coûte cher aux Français ». Voilà le chapeau, tout en finesse, qui introduit le dossier consacré par Le Point du 16 janvier à la CGT. Un résumé tout à fait cohérent avec la couverture du magazine, qui affiche pour titre racoleur, au-dessus d’une photo de Philippe Martinez bras croisés et visage renfrogné : « Comment la CGT ruine la France ».

Comment « Le Point » [ainsi que toute la presse bourgeoise] ruine le journalisme Communiqué de SNJ-CGT et Filpac CGT dans POLITIQUE

Cohérent également avec l’éditorial de Franz-Olivier Giesbert, qui vomit sa haine de la CGT, peuplée de « crypto ou islamo-gauchistes », qualifiée de « syndicat anti-pauvres », qui se préoccupe uniquement des « petits intérêts catégoriels des agents de la SNCF et de la RATP ». Le dossier lui-même est truffé de déclarations gratuites. Qu’on en juge : « Où la CGT passe, le développement économique trépasse ». Avec comme illustration le nombre d’années de salaire d’un smicard que représentent les pertes de la SNCF lors d’une grève. On a effectivement rarement vu comparaison plus pertinente…

On y lit d’autres morceaux de bravoure de ce type : « Martinez est à la tête d’un mouvement d’ultragauche, animé par la volonté de prendre sa revanche après le mouvement des Gilets jaunes, qui leur a échappé : anciens communistes, éternels communistes, mélenchonistes, sympathisants NPA, fidèles de Lutte ouvrière, membres d’Attac et trotskistes de différents courants, ils tapent tous (très fort) sur la table des discussions au siège national de Montreuil ». Avec une telle description, aucun doute : les auteurs de l’article ont bien assisté à ce qu’ils décrivent…

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Les citations qui alimentent le dossier, pour beaucoup anonymes, sont, elles aussi, choisies avec un grand sens de la mesure et du contradictoire. Un patron de PME évoque ainsi un de ses salariés, élu aux élections professionnelles dans son entreprise sous les couleurs de la CGT : « Il est devenu insupportable, toxique, dictatorial ». Citons aussi ce DRH de l’automobile, pour qui « la nouvelle génération de cégétistes est moins bien équipée intellectuellement que la précédente. [...] Ils ont zéro force de proposition. ».

On apprend encore qu’« on peine à trouver [chez les cégétistes] une vision stratégique à long terme pour leur entreprise ». On passe la diffamation et les insultes : référence à un « système quasi-mafieux », comparaison avec la méthode de « conviction » des « sectes »…

Le traitement rédactionnel tranche complètement avec celui accordé à Arnaud Lagardère qui, quelques pages plus loin, a droit, pour répondre aux critiques sur sa gestion de Lagardère, à une interview, avec photo tout sourire prise dans son bureau.

Évidemment, certains faits sont passés sous silence dans le dossier du Point. Comme le fort taux de soutien qu’accordent les Français, selon les sondages, à la mobilisation contre le projet gouvernemental de retraite par points. Une mobilisation dont un des fers de lance serait donc une organisation syndicale au « système quasi-mafieux »… Et ce syndicat, dont les méthodes s’apparentent à celles des « sectes », a même obtenu 50% des voix lors des élections professionnelles… au Point !

Ce dossier nauséabond du Point participe, comme quantité d’autres articles parus dans l’hebdomadaire et ailleurs, d’une réelle volonté de discrédit de la CGT. Et même d’un appel à une « mise à mort législative des trublions », comme l’écrit lui-même le magazine. Logique, finalement, quand les « trublions » en question sont ceux qui s’opposent aux vrais privilégiés. Ce privilégié, par exemple, classé sixième fortune française par Challenges en 2019, avec 29 milliards d’euros. Ce même privilégié responsable de près de 1.200 licenciements il y a quelques années à La Redoute. Ce même privilégié propriétaire du Point [1]. N’est-ce-pas M. Pinault ?

Montreuil, le 18 janvier 2020

[1] Note de PB : Le Point touche environ 4,5 millions d’euros par an de subventions publiques…

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Municipales : ce que nous en disons !

Posté par jacques LAUPIES le 29 janvier 2020

DSC_0789    DSC_0767  DSC_1013-Macron démission   DSC_1016-Ils sont bien
si belle ville et parfois combative 
Si « je sers » à mes sympathiques lecteurs des articles de nature nationale ce n’est pas que Tarascon, voire sa voisine Arles,  ne m’intéressent pas.
Dans l’impossibilité de favoriser un rassemblement de la gauche dans notre bonne ville et compte tenu du sommeil des différents responsables qui peuvent s’en réclamer. Privé des forces nécessaires « pour partir seul », je ne vois pas d’autre issue que de  dire aux électeurs : regardez bien ce que vont vous proposer les deux ou trois listes possibles !
Faites votre choix ou n’en faites pas, sauf, ce qui bien improbable, si les candidats se risquent dans la proposition d’une vraie politique d’équipements pour la formation professionnelle (des jeunes en particuliers CFP avec le concours des régions et des départements), pour la construction de logements sociaux, pour les transports gratuits permettant l’accès aux villes environnantes, pour la rénovation du centre ville et non pas du rapiéçage, pour le soutien du maintien à domicile des personnes âgées, pour la lutte contre la désertification médicale, etc. !
Si évidemment le RN réussit son parachutage – ce qui est improbable selon les bruits qui courent – les choses seront différentes sans pour autant régler les préoccupation d’une population dont une grande partie vit dans la pauvreté car les autres listes ne sont pas particulièrement axées, sauf en paroles, sur l’action sociale comme nous l’entendons.
A moins d’un sursaut populaire qui nous solliciterait nous allons devoir faire campagne et appuyer, notamment sur Arles, la liste du Conseiller Départemental, le communiste Nicolas KOUKAS.
Les communistes de Tarascon sont toujours disponibles malgré une influence réduite car nous pouvons, fort d’une expérience qui a marqué notre ville aider notre jeunesse qui peut-être porteuse de grands espoirs ! 
JOEL SAGET / AFP

PARIS. EMMANUEL MACRON PERD LA VISTA

Mardi, 28 Janvier, 2020

Le chef de l’État a échoué à faire renoncer Cédric Villani, dont la présence met en danger la candidature de son poulain, Benjamin Griveaux. 

 

C’est l’inconvénient de la « société civile », elle fait assez vite ce qu’elle veut, sans se sentir redevable d’un quelconque parti. C’est la carte que joue dans la capitale Cédric Villani, candidat aux élections municipales, reçu dimanche après-midi par le chef de l’État à l’Élysée. Objectif, convaincre le mathématicien de renoncer à faire cavalier seul, ce qui obère les chances de l’emporter de Benjamin Griveaux, investi officiellement par le parti présidentiel. Peine perdue, en opposant une fin de non-recevoir à Emmanuel Macron qui lui demandait de « se rapprocher de Benjamin Griveaux », Cédric Villani a acté le divorce avec la République en marche. En conséquence, « je demanderai mercredi soir à mon bureau exécutif d’acter le fait qu’il n’est plus adhérent de la République en marche », a annoncé lundi Stanislas Guerini, délégué général du parti.

Pour Macron, le coup est dur : d’abord, sa convocation du dissident Villani intervient bien trop tard, tandis que le candidat est installé en cinquième position dans les sondages, et que son intention est clairement de faire bouger les lignes actuelles, en visant un rapprochement avec l’écologiste David Belliard dans une « coalition climat ». Le ralliement d’Isabelle Saporta, qui jusqu’ici soutenait Gaspard Gantzer, est un message adressé à l’électorat écologiste. Louant la « démarche de courage » et « les convictions » de Cédric Villani, Yannick Jadot, le chef de file d’EELV aux élections européennes, a appelé Villani et Belliard à « faire une offre » concrète aux électeurs parisiens, à « mettre du contenu ». 

Ensuite, la décision de Villani affirmant préférer « rester fidèle aux Parisiennes et Parisiens », plutôt que jouer « l’appartenance à un appareil politique », lancé à sa sortie de l’Élysée, est un camouflet pour Emmanuel Macron, apparaissant comme incapable de régler une simple rivalité électorale. Alors, aux yeux des Français, régler un conflit social comme sur les retraites, encore moins… 

Arithmétiquement, une alliance Villani-Belliard permettrait de disputer la gagne avec la maire sortante, Anne Hidalgo, qui caracole en tête des sondages (23 %), devant la droite LR parisienne incarnée par Rachida Dati (20 %). La politique n’est toutefois jamais une addition d’intentions de vote, surtout quand le rapprochement est guidé par l’opportunisme électoral. Pour sortir de la nasse, Benjamin Griveaux multiplie les annonces, et ne propose ni plus ni moins qu’un déplacement de la gare de l’Est pour y créer un « Central Park » parisien. Un chantier pharaonique, loin d’une lutte contre le réchauffement climatique raisonnée. Au poker, on dit « faire tapis » ; tout jouer d’un coup. La stratégie du désespoir ? 

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« C’EST AU PEUPLE FRANÇAIS DE DÉCIDER DE SON AVENIR »

Posté par jacques LAUPIES le 28 janvier 2020

 

 

photo AFP

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« C’EST AU PEUPLE FRANÇAIS DE DÉCIDER DE SON AVENIR »

Mardi, 28 Janvier, 2020

Le président du groupe GDR, André Chassaigne, propose aux autres forces de gauche le recours à une motion référendaire sur la réforme des retraites.

 
  
 
 
Après l’avis du Conseil d’État sur la réforme des retraites, vous avez interpellé hier le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Qu’en attendez-vous ?
 
 Nous estimons indispensable d’ajourner l’examen des projets de loi de réforme des retraites. Le Conseil d’État lui-même demande que le gouvernement améliore sa copie avant son dépôt au Parlement et constate de nombreuses insuffisances, en particulier sur l’étude d’impact, jugée lacunaire. Il n’est pas envisageable de demander au Parlement de se prononcer alors qu’il ne dispose pas de toutes les données et que la loi exige que les conditions soient réunies pour garantir la sincérité des travaux. Nous nous battons évidemment pour le retrait du texte. Mais, s’il arrivait tout de même en discussion, il faut également garantir les conditions d’un examen démocratique. Avec un débat tronqué par la limitation du temps de parole des députés, la procédure d’urgence et un texte incomplet du fait du recours à de nombreuses ordonnances, ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est également l’objet d’un courrier au président de l’Assemblée cosigné par 75 parlementaires, qui dénoncent une démocratie expéditive.
 
Vous avez invité les présidents des groupes de gauche à se réunir aujourd’hui, après des désaccords sur une éventuelle motion de censure. Que leur proposez-vous ?
 
 J’ai lancé cette invitation dès mercredi dernier à la présidente du groupe socialiste et à celui de la France insoumise. Une riposte et une stratégie communes sont indispensables et ne peuvent être que plus efficaces. Nos groupes ne peuvent rester enfermés dans leur pré carré avec une course à l’échalote à celui qui communiquerait le premier. Outre la motion de censure, nous proposons une motion référendaire afin que le peuple soit consulté et enfin entendu, puisque la majorité parlementaire refuse de prendre en considération sa ferme opposition. Prévue par le règlement de l’Assemblée, cette procédure suppose la signature de 58 députés. Si elle est adoptée, la discussion du projet de loi est suspendue. Le Sénat a ensuite 30 jours pour se prononcer. Chaque parlementaire est mis devant ses responsabilités : considère-t-on que, sur un texte si important, qui bouleverse notre pacte social, c’est au peuple français de décider de son avenir ?
 
Votre groupe présente aujourd’hui une proposition de loi alternative. Quel rôle jouera-t-elle dans la bataille ?
 
 Nous refusons de nous laisser enfermer dans une réforme qui sera synonyme de paupérisation pour l’immense majorité des retraités de demain. C’est le sens du socle commun de propositions présenté la semaine dernière par treize organisations : montrer qu’une alternative au projet du gouvernement existe. Au-delà de ce dénominateur commun à gauche, chaque groupe défend bien évidemment ses propres propositions. Avec notre proposition de loi, nous montrons comment le système actuel peut être amélioré en matière de financement ou d’âge de départ à la retraite, par exemple. Nous la déclinerons dans les débats sous forme d’amendements.

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