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N’oublions pas les attaches politiques des candidats ! Sont à éliminer dans notre choix tous ceux qui de près ou de loin soutiennent ou ont soutenu les politiques libérales et n’ont pas combattu les démolisseurs des services publics (santé, transport, énergie, télécom, poste, etc.) refusé de taxer le capital et les gros actionnaires. Demain élus ou réélus ils seront les gestionnaires de la pénurie qu’ils ont organisée en agissant pour les politiciens réformateurs de droite et de gauche !

Posté par jacques LAUPIES le 4 juin 2020

 

Dans le 3e secteur de la capitale phocéenne, l’écologiste Michèle Rubirola, tête de liste sur l’ensemble de la ville, dispose, avec 37 % des voix, d’une bonne longueur d’avance sur Bruno Gilles (22 %). © Ian Hanning/REA<br /><br /><br /><br />

Dans le 3e secteur de la capitale phocéenne, l’écologiste Michèle Rubirola, tête de liste sur l’ensemble de la ville, dispose, avec 37 % des voix, d’une bonne longueur d’avance sur Bruno Gilles (22 %). © Ian Hanning/REA
Mercredi, 3 Juin, 2020

MUNICIPALES. À MARSEILLE, UN BON VIEUX DUEL GAUCHE-DROITE

Le Printemps marseillais, arrivé en tête du 1 er tour et fort d’un probable accord avec la liste EELV, fera face à une droite toujours divisée, tandis que LaREM a explosé en vol et que le RN est distancé.

 

La droite marseillaise, au pouvoir depuis vingt-cinq ans, est aux abois. Martine Vassal, l’héritière de Jean-Claude Gaudin, espérait que le résultat du 1 er tour créerait un électrochoc lui permettant de rassembler la « famille », mais celle-ci aborde le second tour dans un état de divisions presque identique. L’appel de Renaud Muselier, président du conseil régional Paca, à la conclusion d’un « pacte de la raison » entre les différentes forces de droite, LaREM, les Verts et Samia Ghali, afin de barrer la route de l’hôtel de ville au Printemps marseillais n’a pas trouvé preneur. Aucun accord global n’a été conclu entre la liste LR officielle et Bruno Gilles, sénateur LR. Partout où les deux listes ont dépassé la barre des 10 %, elles se maintiennent.

Dans les secteurs où elles sont éliminées, elles appellent à faire barrage – mais sans fusion – « à l’extrême gauche », aux « amis de Mélenchon » ou à « l’hiver sibérien ». La rhétorique de guerre froide mesure assez fidèlement l’état de fébrilité de la droite locale. Elle sait que le Printemps marseillais, arrivé, à la surprise générale, en tête du 1er tour avec 23,5 % des voix, peut remporter, le 28 juin, une majorité absolue ou relative, de conseillers municipaux.

Les regards sont tournés vers les quartiers nord

L’accord conclu avec les Verts renforce cette dynamique qui est pourtant difficile, en raison d’un mode de scrutin par secteurs. Le Printemps marseillais aborde le second tour en position de force dans trois secteurs du centre-ville. Dans le 1er secteur, Sophie Camard, suppléante de Jean-Luc Mélenchon, a obtenu 39 % des suffrages, ce qui laisse présager une victoire à peu près certaine. Dans le 2 e secteur, Benoît Payan, président du groupe PS au conseil municipal, affrontera la maire sortante, Lisette Narducci (16,7 %), une ancienne guériniste, alliée à Gaudin en 2014, puis fâchée avec lui depuis, et la liste LR (16,45 %). Dans le 3 e secteur, l’écologiste Michèle Rubirola, également tête de liste sur l’ensemble de la ville, dispose, avec 37 % des voix, d’une bonne longueur d’avance sur Bruno Gilles (22 %). Pour devenir majoritaire au conseil municipal, le Printemps marseillais doit remporter un autre secteur. Les regards sont tournés vers les quartiers nord. Dans le 8 e secteur, la sénatrice (ex-PS) Samia Ghali (25 %) bénéficie du retrait de la droite, dans le cadre d’une triangulaire avec le FN (22 %) et le PM, emmené par le conseiller municipal communiste, Jean-Marc Coppola (19 %). Dans le 7 e secteur voisin, la situation a été fluctuante si ce n’est chaotique. Arrivé en troisième position, Jérémy Bacchi, secrétaire départemental du PCF, a annoncé, au lendemain du 1 er tour, sa décision de retirer sa liste. Le RN, dirigé par le sénateur Stéphane Ravier, vainqueur du secteur en 2014, y est largement arrivé en tête (33,5 %), devant LR (18,2 %). La gauche a payé son éparpillement en trois listes, même si le total de ses voix dépasse celle de la droite. Longtemps objet de débats, cette décision a finalement été maintenue.

LaREM ayant explosé (les trois députées de la ville ont pris des positions totalement divergentes : l’une en faveur de LR, l’autre pour le PM, la troisième derrière Samia Ghali), c’est à un bon vieux duel gauche-droite auquel se prépare la deuxième ville de France, avec le RN en embuscade,mais sans possibilité de remporter la mairie.

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Municipales à Tarascon (par Jacques LAUPIES, Secrétaire de Section PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 3 juin 2020

 DSC_0802-photo 19 février à 2h20

Je reproduis ci dessous un article de l’Humanité journal auquel je suis abonné y compris pour le numérique. Cela simplement parce que militant communiste je trouve dans ce journal d’une manière générale des informations politiques et culturelles qui correspondent à ma vision EN CES DOMAINES de la société dans laquelle je vis ! Il arrive parfois que je ne partage pas, sur la forme en général, certaines analyses ou idées développées  mais c’est extrêmement rare.

 

Par contre je découvre dans l’article qui suit une « ‘appréciation » sur la situation de Tarascon incomplète voire erronée sur certains aspects. Le Maire (Limousin Lucien) sortant actuel n’est à ma connaissance pas socialiste mais bien issu et soutenu par la droite et le centre dans le passé UMP et UDI) Le bruit propagé plus ou moins discrètement par ses colistiers et quelques vieux vestiges du PS ou issus de leur électorat tendrait à laisser entendre par opportunisme qu’il serait avec la gauche.

 

Cela sans doute pour embrouiller les cartes des familles politiques locales.

 

Son opposante (Laupies Valérie), exclue du RN à des soutiens politiques de droite (indépendants et paysans) et est en conflit sérieux avec Marine Le Pen Cependant elle ne renie pas certaines valeurs qu’elle a défendues au sein du RN.

 

Elle bénéficie dans cette ville d’un soutien populaire réel spécifique à ces communes du sud à vocation agricole (Beaucaire, Vauvert, St Gilles) qui concentrent une forte population de travailleurs immigrés, instrumentalisés et faisant fonction de bouc émissaire en matière de responsabilité des difficultés économiques et sociales locales. Toutes ces fluctuations à caractère sociologiques évidemment ont une incidence politique et servent la droite et l’extrême droite qui ne manquent pas d’exploiter depuis trois décades cette triste réalité de villes appauvries, où la classe ouvrière s’est réduite dans les entreprises, encore présentes, où les fonctionnaires et autres employés des services publics (santé, éducation nationale et justice) se sont souvent réfugiés et partagés entre courants social démocrate et de droite centriste ou gaulliste,  où le commerce, notamment en Centre ville, vit mal et génère des comportements poujadistes. 

 

Durant ces années  la gauche, pourtant majoritaire à l’époque, s’est étiolée notamment à cause des « tergiversations » du PS qui a, soit voulu faire cavalier seul avec parfois la droite la plus extrême (Colonel André dans les années 60 et le soutien à des candidatures droitières dans les années 80/90), soit sous l’influence de certains éléments qui ont partiellement saboté les efforts d’union déployés par les communistes qui – cela est une autre affaire sur laquelle il faudra bien revenir – ont perdu leur influence dans une population sous prolétarisée, composée de salariés sous influence syndicale depuis pas mal d’années privée de l’apport de ces mêmes communistes.

 

Le résultat, mais cela ne concerne pas que Tarascon, est que le PCF local n’est pas en capacité d’établir un rapport de force susceptible d’imposer l’Union de la gauche républicaine et sociale sur des objectifs locaux non dissociés d’une autre politique proposée au plan national !

 

Il est donc conduit à mettre en garde les électeurs de gauche et autres forces de progrès afin qu’ils ne cautionnent aucune des listes en présence. Ils manifesteront ainsi par l’abstention, le vote nul ou blanc, leur volonté de voir se reconstruire une opposition populaire capable de prendre en compte les véritables besoins de la population en matière de santé, de logement, d’éducation et de formation professionnelle.

 

La crise politique est réelle dans notre ville comme dans le pays. Elle résulte de l’évolution du capitalisme national autant qu’international. Le local n’est pas à dissocier du national et de l’international. Seules les luttes pour les salaires, l’emploi, de nouveaux services publics (énergie, transport, santé et sécurité sociale) peuvent libérer les communes de la pression du capital. Aucune des liste en présence n’offre la moindre garantie pour soutenir ces luttes et réaliser les réponses qu’elles exigent.  

 

Dans ces conditions nous appelons les travailleurs, les jeunes en particulier, mais aussi les retraités, en fait toutes la population de notre ville à renforcer les lieux de lutte et notamment notre Parti Communiste qui va fête ses 100 ans. Un parti à qui notre peuple doit beaucoup en matière de paix, de liberté et de droits sociaux.

 

Article paru dans l’Huma (soulignée la phrase concernant Tarascon)

Le 15 mars, à Strasbourg. En vue du vote prévu le 28 juin, les candidats vont réanimer le paysage politique. La gauche espère conserver ses positions, LaRem multiplie les alliances avec la droite, LR pourrait être la première force municipale et le RN est en embuscade. F. Florin/AFP

Le 15 mars, à Strasbourg. En vue du vote prévu le 28 juin, les candidats vont réanimer le paysage politique. La gauche espère conserver ses positions, LaRem multiplie les alliances avec la droite, LR pourrait être la première force municipale et le RN est en embuscade. F. Florin/AFP
Mercredi, 3 Juin, 2020

MUNICIPALES. LES POINTS CHAUDS D’UN SECOND TOUR HORS NORMES

Alors que le scrutin, annulé en raison de la crise sanitaire, se tiendra plus de trois mois après le premier tour, une drôle de campagne de trois semaines vient de s’ouvrir après le dépôt des listes. Tour d’horizon.
 
C’est le coup d’envoi d’une improbable campagne d’entre-deux-tours de plus de trois semaines. Les dernières listes pour le second tour des municipales ont été déposées, mardi, dans les quelque 5 000 villes qui n’ont pas encore investi de nouvelle équipe communale. Les candidats ont donc trois semaines pour remonter en selle et réanimer un paysage politique contraint à la stase durant le confinement. Le scrutin, fixé au 28 juin, promet quelques belles affiches. L’extrême droite est en embuscade, mais dans un nombre de villes décevant ses ambitions. Alors que les gauches espèrent conserver leurs bastions, « Les Républicains » sont bien partis pour garder leur couronne de première force politique au niveau municipal.
La République en marche, quant à elle, multiplie les alliances avec la droite pour se garantir des sièges de conseillers, à défaut de pouvoir prendre des villes seule. Tour d’horizon des points chauds du second tour, parti par parti. Des bouffées d’oxygène pour les gauches Les partis de gauche sont fragiles au niveau national, mais l’échelon local est l’occasion de se remplumer.
À l’image du parti communiste, troisième force politique municipale du pays avec 1 072 conseillers municipaux élus ou réélus au premier tour. Si plusieurs fiefs ont été conservés, notamment en « banlieue rouge » (Gennevilliers, Montreuil), il demeure quelques points chauds au second tour, comme la reconquête de Bobigny ou, bien sûr, du Havre, avec le face-à-face très attendu entre le PCF et Édouard Philippe. Parmi les mairies sortantes, la conservation d’Ivry-sur-Seine semble une formalité après la fusion des listes communistes et EELV. Mais, à Saint-Denis, seule ville PCF de plus de 100 000 habitants, le maire devra affronter le PS, arrivé en tête le 15 mars, sans accord de fusion avec la FI..
Plus périlleuses encore, les situations d’Aubervilliers et d’Arles, qui menacent de basculer à droite – respectivement à l’UDI et LR.
Le parti socialiste aussi joue la défense dans ses principales villes, à l’exception de Montpellier qu’il espère reconquérir. Le parti à la rose n’a pas trop à s’inquiéter dans ses mairies de Rennes et Nantes, où il peut compter sur l’apport des voix écologistes – tout comme Anne Hidalgo à Paris. À Lille, en revanche, la socialiste Martine Aubry est confrontée à la fois à LaREM et aux Verts, qui ont refusé de la rallier et comptent bien lui subtiliser la cité nordiste. Car, les bons résultats du premier tour ont aiguisé l’appétit d’EELV, et pas seulement dans les Flandres.
À Besançon, la candidate écologiste Anne Vignot est en ballottage favorable pour faire tomber la mairie macroniste, un espoir partagé par Jeanne Barseghian à Strasbourg et Grégory Doucet à Lyon. Enfin, à Grenoble, laboratoire vert depuis 2014, Éric Piolle est favori dans une quadrangulaire contre LaREM, le PS et LR. LaREM va se prendre une deuxième vague Les marcheurs ne font plus de plans sur la comète. Fini le temps où le jeune parti présidentiel croyait en ses chances de remporter des grandes villes. Sans accord à Paris avec le dissident LaREM Cédric Villani, ni avec la droite de Rachida Dati, la candidate Agnès Buzyn (17,3 % au premier tour) risque de boire la tasse face à Anne Hidalgo, arrivée largement en tête au premier tour, avec 29,3 %.
Quant à Cédric Villani, il fera cavalier seul dans le 14 e arrondissement. Dans la capitale et ses alentours, la Macronie avait pourtant récolté de bons résultats lors des élections législatives, raflant même des bastions historiques à la droite. Tout cela semble très loin. Y compris dans les rares villes où demeurait une lueur d’espoir, les marcheurs fusionnent désormais avec la droite.
À Bordeaux, le candidat Thomas Cazenave, qui avait recueilli 12,69 % des voix, se range derrière le maire sortant LR Nicolas Florian, au coude-à-coude au premier tour avec l’écologiste Pierre Hurmic.
À Lyon, c’est un fiasco gigantesque. Gérard Collomb, actuel maire LaREM de la capitale des Gaules, a décidé de s’effacer de la course à la présidence de la métropole au profit du candidat LR. En échange, la droite a retiré son candidat pour la mairie et soutient Yann Cucherat, le chouchou de Gérard Collomb. Ultime coup de théâtre, le parti présidentiel a retiré leur investiture respective. C’est dire si le parti d’Emmanuel Macron aborde ce deuxième tour plus fracturé que jamais. S’il est sans étiquette, le premier ministre Édouard Philippe affrontera au Havre un second tour périlleux face au communiste Jean-Paul Lecoq. L’occasion pour la Macronie de sauver les meubles ?
LR veut enfoncer le clou au second tour Après trois années de revers électoraux, « Les Républicains » espèrent se refaire une santé lors du second tour du 28 juin. Au premier tour, le parti de droite a réussi en partie à sauver ses bastions. Christian Jacob, patron du parti, se targue ainsi d’avoir remporté 56 % des communes de plus de 9 000 habitants.
Et ils avaient beaucoup à perdre, après la vague en leur faveur lors du scrutin municipal de 2014… Dans certains bastions historiques, LR peut dormir tranquille. À Nice, par exemple, le maire sortant, après avoir été en conflit avec le patron de son parti dans les Alpes-Maritimes, le député Éric Ciotti, est assuré d’être réélu alors qu’il avait frôlé la victoire dès le premier tour. Dans d’autres grandes villes, le parti de droite s’estime en mesure de gagner : à Orléans, dans une triangulaire face à la gauche ou encore à Metz, où« Les Républicains » sont arrivés en tête au premier tour, et envisagent de prendre la mairie à la faveur d’une triangulaire. À Bordeaux, autre bastion historique, le maire sortant bénéficie du renfort de LaREM. In fine, LR pourrait donc tourner la page de 2017 et entamer une reconquête en vue de 2022 après avoir été menacé par le mouvement macroniste. Seule ombre au tableau : divisés par une candidature dissidente, « Les Républicains » essuieraient une défaite de taille s’ils perdaient Marseille, deuxième ville de France…
Des possibilités limitées pour le RN Le 28 juin, le Rassemblement national (RN) aura les yeux rivés sur Perpignan. L’ex-FN a réussi au premier tour à se maintenir confortablement dans ses bastions conquis en 2014. Cependant, il n’a pas réussi à élargir son implantation à la hauteur de ses ambitions. Perpignan représente donc un enjeu pour le parti d’extrême droite, si son candidat Louis Aliot l’emporte. Au premier tour, il a réalisé plus de 35 % des voix, loin devant le maire sortant Jean-Marc Pujol (LR) à 18,5 %. Le RN va devoir cependant faire face à un front républicain : le candidat LaREM dans un premier temps, puis la tête de liste écologiste ont tous deux annoncé se retirer de la course pour empêcher le parti d’extrême droite d’emporter la mairie. Louis Aliot avait ainsi déjà perdu au second tour en 2014, avec 44 % des voix dans son duel face à Jean-Marc Pujol.
Ailleurs, peu de villes sont gagnables par l’ex-FN. Le parti de Marine Le Pen peut néanmoins espérer une victoire à Vauvert dans le Gard, où le premier tour était très serré avec le maire socialiste sortant. À Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, le candidat RN a réalisé 47 % au premier tour.
Quant à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, l’extrême droite avait réalisé 55 % dès le premier tour, mais… avec deux listes concurrentes. Et celles-ci s’affronteront à nouveau pour le second, laissant ainsi toutes les chances au maire socialiste sortant d’être réélu.
Lola Ruscio, Cyprien Caddeo et Diego Chauvet
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La lutte des classes toujours la…Et pour longtemps ! Tellement s’aggrave l’exploitation des peuples par une poignée de profiteurs.

Posté par jacques LAUPIES le 31 mai 2020

 

Photo AFP

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Samedi, 30 Mai, 2020

MACRON S’ENTOURE D’UN CONCLAVE D’ÉCONOMISTES TRÈS ORTHODOXES

À la manière du conseil scientifique qu’il avait réuni sur l’épidémie, le président a sélectionné 26 économistes pour orienter sa politique post-covid. Un casting qui laisse à penser que le monde d’après coronavirus, sera le même que celui d’avant.

 

À la tête de son conseil d’experts, Emmanuel Macron a nommé l’éternel Jean Tirole, récent «prix Nobel» d’Economie, et Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI. On y retrouve le cénacle traditionnel et médiatique des économistes orthodoxes libéraux convaincus, Daniel Cohen, Philippe Aghion ou encore Jean Pisani-Ferry, qui a écrit le programme économique du candidat En Marche en 2017. Seul Patrick Arthus, le chef économiste de Natixis, semble manquer à l’appel. Le Président a su aussi recruter quelques pontes étrangers, comme le néokeynésien Paul Krugman, l’ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern et l’ex-conseillère économique de Bill Clinton, Laura Tyson. Tous ensemble, ils ont pour mission de répondre au souhait d’Emmanuel Macron de « repenser nos dogmes économiques à l’échelle française, européenne et internationale » dans un cadre qui se trouve désormais « aux limites de la pensée contemporaine », explique l’Élysée. Ce qui peut prêter à sourire lorsqu’on voit ce panel d’experts de l’ancien monde, ceux-là mêmes qui murmurent à l’oreille des gouvernements depuis des décennies. Le président leur a imposé trois grands thèmes de réflexion : le climat, les inégalités et la démographie.

« Ce conseil n’est pas tout à fait monolithique, Krugman par exemple apporte un peu de contraste, il faut croire que Macron est trop fin pour n’avoir choisi que des ultra-libéraux, analyse Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac. En revanche, il n’y a aucun économiste de renom qui a une vraie pensée critique. Pas de Piketty, pourtant la référence mondiale en matière d’inégalités, pas de Gabriel Zucman ni d’Esther Duflo, prix Nobel en 2019 et qui a une vraie réflexion sur le monde d’après Covid. Bref, aucun des experts choisis ne remettra radicalement en cause la politique menée par Macron ». Pour preuve, les deux économistes en chef de ce conclave ont eu la faveur des colonnes du Monde et pour seule suggestion en matière de fiscalité, ils ont ressorti la taxe carbone du congélateur. « Ils sont censés réfléchir aux inégalités, mais ne sont pas près de remettre en cause tous les cadeaux accordés aux plus riches par ce gouvernement, et je ne parle même pas de restaurer l’ISF, » déplore Raphaël Pradeau. Pour le porte-parole d’Attac, ce conseil va surtout servir au Président de justification pour la poursuite de sa politique néolibérale, en se cachant derrière une excuse toute trouvée (« ce sont les recommandations des économistes »), à la manière de ce que Nicolas Sarkozy avait fait en 2008 en mettant l’économiste Joseph Stiglitz à la tête d’une commission. « Plus problématique encore, le principe même de ce comité d’experts revient à dépolitiser des choix éminemment politiques, en faisant croire à un consensus scientifique sur des questions pour lesquelles il existe d’importants débats entre économistes », alerte Raphaël Pradeau.

Pierric Marissal
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Célébration de la résistance au nazisme

Posté par jacques LAUPIES le 28 mai 2020

 

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Fabien Roussel ce mercredi à 14 h oo

Posté par jacques LAUPIES le 26 mai 2020

 

Fabien Roussel ce mercredi à 14 h oo dans POLITIQUE spacer
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Demain, mercredi 27 mai à l’occasion de la Journée nationale de la Résistance, les communistes partout en France rendront hommage à la mémoire des Résistant·e·s et à toutes celles et ceux qui ont combattu, à celles et ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté.

Nous célébrerons également durant cette journée, la création du Conseil National de la Résistance. Son esprit et sa visée de transformation sociale sont plus que jamais d’actualité, en ce moment où le choix de la société dans laquelle nous voulons vivre est au cœur des débats.

A cette occasion, Fabien Roussel prendra la parole pour un discours depuis le siège du PCF,

diffusé à partir de 14h sur la page Facebook du PCF, et via ses comptes Twitter et You Tube

 

IMG-20200526-WA0012_(1).jpg

 

Et en fin d’après-midi de ce 27 mai, à 18h30, 

un hommage sera rendu à Ambroise Croizat,

en présence de Ian Brossat et de Pierre Caillaud Croizat,

devant le 48 rue Dufour Paris 6e

Lieu de la première réunion clandestine du CNR, présidé par Jean Moulin, le 27 mai 1943.

Pour que tous les communistes qui le souhaitent puissent s’associer à distance à cet hommage,

il sera retransmis en direct à 18h30 sur la page facebook du PCF

Bien fraternellement

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