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Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF et Député, interpelle le premier ministre et propose un projet pour les retraites

Posté par jacques LAUPIES le 11 décembre 2019

 

«	Nous vous demandons d’augmenter les salaires et le Smic de 20 %, soit 240 euros net de plus. C’est ça la justice et c’est 3 milliards d’euros de cotisations en plus	» assène, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. D. Faget/AFP

« Nous vous demandons d’augmenter les salaires et le Smic de 20 %, soit 240 euros net de plus. C’est ça la justice et c’est 3 milliards d’euros de cotisations en plus » assène, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. D. Faget/AFP
 

L’OPPOSITION SONNE LA CHARGE CONTRE LA CASSE DES RETRAITES

Mercredi, 11 Décembre, 2019

Les députés hostiles à la réforme ont dénoncé le projet de l’exécutif, hier, lors des questions au gouvernement. L’exécutif tente toujours plus d’en masquer la nature.

 

L’Assemblée nationale n’est pas du tout restée hermétique à la mobilisation contre la réforme des retraites, hier. La quasi-totalité des questions adressées au gouvernement a même porté sur le projet de l’exécutif qui secoue le pays. « On veut des ronds, pas des points ! Nous vous demandons d’augmenter les salaires et le Smic de 20 %, soit 240 euros net de plus. C’est ça la justice et c’est 3 milliards d’euros de cotisations en plus » pour financer notre système de retraite, assène très vite le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Le gouvernement termine à peine de répondre qu’il est repris de volée. « Vous dites vouloir supprimer les régimes spéciaux mais vous en créez un nouveau que j’appellerai le régime spécial BlackRock », dénonce dans la foulée Olivier Marleix. Pour le député LR, la réforme prévue par l’exécutif vise à offrir des milliards d’euros à la multinationale spécialisée dans la gestion d’actifs. « Avec votre système de retraites aléatoires, ceux qui en auront les moyens seront incités à se constituer un capital privé en dehors de notre système de retraite solidaire », abonde Stéphane Peu. Le parlementaire communiste cite dans l’Hémicycle la vidéo dans laquelle François Fillon déclare que la retraite par points permet une chose : « baisser chaque année la valeur des points et donc diminuer le niveau des pensions ».

Les membres de l’exécutif répliquent de façon très confiante, même quand les faits devraient les inviter à baisser la tête. « Mon parcours prouve mon souci de transparence et de respect des lois », ose répondre Jean-Paul Delevoye à Adrien Quatennens. Le député FI vient de rappeler que le haut-commissaire à la réforme des retraites a « oublié de déclarer ses liens avec le monde de l’assurance », puisqu’il siégeait jusqu’à lundi au sein du conseil d’administration de l’Ifpass, leader français de la formation dans les métiers de l’assurance privée. Preuve que la réforme se fait « au service de vos amis les assureurs, les banques et les fonds de pension », accuse l’élu insoumis. « J’ai mis un terme à toutes mes activités, je suis au clair », botte en touche le membre du gouvernement.

« Demain, on va continuer à avoir des doutes et des interrogations »

Le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, se retrouve lui aussi sévèrement réprimandé. « Les retraites des enseignants resteront de qualité. Pour y parvenir, nous améliorerons les rémunérations », expose-t-il, en agitant un chèque de 400 millions d’euros. Mais pour éviter ici des baisses de pensions « de 338 à 730 euros par mois, il faudrait 12 milliards d’euros de masse salariale en plus », prévient Valérie Rabault. La présidente du groupe PS ne voit là qu’une opération d’enfumage qui n’est pas près de se dissiper. Le premier ministre, Édouard Philippe, qui doit s’exprimer ce soir à 20 heures sur TF1, a d’ailleurs d’ores et déjà précisé qu’il ne fera pas d’ « annonces magiques » à même de faire « cesser » les manifestations. « Demain, on va continuer à avoir des doutes et des interrogations », confirme Marie Lebec, vice-présidente du groupe LaREM.

Une chose semble certaine cependant. Pour le chef du gouvernement, « il va falloir travailler plus longtemps »« Faire en sorte que le niveau de vie ne baisse pas passe par un allongement de la durée de travail », a-t-il prévenu hier dans l’Hémicycle. Les députés de la majorité, conquis, l’avaient applaudi avant même qu’il ne prenne le micro.

Aurélien Soucheyre

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

 

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